Source : 📒 Recherche participative avec les jeunes : revue de revues et guide de pratique
📜🔗LIEN
Nombre de pages : 61
1. Résumé analytique
Contexte, publics et enjeux
Le rapport part du constat d’une montée en puissance des démarches participatives avec des jeunes marginalisés dans de nombreux champs (emploi, santé, santé publique, social, éducation, justice, logement), mais d’une forte hétérogénéité dans la manière de les définir, de les mettre en œuvre et de les documenter. Il s’appuie sur 18 revues de la littérature et 15 ressources de pratique (guides, toolkits) provenant majoritairement de pays à revenu élevé, pour clarifier ce que recouvrent « participation », « marginalisation » et « recherche/évaluation » dans ce contexte. L’accent est mis sur les jeunes exposés à des inégalités structurelles, peu présents dans les dispositifs classiques de recherche et souvent réduits à des « sujets » plutôt qu’à des partenaires. Le rapport souligne que la participation reste fréquemment ponctuelle, peu théorisée et peu reliée à des résultats mesurables pour les jeunes et les systèmes. Il rappelle l’ancrage éthique et juridique de la participation (Convention relative aux droits de l’enfant, principe « rien pour nous sans nous ») et questionne les risques de reproduction des rapports de pouvoir si les démarches ne sont pas pensées de manière réflexive. Enfin, il propose de lire les pratiques existantes à travers un « parcours de recherche » en sept étapes, afin de rendre visibles où et comment les jeunes peuvent réellement peser sur les décisions.
Apports opérationnels pour les acteurs
Sur la base de la synthèse, le rapport décrit les modalités concrètes de participation de jeunes à chaque étape d’un projet de recherche/évaluation (recrutement, co‑définition des questions, choix des méthodes, collecte, analyse, diffusion, clôture) et met en évidence des leviers transversaux de « bonne pratique ». Il identifie neuf grands « drivers » de pratique prometteuse – théorisation et réflexivité, centralité de la voix des jeunes, partage de pouvoir, communication adaptée, transparence et boucles de rétroaction, pratiques inclusives, espaces sécurisants, collaboration informée par le trauma, reconnaissance et incitations – et montre comment les articuler au fil du parcours. Le document fournit aussi un cadre critique : il pointe les lacunes de la littérature (peu de données quantitatives sur les effets, faible prise en compte des intersections de marginalisation, discours très positif avec peu d’analyses des potentiels effets délétères) et propose des recommandations pour renforcer le suivi et l’évaluation des dispositifs participatifs. Pour les équipes de terrain, il sert de grille d’auto‑diagnostic pour situer leurs pratiques, identifier des zones de progrès (notamment sur le partage de pouvoir et la sécurité émotionnelle), et concevoir des protocoles plus explicites, traçables et évaluables de participation des jeunes.
2. Points clés du document
Le rapport propose un « parcours de recherche participative » en sept étapes (engagement/recrutement/formation; cadrage et définition; design; collecte; analyse; diffusion; réflexion/retour/clôture) pour structurer la participation des jeunes tout au long d’un projet, et non à quelques « points de contact » isolés (p. 30–37).
L’analyse des 18 revues et 15 ressources de pratique montre une grande variabilité des définitions, des niveaux de participation et des descriptions de méthodes, rendant difficile la comparaison des approches et l’identification de « ce qui marche » en termes d’effets pour les jeunes (p. 19–29, 50–51).
Neuf conditions transversales sont mises en avant comme facilitatrices d’une participation de qualité : conceptualisation explicite et réflexivité, attention à la voix des jeunes, partage de pouvoir, communication continue, transparence et retours, inclusion, espaces sûrs, approche informée par les traumatismes, et reconnaissance/compensation des jeunes (p. 37–47).
Les effets positifs de la participation sont surtout documentés qualitativement : développement socio‑émotionnel et de compétences chez les jeunes, amélioration de la pertinence et de la qualité méthodologique des études, ajustements de services ou dispositifs plus alignés sur les besoins, impacts communautaires plus larges, mais avec très peu de mesures quantitatives robustes (p. 47–49).
Le rapport insiste sur les angles morts actuels : peu de données sur les risques (retraumatisation, surcharge, tokenisme), peu de travail sur la « bonne intensité » de participation selon les contextes, faible prise en compte des marges intersectionnelles, et quasi absence d’évaluations d’impact causales, ce qui appelle à des dispositifs de suivi et d’évaluation plus exigeants et explicitement co‑construits (p. 18, 50–51).
