La prévention est au cœur du référentiel
La prévention est au cœur du référentiel, en lien direct avec la pratique communautaire et la santé globale. Elle apparaît explicitement dans la compétence 3, où les infirmier·ères doivent adapter les stratégies existantes de promotion de la santé et de prévention de la maladie en concertation avec des membres influents de la communauté, puis en évaluer la pertinence culturelle et l’efficacité pour l’équité en santé. La prévention est aussi intégrée dans la compétence 2, via l’évaluation globale de la santé (déterminants sociaux, Roue de Médecine, problématiques de santé publique) afin d’anticiper les situations à risque et d’ajuster précocement les plans de soins. Enfin, la compétence 4 rappelle que la promotion de la profession infirmière en communauté autochtone passe par une pratique élargie de première ligne centrée sur la promotion de la santé et la prévention, soutenue par un leadership intersectoriel sur les barrières d’accès aux soins
Source : 📒 Référentiel de compétences des infirmières et infirmiers dans les communautés - Premières Nations du Québec
📜🔗LIEN
Nombre de pages : 16
1. Résumé analytique
Contexte, sécurisation culturelle et Principe de Joyce
Le document s’inscrit dans un contexte de dénonciation du racisme systémique envers les personnes autochtones dans le système de santé, en particulier au Québec, et dans la continuité du Principe de Joyce qui exige un accès équitable, exempt de discrimination, aux services sociaux et de santé. Il reprend une définition exigeante de la sécurité culturelle, centrée sur l’expérience de la personne qui se sent écoutée, comprise, en confiance et capable de reprendre pouvoir sur sa santé, ce qui implique pour les professionnel·les d’agir sur les environnements de soins et les causes systémiques de racisme et d’inégalités. Le référentiel est co‑construit par des infirmières et leaders de la Nation atikamekw et une équipe universitaire, dans une logique d’humilité culturelle et de reconnaissance des savoirs autochtones, en lien avec des ressources nationales (Agence de la santé publique du Canada, OIIQ, normes de sécurité culturelle en formation infirmière). Il précise la notion de compétence comme savoir‑agir complexe (Tardif), articulant savoirs, savoir‑faire et savoir‑être, et s’appuie sur la progression débutant‑expert de Patricia Benner pour décrire des indicateurs d’évolution professionnelle. Le référentiel vise l’ensemble des infirmières et infirmiers exerçant dans les communautés des Premières Nations du Québec, avec un accent sur la pratique communautaire, la première ligne et les services de proximité en région éloignée.
Apports opérationnels : quatre compétences structurantes et leurs usages
Le document propose quatre grandes compétences : adopter une pratique infirmière culturellement sécuritaire (C1), prodiguer des soins globaux avec un jugement clinique, éthique et éclairé (C2), soutenir l’autodétermination de la communauté en matière de santé (C3) et optimiser les pratiques collaboratives par du leadership (C4). Pour chaque compétence, il détaille des « éléments incontournables », des apprentissages essentiels et des indicateurs de développement qui servent à l’auto‑évaluation, à l’évaluation en équipe et à la planification de la formation continue. Les contenus donnent des exemples précis : créer un environnement exempt de racisme, bâtir une relation soignant‑soigné en équilibre de pouvoir, combiner soins infirmiers et approches traditionnelles, documenter les décisions cliniques de manière éthique, organiser des soins de proximité, pratiquer l’advocacy communautaire et exercer un leadership intersectoriel pour améliorer l’accès aux soins. Le référentiel est conçu comme un outil adaptable : il peut structurer des entretiens annuels, des plans de développement individuel, des dispositifs de mentorat et des projets d’amélioration de la qualité, tout en restant centré sur les réalités historiques, politiques et culturelles des Premières Nations. Il s’accompagne d’autres outils (auto‑évaluation, développement professionnel) disponibles en ligne via le CIFI, ce qui facilite son appropriation dans les milieux de soins et de formation.
2. Points clés du document
Le référentiel met la sécurité culturelle au cœur de la compétence 1, en définissant la pratique réflexive, la reconnaissance de ses biais, la lutte contre le racisme et la création de relations de soins égalitaires comme des apprentissages essentiels pour toute infirmière en communauté des Premières Nations (p.3–6).
