🔍💬 Compétences en communication santé publique : 18 énoncés validés pour transformer vos pratiques terrain et renforcer la confiance des communautés. Un cadre clé pour les professionnels et bénévoles face à l’infodémie et aux défis numériques
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : Le Cadre de compétences en communication en santé publique: résultats d'un processus de recherche multiméthode et de consensus - LIEN
Au bas de l'article - Les 18 compétences - Pratiques en santé s'inscrit dans ce cadre
Au coeur du sujet
Résumé analytique
Contexte et enjeux : La communication santé publique à l’épreuve des crises
La communication en santé publique est aujourd’hui confrontée à des défis majeurs : désinformation, perte de confiance, et faible littératie en santé. En 2025, 78 % des Canadiens sont vulnérables aux fausses informations santé, révélant un besoin urgent de compétences adaptées. Ce document présente un cadre de 18 compétences en communication, élaboré par une méthode Delphi modifiée, impliquant 378 professionnels et 19 experts. L’objectif ? Structurer la formation et la pratique pour répondre aux besoins complexes des populations, notamment dans un environnement numérique saturé de données non fiables. Les auteurs soulignent l’importance d’une approche bidirectionnelle, centrée sur la communauté et intégrant l’équité, pour reconstruire la confiance et lutter contre la désinformation.
Apports opérationnels : Un cadre pour agir sur le terrain
Le cadre propose des compétences concrètes, organisées en quatre catégories : fondamentales (valeurs, équité, culture), méthodologiques (recherche, littératie, design), processus (planification, évaluation), et résultats (autonomisation, plaidoyer). Chaque compétence est validée par un consensus de 96 % parmi les experts, avec des outils directement applicables, comme la surveillance de l’environnement informationnel (p. 12) ou la co-construction avec les communautés (p. 15). Le document inclut aussi des recommandations pour adapter ces compétences aux contextes locaux, notamment pour les publics vulnérables, et insiste sur la nécessité de former les acteurs à l’utilisation des technologies numériques (p. 20).
Points à retenir
- 18 compétences validées : Un cadre structuré pour les professionnels en communication santé, incluant des outils pour évaluer et adapter les messages aux divers niveaux de littératie (p. 8-10).
- Méthode robuste : Processus Delphi modifié avec deux tours de consultation et une réunion virtuelle, garantissant une légitimité scientifique et terrain (p. 5-7).
- Focus sur l’équité et la culture : Intégration systématique des principes d’inclusion et de responsabilité culturelle dans toutes les étapes de communication (p. 14).
- Adaptation aux défis numériques : Stratégies pour surveiller et répondre à la désinformation, avec des exemples concrets de canaux de communication bidirectionnels (p. 18).
- Plaidoyer et partenariats : Encouragement à utiliser la communication pour influencer les politiques publiques et mobiliser des preuves issues de savoirs divers (p. 22).
Pistes d'action
- Utiliser le cadre pour évaluer les pratiques : Appliquer la check-list des compétences (p. 25) pour identifier les lacunes et prioriser les formations, notamment sur la gestion des réseaux sociaux et la lutte contre la désinformation.
- Co-construire avec les communautés : Adapter les outils de communication (ex : guides visuels, p. 16) en impliquant les bénéficiaires dès la conception, pour renforcer l’appropriation et la pertinence.
- Former aux compétences numériques : Organiser des ateliers sur la surveillance de l’environnement informationnel (p. 12) et la protection contre le harcèlement en ligne (p. 19).
- Intégrer l’éthique et l’équité : Utiliser les grilles d’analyse des biais culturels et sociaux (p. 14) pour garantir des messages inclusifs et respectueux des droits humains
Autres références
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- Guide pratique : Core Competencies for Public Health in Canada 2.0 – National Collaborating Centre for Public Health (2025).
- Ressource sur la désinformation : The Online Information Environment – The Royal Society (2022).
RESSOURCES ADDITIONNELLES
Analyse transversale
Les points de repères des valeurs de Pratiques en Santé - LIEN
Analyse transversale (Pratiques en Santé)
- Littératie : Le document propose des outils adaptés aux différents niveaux de compréhension, avec des exemples de messages simplifiés et des supports visuels (p. 16).
- Empowerment : Les bénéficiaires sont impliqués dans la conception et l’évaluation via des méthodes participatives (ex : co-production, p. 15).
- Participation : Mécanismes de co-construction formalisés, comme les ateliers communautaires et les comités consultatifs (p. 17).
- Santé communautaire : Dimension collective renforcée par des partenariats avec les acteurs locaux (associations, médias) pour une communication ancrée dans les réalités territoriales (p. 20).