3. Pistes d’action pour les acteurs locaux
Formaliser un « parcours de participation des jeunes » pour chaque projet de recherche/évaluation, en se demandant à chaque étape (définition de la question, choix des méthodes, collecte, analyse, diffusion, clôture) quel rôle concret peuvent jouer les jeunes concernés et quels moyens (temps, formation, accompagnement) sont nécessaires pour le rendre effectif (p. 30–37, 51).
Utiliser au démarrage un modèle de participation (échelle/roue de la participation, matrice, modèle de Lundy) pour clarifier le niveau de participation visé, les marges de manœuvre réelles et les zones où le pouvoir restera principalement du côté des adultes, puis revisiter ce choix en cours de projet avec les jeunes (p. 6–7, 38–40, 51–52).
Investir dans la préparation : repérage et mobilisation via des réseaux de proximité, construction de relations de confiance, formation de pairs‑chercheurs, production de supports d’information accessibles et culturellement adaptés, clarification des attentes et des limites (y compris des non‑négociables éthiques, réglementaires ou institutionnels) (p. 31–33, 37–38, 42–45).
Intégrer systématiquement des mécanismes de sécurité et de soutien psycho‑social (espaces sûrs, animation informée par les traumatismes, vigilance sur les risques de retraumatisation, procédures claires de signalement et d’orientation, adaptation des lieux et des temps aux contraintes des jeunes) et les co‑construire avec eux (p. 43–46, 50).
Prévoir dès la conception du projet des modalités de reconnaissance et d’évaluation : critères d’appréciation de la qualité de la participation (pour les jeunes et pour les équipes), collecte de données sur les effets pour les jeunes et pour les services, restitutions adaptées aux jeunes et aux communautés, et dispositifs de compensation (financière ou symbolique) équitables et justifiés (p. 37–38, 46–47, 51).
4. Références complémentaires
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème de la participation ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/1-2-participation
Participatory research with young people: a toolkit (GAGE/ODI, 2024) – Toolkit pratique, structuré en 6 étapes (définir les questions, concevoir les outils, collecter, analyser, partager, monitorer), très complémentaire pour opérationnaliser la démarche sur le terrain. https://gage.odi.org/wp-content/uploads/2024/11/PARToolkit-2024_updated-1.pdf
Participatory research with children and young people: a systematic umbrella review (McCafferty et al., 2026, Journal of Youth Studies ou source associée) – Revue de revues qui actualise les connaissances sur les effets, méthodes et enjeux éthiques de la recherche participative avec enfants et jeunes, utile pour renforcer l’argumentaire scientifique. https://pure.qub.ac.uk/en/publications/participatory-research-with-children-and-young-people-a-systemati/
Guidelines for the design and implementation of youth participation initiatives to safeguard wellbeing (MJA, 2024) – Recommandations pratiques issues d’une revue de la littérature mondiale sur la participation des jeunes et la protection de leur bien‑être, centrées sur les dispositifs participatifs en santé. https://www.mja.com.au/journal/2024/221/10/guidelines-design-and-implementation-youth-participation-initiatives-safeguard
5. Analyse transversale — valeurs de Pratiques en Santé
Littératie : Le document reste technique mais insiste sur l’importance de supports d’information clairs, accessibles et culturellement adaptés pour recruter et informer les jeunes participants, sans toutefois proposer de modules clé en main de littératie en santé.
Empowerment : Il décrit comment les jeunes peuvent passer de « consultés » à co‑chercheurs, définir les questions, interpréter les données et co‑porter la diffusion, en liant cette montée en puissance à la redistribution du pouvoir dans les dispositifs.
Participation : Le cœur du rapport est la description de mécanismes de participation à chaque étape de la recherche (recrutement, cadrage, design, collecte, analyse, diffusion, clôture) et des conditions pour qu’elle soit substantielle et non symbolique.
Santé communautaire : La dimension collective apparaît via les impacts attendus sur les services, les systèmes locaux et les communautés (adaptation des interventions, mobilisation communautaire), même si l’analyse reste centrée sur la recherche plutôt que sur l’action communautaire continue.
Éthique : Les auteurs soulignent les risques de retraumatisation, de renforcement des inégalités de pouvoir, de tokenisme et la nécessité de pratiques informées par les traumatismes, de consentement éclairé, d’espaces sûrs et de réflexivité des équipes.