La compétence 1 valorise la combinaison des savoirs infirmiers et des savoirs traditionnels et vivants, en explicitant la nécessité d’offrir des soins intégratifs (guérisseurs, aidants naturels, approches globales autochtones) sans appropriation ni exploitation, et en faisant de la formation continue sur les réalités autochtones une responsabilité professionnelle (p.6–7).
La compétence 2 structure le jugement clinique autour d’une évaluation globale de la santé de la personne, de la famille et de la communauté, intégrant les déterminants sociaux, la Roue de Médecine et les problématiques de santé publique, avec des exigences claires en matière de consignation éthique et sécuritaire des données (p.8–9).
La compétence 3 place l’autodétermination de la communauté au centre de la pratique, en demandant de développer des soins de proximité, de mobiliser les forces communautaires, d’utiliser une approche écosystémique de la santé et d’exercer un rôle actif d’advocacy pour l’équité en santé et la défense des droits (p.10–11).
La compétence 4 formalise un leadership infirmier ancré dans l’amélioration de l’accès aux soins, le soutien à une organisation « apprenante », la formation des professionnels et des étudiants, l’intégration des nouveaux employés et la promotion de la profession infirmière en communautés autochtones, y compris dans les instances externes (p.12–13).
3. Pistes d’action pour les acteurs locaux
Utiliser les indicateurs de la compétence 1 comme base d’auto‑évaluation individuelle et d’analyse de pratiques en équipe (co‑développement) pour identifier les situations de racisme, de déséquilibre de pouvoir et les leviers concrets de sécurisation culturelle dans les services (p.4–6).
Intégrer les dimensions de la Roue de Médecine et les déterminants sociaux de la santé dans les grilles d’évaluation clinique existantes (CLSC, centres de santé communautaires), en s’appuyant sur les éléments de la compétence 2 pour adapter les outils et les formations locales (p.8–9).
Co‑construire avec les conseils de bande, les Aînés et les ressources communautaires des plans locaux de promotion de la santé et de prévention (planification en santé / PSC), en s’appuyant sur les apprentissages de la compétence 3 relatifs à l’approche écosystémique et à la mobilisation des forces communautaires (p.10–11).
Développer des parcours d’intégration et de mentorat pour les nouvelles infirmières en communautés des Premières Nations en s’appuyant sur la compétence 4 (accueil, tutorat, transfert d’expertise, formation des stagiaires), afin de réduire le turnover et consolider une équipe stable et compétente (p.12–13).
Identifier les besoins de formation non couverts (sécurité culturelle, histoire coloniale, Principe de Joyce, droits à la santé) à partir des apprentissages essentiels du référentiel et négocier avec les institutions de formation initiale et continue des modules adaptés aux réalités locales (p.3–7, 10–13).
4. Références complémentaires
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème de la qualité des soins ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/7-6-qualite-et-securite-des-soins
Normes en matière d’humilité culturelle et de sécurité culturelle dans la formation infirmière – Association canadienne des écoles de sciences infirmières & Canadian Indigenous Nurses Association, 2024–2025, qui propose des standards détaillés pour intégrer la sécurité culturelle dans les curricula et la formation continue. https://www.casn.ca/wp-content/uploads/2025/02/CASN_Cultural_Humility_Safety_Standards_2024_FR.pdf
Promouvoir la sécurité culturelle des soins : l’exemple d’un projet de sécurisation culturelle en milieu de santé – article de revue (2025), qui décrit une démarche opérationnelle de sécurisation culturelle ancrée dans le Principe de Joyce et les gouvernances autochtones. https://www.erudit.org/fr/revues/ciera/2025-n25-ciera010006/1117771ar/
RéPIC‑PN : Référentiel de compétences spécifiques à la pratique infirmière dans les communautés Premières Nations – CIFI/Université de Montréal (mise à jour accessible après 2020), qui complète le référentiel analysé par des outils d’auto‑évaluation et de développement professionnel. https://cifi.umontreal.ca/formationconsultation/projet-repic-pn-communautes-premieres-nations/
5. Analyse transversale — valeurs de Pratiques en Santé
Littératie : Le référentiel insiste sur un langage accessible, l’utilisation au besoin de mots dans la langue de la personne et la validation de la compréhension, ce qui le rend compatible avec des niveaux variés de littératie en santé (p.8, 6).
Empowerment : La sécurité culturelle est définie comme reprise de la parole et du pouvoir sur sa santé, et plusieurs indicateurs valorisent la co‑décision, l’autodétermination et l’advocacy, ce qui soutient l’empowerment individuel et communautaire (p.3–4, 10–11).
Participation : Le référentiel lui‑même est co‑construit avec des membres de la Nation atikamekw, et les compétences 3 et 4 encouragent des démarches conjointes avec la communauté et ses dirigeants, ce qui en fait un outil participatif (p.1–2, 10–11).
Santé communautaire : Les compétences 3 et 4 intègrent l’approche communautaire, l’approche écosystémique, le PSC et la mobilisation des ressources locales, ce qui inscrit la pratique infirmière dans une perspective de santé communautaire structurée (p.10–13).
Éthique : Le document explicite la réflexion éthique autour des décisions cliniques, de la documentation, des dilemmes et de la lutte contre le racisme, ainsi que la nécessité de ne pas s’approprier les savoirs traditionnels (p.4, 8–9, 7).
Droits humains : Le Principe de Joyce, la sécurité culturelle et l’advocacy pour l’équité en santé inscrivent le référentiel dans une approche de droits, centrée sur l’accès équitable, la non‑discrimination et la reconnaissance des savoirs autochtones (p.3, 10–11).
Intersectorialité : La compétence 4 prévoit explicitement des collaborations intra et intersectorielles pour améliorer l’accès aux soins, la formation et les trajectoires de santé, en lien avec divers partenaires du réseau (p.12–13).
Partenariat : Le document décrit des modèles implicites de partenariat entre communautés, services de santé, universités et services fédéraux, et appelle à des co‑constructions avec les dirigeants communautaires et les Aînés (p.1–2, 10–13).
Lutte contre les discriminations : Le référentiel nomme le racisme systémique, les séquelles de la colonisation et des pensionnats, et exige des actions pour créer des environnements exempts de racisme et réduire les écarts de pouvoir, en cohérence avec une posture de non‑jugement et de valorisation de la diversité (p.3–4, 6).
6. Évaluation de la fiabilité de la ressource
Pertinence scientifique : Le référentiel est produit par une faculté universitaire reconnue (Université de Montréal) et le CIFI, en partenariat avec des services fédéraux et la Nation atikamekw, ce qui assure une légitimité institutionnelle forte (dépôt légal, références à Tardif, Benner, travaux sur la sécurité culturelle, normes nationales). Les sources citées sont récentes (jusqu’à 2025) et incluent des références internationales (Curtis et al., 2019), nationales (Agence de la santé publique du Canada, OIIQ) et autochtones (Principe de Joyce, normes CASN/CINA), ce qui garantit l’actualité et la solidité théorique.
Pertinence opérationnelle : La ressource est conçue explicitement comme un référentiel de compétences avec indicateurs, utilisable pour l’auto‑évaluation, le développement professionnel, la formation, l’organisation des services et le leadership clinique, ce qui la rend directement opérationnelle pour les milieux de soins. La co‑construction avec des infirmières des communautés Premières Nations et sa mise à disposition publique via le CIFI renforcent sa pertinence pour les territoires concernés ; une adaptation contextuelle minimale suffit pour d’autres provinces ou contextes internationaux.
7. QCM — 5 questions
Partie 1 — Questions (sans réponses)
Question 1 (p.3–4) :
Dans le référentiel, qu’est‑ce qui caractérise principalement la sécurité culturelle en contexte de soins ?
a) L’application uniforme de protocoles cliniques standardisés
b) Le sentiment de la personne d’être écoutée, comprise et en pouvoir sur sa santé
c) La capacité du professionnel à connaître toutes les cultures autochtones
d) L’offre systématique de services de télémédecine
Question 2 (p.4–5) :
Dans la définition de la compétence « Adopter une pratique infirmière culturellement sécuritaire », quel élément est présenté comme un apprentissage essentiel ?
a) Réduire la durée moyenne des consultations
b) Participer à la création d’un environnement exempt de racisme
c) Standardiser les plans de soins pour toutes les communautés
d) Appliquer strictement les guides cliniques provinciaux
Question 3 (p.8–9) :
Selon la compétence 2, quel aspect distingue l’évaluation de la santé globale dans une communauté des Premières Nations ?