Droits humains : La participation des jeunes est fondée sur un cadre de droits (Convention relative aux droits de l’enfant, droit d’être entendu, principe « rien sur nous sans nous ») et sur une exigence d’équité dans l’accès aux espaces de recherche.
Intersectorialité : Les travaux recensés viennent de multiples secteurs (emploi, santé, santé publique, social, éducation, justice, logement, pauvreté), ce qui suggère et encourage des partenariats intersectoriels autour de la participation des jeunes.
Partenariat : Le rapport promeut des modèles de co‑recherche, de comités consultatifs de jeunes et de collaborations entre organisations, mais ne décrit pas en détail des modèles contractuels de gouvernance partagée.
Lutte contre les discriminations : Il insiste sur la nécessité d’inclure des jeunes marginalisés, de travailler sur les barrières culturelles, linguistiques et structurelles, mais reconnaît un manque de données systématiques sur les discriminations intersectionnelles et leurs effets dans les dispositifs participatifs.
Points de vigilance en animation (thématiques sensibles)
Le document traite de jeunes marginalisés et de contextes où des expériences potentiellement traumatiques sont fréquentes (santé mentale, violence, pauvreté, discrimination), mais il ne se focalise pas sur une thématique unique comme les violences sexistes et sexuelles, le VIH ou le chemsex. Il insiste toutefois de manière répétée sur la nécessité d’approches informées par les traumatismes, d’espaces sûrs et de prévention de la retraumatisation.
Risques de déclenchement émotionnel (à prendre en compte lors d’animations avec ce support) :
Discussions autour de vécu de marginalisation, d’exclusion et de « voix non entendue », qui peuvent réactiver des expériences de rejet, de racisme, d’homophobie, de transphobie ou de stigmatisation sociale.
Récits ou exemples liés à la santé mentale, à la précarité, aux violences institutionnelles, pouvant réveiller des souvenirs douloureux chez des participants ayant des vécus similaires.
Questionnements sur le partage de pouvoir entre adultes et jeunes, pouvant faire émerger des émotions fortes (colère, frustration, sentiment d’injustice) chez des stagiaires ou participants ayant vécu des situations de non‑respect de leur parole
6. Évaluation de la fiabilité de la ressource
Pertinence scientifique : La démarche repose sur un protocole explicite publié sur l’Open Science Framework, une recherche systématique dans plusieurs bases de données, l’utilisation d’un cadre PICOSS et d’une extraction structurée, et l’inclusion de 18 revues et 15 ressources de pratique avec une analyse narrative configurative; les limites méthodologiques (définitions hétérogènes, faible mesure des effets, peu d’analyses intersectionnelles) sont clairement explicitées.
Pertinence opérationnelle : Le rapport offre une lecture très directement mobilisable pour la pratique (parcours en sept étapes, drivers de pratique prometteuse, exemples concrets par phase), mais suppose une capacité d’adaptation aux contextes locaux et ne fournit pas d’outils standardisés prêts à l’emploi; il est particulièrement adapté à des équipes disposant d’un minimum de culture de la recherche et de la participation.
7. QCM — 5 questions
Partie 1 — Questions (sans réponses)
Question 1 (p. 9–13, 19–23) :
Quel était l’un des objectifs principaux de la revue réalisée par le CEI ?
a) Évaluer l’efficacité des programmes de prévention du décrochage scolaire
b) Identifier et consolider les connaissances sur les méthodes de recherche participative avec les jeunes
c) Comparer les politiques de jeunesse entre pays à revenu faible et élevé
d) Mesurer l’impact économique des projets de jeunesse sur le marché du travail
Question 2 (p. 30–32) :
Laquelle des propositions suivantes ne fait PAS partie des étapes du « parcours de recherche participative » décrit dans le rapport ?
a) Engager, recruter et former les jeunes
b) Framing, scoping et mise en place
c) Analyse de données
d) Contrôle budgétaire trimestriel par l’autorité de tutelle
Question 3 (p. 37–39) :
Lequel des éléments suivants est cité comme un driver de pratique prometteuse dans la recherche participative avec les jeunes ?
a) Standardisation complète des outils quantitatifs
b) Théorisation, conceptualisation et réflexivité
c) Externalisation de la consultation à une agence privée
d) Réduction du temps de participation pour limiter les coûts
Question 4 (p. 43–46) :
Que recouvre principalement la notion d’« espaces sûrs » dans le rapport ?