a) L’exclusion des déterminants sociaux jugés trop complexes
b) L’utilisation exclusive d’outils de dépistage biomédical
c) L’intégration de la Roue de Médecine et des problématiques de santé publique de la communauté
d) La délégation complète de l’évaluation aux médecins de famille
Question 4 (p.10–11) :
Dans la compétence 3, que signifie s’engager dans l’advocacy à la communauté face à la santé ?
a) Promouvoir les services de téléconsultation privés
b) Reconnaitre les situations d’iniquité et agir pour la défense des droits et l’équité en santé
c) Transférer les dossiers complexes vers des centres urbains
d) Limiter les interventions à la prise en charge individuelle
Question 5 (p.12–13) :
Quelle action illustre le leadership infirmier décrit dans la compétence 4 ?
a) Assurer uniquement la gestion des stocks de matériel
b) Offrir du mentorat aux nouvelles infirmières ou travailleurs communautaires
c) Supprimer les liens avec les établissements d’enseignement
d) Refuser de participer aux groupes de travail intersectoriels
Partie 2 — Correction commentée
Question 1 : Dans le référentiel, qu’est‑ce qui caractérise principalement la sécurité culturelle en contexte de soins ?
✅ Réponse correcte : b) Le sentiment de la personne d’être écoutée, comprise et en pouvoir sur sa santé
📝 Explication : La sécurité culturelle est définie comme l’expérience de la personne qui se sent écoutée, comprise dans sa globalité, en lien de confiance, avec un espace pour reprendre la parole et le pouvoir sur sa santé ; le professionnel doit contribuer à un environnement exempt de racisme et agir sur les causes systémiques si nécessaire (p.3). Source : p.3.
Question 2 : Dans la définition de la compétence « Adopter une pratique infirmière culturellement sécuritaire », quel élément est présenté comme un apprentissage essentiel ?
✅ Réponse correcte : b) Participer à la création d’un environnement exempt de racisme
📝 Explication : Les apprentissages essentiels de la compétence 1 incluent explicitement « Participer à la création d’un environnement exempt de racisme », avec des indicateurs de progression allant de la reconnaissance de son identité et de ses biais à la mise en place d’interventions visant des relations égalitaires (p.4–5). Source : p.4–5.
Question 3 : Selon la compétence 2, quel aspect distingue l’évaluation de la santé globale dans une communauté des Premières Nations ?
✅ Réponse correcte : c) L’intégration de la Roue de Médecine et des problématiques de santé publique de la communauté
📝 Explication : L’un des apprentissages essentiels de la compétence 2 consiste à intégrer à l’évaluation de la santé une approche globale qui prend en compte les déterminants sociaux, un langage accessible et l’équilibre des quatre dimensions de la Roue de Médecine, ainsi que les problématiques de santé publique propres à la communauté (p.8–9). Source : p.8–9.
Question 4 : Dans la compétence 3, que signifie s’engager dans l’advocacy à la communauté face à la santé ?
✅ Réponse correcte : b) Reconnaitre les situations d’iniquité et agir pour la défense des droits et l’équité en santé
📝 Explication : La compétence 3.2.2 décrit l’advocacy comme la capacité à reconnaître les situations où il est difficile d’offrir des soins équitables, à les rapporter, à participer à des actions pour promouvoir une pratique empreinte d’advocacy et, au niveau expert, à s’engager dans la défense des droits et la revendication de situations sociales (p.11). Source : p.11.
Question 5 : Quelle action illustre le leadership infirmier décrit dans la compétence 4 ?
✅ Réponse correcte : b) Offrir du mentorat aux nouvelles infirmières ou travailleurs communautaires
📝 Explication : La compétence 4.2 prévoit la participation à l’intégration des nouveaux employés et l’offre de mentorat aux nouvelles infirmières ou travailleurs communautaires comme indicateurs de développement du leadership et de contribution à une organisation saine et apprenante (p.12–13). Source : p.12–13.
8. Foire aux questions (FAQ)
À qui s’adresse ce référentiel de compétences infirmières ?
Ce référentiel s’adresse à toutes les infirmières et tous les infirmiers qui exercent ou souhaitent exercer dans les communautés Premières Nations du Québec, ainsi qu’aux gestionnaires, équipes de formation et partenaires institutionnels impliqués dans la sécurisation culturelle des soins (p.1–2).
Comment la sécurité culturelle est‑elle définie dans le document ?
La sécurité culturelle est définie comme l’expérience de la personne qui se sent écoutée, comprise, en confiance, en mesure de reprendre sa parole et son pouvoir sur sa santé, dans un environnement exempt de racisme et où le professionnel agit, au besoin, sur les causes systémiques de la situation (p.3).
En quoi la compétence 1 dépasse‑t‑elle la simple « sensibilité culturelle » ?
La compétence 1 demande non seulement de reconnaître ses biais et stéréotypes, mais aussi de participer activement à la création d’un environnement exempt de racisme, d’adapter les soins à l’histoire de vie et aux traumatismes liés à la colonisation et aux pensionnats, et de respecter les savoirs traditionnels sans les approprier, ce qui dépasse une sensibilisation ponctuelle (p.4–7).
Comment utiliser concrètement le référentiel pour l’auto‑évaluation professionnelle ?
Chaque compétence est accompagnée d’apprentissages essentiels et d’indicateurs gradués (de débutant à expert), que les infirmier·ères peuvent utiliser pour situer leur niveau, identifier leurs forces et leurs besoins de développement, et planifier avec leurs gestionnaires ou mentors des actions de formation et de supervision (p.4–5, 8–9, 10–13).
Quelle place est accordée aux savoirs traditionnels autochtones dans la pratique infirmière ?
La compétence 1.3 demande de reconnaître et respecter les savoirs et connaissances traditionnelles et vivantes de la Nation, de s’informer des pratiques traditionnelles, d’offrir des soins intégratifs en collaboration avec les guérisseurs et aidants naturels, et de se former en continu aux réalités spécifiques de la communauté, sans appropriation ni exploitation (p.6–7).
Comment le référentiel soutient‑il l’autodétermination des communautés ?
La compétence 3 met l’accent sur une pratique communautaire de proximité, la mobilisation des forces et ressources de la communauté, la participation à la planification en santé (PSC) et l’advocacy pour l’équité, afin que la communauté définisse et porte ses priorités de santé (p.10–11).
Quel type de leadership est attendu des infirmier·ères selon la compétence 4 ?
Le leadership attendu inclut l’identification et la réduction des barrières d’accès aux soins, la participation à des réflexions intersectorielles, la contribution à la formation des étudiants et nouveaux professionnels, le mentorat, et la promotion de la profession infirmière en communautés autochtones auprès des partenaires internes et externes (p.12–13).
9. Réécriture en FALC
Titre
Référentiel de compétences des infirmières et infirmiers dans les communautés Premières Nations du Québec.
Résumé analytique FALC
1. Contexte et enjeux
Les personnes autochtones vivent souvent du racisme dans les services de santé.
Ce référentiel veut changer cette situation.
La sécurité culturelle, c’est quand la personne se sent respectée, écoutée et en confiance.
Elle peut parler librement et décider pour sa santé.
Les infirmières et infirmiers doivent aussi agir sur les règles et organisations qui créent des injustices.
Le document a été construit avec des infirmières atikamekw et une université.
2. Apports opérationnels
Le référentiel décrit quatre grandes compétences pour les infirmières et infirmiers.
La première parle de sécurité culturelle et de lutte contre le racisme.
La deuxième parle du jugement clinique et de la prise de décision, avec tous les aspects de la santé.
La troisième parle d’autodétermination de la communauté et d’advocacy, c’est‑à‑dire défendre les droits.
La quatrième parle de leadership, de travail en équipe et de formation des autres professionnels.
Chaque compétence a des exemples pour s’auto‑évaluer et progresser.
Points clés FALC
La sécurité culturelle : la personne se sent respectée, écoutée et en sécurité dans les soins.
Les infirmières réfléchissent à leurs propres préjugés et les remettent en question.
Les soins tiennent compte de l’histoire de la personne, de sa famille et de la communauté.
Les savoirs traditionnels autochtones sont reconnus et intégrés, si la personne le souhaite.
L’infirmière et l’infirmier défendent les droits des personnes et de la communauté dans le système de santé.
Le leadership sert à améliorer l’accès aux soins et à soutenir les équipes locales.