a) Des salles réservées aux seuls chercheurs adultes
b) Des environnements physiques et relationnels où les jeunes peuvent s’exprimer sans risque de stigmatisation ni de harm
c) Des plateformes numériques protégées par mot de passe
d) Des locaux conformes uniquement à la réglementation incendie
Question 5 (p. 47–49, 50–51) :
Quelle limite majeure de la littérature sur la recherche participative avec les jeunes est soulignée dans le rapport ?
a) L’absence totale de travaux qualitatifs
b) La surreprésentation des études menées dans les pays à revenu faible
c) Le manque de données quantitatives robustes sur les effets des démarches participatives
d) L’impossibilité légale d’impliquer des jeunes de moins de 18 ans dans les recherches
Partie 2 — Correction commentée
Question 1 :
✅ Réponse correcte : b) Identifier et consolider les connaissances sur les méthodes de recherche participative avec les jeunes
📝 Explication : La revue vise explicitement à identifier et synthétiser les apprentissages issus de revues existantes et de ressources de pratique, pour mieux comprendre comment concevoir et mettre en œuvre des approches participatives avec des jeunes marginalisés en recherche et évaluation. Source : p. 1–3, 9–10.
Question 2 :
✅ Réponse correcte : d) Contrôle budgétaire trimestriel par l’autorité de tutelle
📝 Explication : Le « parcours de recherche participative » comporte les étapes d’engagement/recrutement/formation, cadrage et mise en place, design, collecte, analyse, diffusion et réflexion/fermeture, mais ne mentionne pas la gestion budgétaire comme composante de ce schéma. Source : p. 30–32.
Question 3 :
✅ Réponse correcte : b) Théorisation, conceptualisation et réflexivité
📝 Explication : Parmi les drivers identifiés, la théorisation du dispositif participatif, sa conceptualisation explicite et la réflexivité des chercheurs sont présentées comme des conditions clés d’une participation éthique et de qualité; les autres propositions ne figurent pas comme leviers recommandés. Source : p. 37–39.
Question 4 :
✅ Réponse correcte : b) Des environnements physiques et relationnels où les jeunes peuvent s’exprimer sans risque de stigmatisation ni de harm
📝 Explication : Les « espaces sûrs » désignent des environnements physiques et relationnels exempts de harm physique, émotionnel ou psychologique, où les jeunes peuvent s’exprimer sans crainte de jugement ou de discrimination, au‑delà des seules considérations matérielles. Source : p. 45–46.
Question 5 :
✅ Réponse correcte : c) Le manque de données quantitatives robustes sur les effets des démarches participatives
📝 Explication : Le rapport insiste sur le fait que les bénéfices de la participation sont surtout décrits qualitativement et que très peu de travaux mesurent de manière quantitative et causale les effets des démarches participatives sur les jeunes ou les systèmes. Source : p. 47–49, 50–51.
8. Foire aux questions (FAQ)
Qui est concerné par ce rapport ?
Il s’adresse aux organisations et équipes impliquées dans des recherches ou évaluations incluant des jeunes (universités, ONG, services publics, fondations), en particulier lorsqu’il s’agit de jeunes marginalisés par des inégalités structurelles (emploi, santé, social, éducation, justice, logement). Référence : p. 4–5, 23–29.
Quelle est la plus‑value de ce rapport par rapport à un guide de participation « généraliste » ?
Le rapport articule de manière systématique les niveaux de participation des jeunes à chaque étape d’un projet de recherche/évaluation, en s’appuyant sur une synthèse de 18 revues et 15 ressources pratiques, et en mettant l’accent sur les enjeux éthiques et méthodologiques propres à la recherche. Référence : p. 9–11, 19–29, 37–39.
Comment savoir à quel niveau de participation viser dans un projet ?
Le rapport recommande d’utiliser des modèles existants (échelle de Hart, roue de la participation, modèles de Shier, Lundy, etc.) pour clarifier dès le départ le niveau de participation souhaité, en lien avec le contexte, les ressources disponibles et les objectifs, puis de discuter ce choix avec les jeunes. Référence : p. 6–7, 38–40, 51–52.
Quels sont les principaux risques d’une démarche participative mal conçue ?
Les auteurs évoquent le risque de retraumatisation, de renforcement des inégalités de pouvoir, de participation uniquement symbolique (« tokenisme »), de surcharge pour les jeunes et d’absence de bénéfices concrets, si les conditions éthiques et organisationnelles ne sont pas réunies. Référence : p. 18, 43–46, 50–51.
Comment intégrer la participation des jeunes dans l’analyse des données ?
Le rapport décrit différents niveaux d’implication, de la consultation sur des thèmes déjà produits par les chercheurs à des groupes d’analyse co‑animés avec des jeunes, capables de relire les données qualitatives et quantitatives à partir de leurs expériences et de questionner les interprétations adultes. Référence : p. 35–36, 40–41.
Peut‑on utiliser ce cadre dans des projets en santé ou en santé publique ?
Oui, de nombreuses revues et ressources concernées portent sur la santé, la santé mentale et la santé publique; les étapes du parcours et les drivers de pratique sont transférables aux études d’intervention, aux programmes de prévention ou d’éducation à la santé impliquant des jeunes. Référence : p. 4, 23–28, 47–49.
Comment documenter les effets de la participation des jeunes ?
Le rapport recommande de définir dès la conception des indicateurs d’effets pour les jeunes (compétences, pouvoir d’agir, bien‑être), pour les études (qualité, pertinence) et pour les services/systèmes, puis de combiner des méthodes qualitatives et quantitatives afin de mieux démontrer la valeur des démarches participatives. Référence : p. 47–49, 51.
9. Réécriture en FALC
Titre FALC
Recherche avec les jeunes : résumé facile à lire
Résumé analytique FALC
Contexte et enjeux
Ce document parle de projets de recherche faits avec les jeunes, pas seulement sur les jeunes.
Il regarde surtout les jeunes qui vivent des difficultés dans la vie, le travail, la santé ou l’école.
Les auteurs ont lu beaucoup d’articles et de guides pour comprendre comment faire participer les jeunes.
Ils montrent que la participation est très différente d’un projet à l’autre.
Souvent les jeunes donnent leur avis, mais ne décident pas vraiment.
Le document rappelle que les jeunes ont des droits et doivent être écoutés pour les décisions qui les concernent.
Apports pour l’action
Le document décrit les grandes étapes d’un projet de recherche avec les jeunes.
Il explique ce que les jeunes peuvent faire à chaque étape, par exemple choisir les questions ou aider à analyser les résultats.
Il donne des idées pour rendre la participation plus juste, plus sûre et plus utile pour les jeunes.
Il parle de choses importantes : partage du pouvoir, langage simple, espaces sûrs, respect des vécus difficiles.
Il dit aussi que l’on manque encore de chiffres clairs pour mesurer les effets de la participation.
Il propose de mieux suivre les résultats pour les jeunes, pour les projets et pour les services.
Points clés FALC
Parcours de recherche avec les jeunes
Un projet de recherche a plusieurs étapes.
Les jeunes peuvent participer dès le début et jusqu’à la fin.
Ils peuvent aider à définir le sujet, les questions et les méthodes.
Ils peuvent aider à collecter les données et à les comprendre.
Ils peuvent participer à la diffusion et aux bilans du projet.
Importance de la voix des jeunes
Les jeunes ont des savoirs importants sur leur vie.
Leur parole doit compter dans les décisions.
Les adultes doivent créer des conditions pour écouter tous les jeunes, pas seulement les plus à l’aise.
Le silence peut aussi être une manière de parler et doit être respecté.
Partage du pouvoir
Dans beaucoup de projets, les adultes décident presque tout.
Le document invite à partager plus le pouvoir avec les jeunes.
Cela veut dire donner de vraies possibilités de choisir et d’agir.
Les jeunes peuvent être co‑chercheurs et pas seulement « participants ».
Espaces sûrs et respect des vécus
Certains jeunes ont vécu des situations très difficiles.
Les rencontres doivent être dans des lieux sûrs et bienveillants.
Les adultes doivent faire attention aux mots qu’ils utilisent.
Il faut éviter de réveiller des souvenirs douloureux sans soutien adapté.
Manque de preuves sur les effets
Beaucoup de personnes pensent que la participation est utile.
Le document dit qu’il y a peu de chiffres précis pour le montrer.
Il encourage à mesurer mieux les effets pour les jeunes.
Il propose de suivre aussi les changements dans les services et les communautés.