- Éthique : Les biais culturels et sociaux sont identifiés et traités via des grilles d’analyse et des formations spécifiques (p. 14).
- Droits humains : Approche explicitement alignée sur les principes d’équité et d’inclusion, avec des indicateurs pour mesurer l’impact (p. 22).
- Intersectorialité : Collaboration recommandée entre santé, social, éducation, et acteurs numériques pour une réponse globale (p. 21).
- Lutte contre les discriminations : Le document aborde les discriminations systémiques et propose des stratégies pour les combattre, comme l’auto-évaluation des pratiques (p. 19).
Synthèse : Ce cadre répond aux critères de fiabilité et d’opérationnalité, mais son application nécessite des ressources adaptées aux contextes locaux, notamment pour les petites structures.
Évaluation de la fiabilité de la ressource
- Pertinence scientifique : Méthodologie rigoureuse (Delphi modifié, consensus à 96 %), sources citées (OECD, WHO), et actualité des données (2024-2025).
- Pertinence opérationnelle : Outils concrets, validés par des experts et des professionnels de terrain, avec des exemples applicables directement.
Questions à choix multiples
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quel est l’objectif principal du cadre de compétences en communication santé publique ?
a) Remplacer les compétences existantes en santé publique.
b) Standardiser les messages de santé à l’échelle nationale.
c) Guider la formation et la pratique pour répondre aux défis de la désinformation et de la confiance.
d) Limiter l’utilisation des réseaux sociaux par les professionnels.
Question 2 : Parmi les compétences suivantes, laquelle est classée comme "fondamentale" dans le cadre ?
a) Utiliser les réseaux sociaux pour diffuser des informations.
b) Intégrer les principes d’équité et d’inclusion dans tous les messages.
c) Évaluer l’impact des campagnes après leur diffusion.
d) Former les bénévoles aux techniques de persuasion.
Question 3 : Comment le cadre recommande-t-il de lutter contre la désinformation ?
a) En censurant les sources non officielles.
b) En surveillant l’environnement informationnel et en comblant les vides avec des informations fiables.
c) En évitant tout débat public sur les sujets controversés.
d) En confiant la communication aux seuls experts médicaux.
Question 4 : Quelle méthode est utilisée pour valider les compétences proposées ?
a) Une enquête unique auprès du grand public.
b) Un processus Delphi modifié avec deux tours de consultation et une réunion virtuelle.
c) Une analyse documentaire exclusive.
d) Un vote en assemblée générale des professionnels.
Question 5 : Pourquoi est-il important d’adopter une approche "community-centred" ?
a) Pour réduire les coûts des campagnes de communication.
b) Pour accélérer la diffusion des informations.
c) Pour limiter le nombre d’acteurs impliqués.
d) Pour renforcer la pertinence et l’acceptation des messages par les communautés.
Partie 2 : Correction commentée
Question 1 : ✅ Réponse correcte : c) 📝 Explication : Le cadre vise à équiper les professionnels pour répondre aux défis actuels, notamment la désinformation et la perte de confiance, en structurant la formation et la pratique (p. 3-4).
Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : Les compétences fondamentales incluent l’équité et l’inclusion, essentielles pour une communication efficace et respectueuse (p. 14).
Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : Le document insiste sur la nécessité de surveiller l’environnement informationnel et de répondre activement à la désinformation (p. 12).
Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : La méthode Delphi modifiée, avec deux tours et une réunion, garantit un consensus robuste parmi les experts (p. 5-7).
Question 5 : ✅ Réponse correcte : d) 📝 Explication : Une approche centrée sur la communauté améliore la pertinence et l’acceptation des messages, comme détaillé dans les méthodes participatives (p. 15).
Foire aux questions
Pourquoi ce cadre est-il nécessaire ? Les professionnels manquent souvent de compétences spécifiques pour gérer la désinformation et les défis numériques, comme le montrent les données sur la vulnérabilité des Canadiens (p. 3).
Comment adapter ces compétences aux petits budgets ? Le document propose des outils low-cost, comme les ateliers communautaires et les partenariats avec les médias locaux (p. 20).
Quels sont les risques si on ignore ces compétences ? Risque accru de désinformation, perte de confiance, et inefficacité des campagnes de prévention (p. 19).
Comment évaluer l’impact de ces compétences ? Via des indicateurs qualitatifs (retours terrain) et quantitatifs (taux d’engagement, compréhension des messages) (p. 22).
Existe-t-il des formations associées ? Oui, des modules sont recommandés pour chaque compétence, avec des exemples de curricula (p. 25).
Comment impliquer les bénéficiaires dans la communication ? En utilisant des méthodes participatives comme la co-production et les comités consultatifs (p. 15).
Quels sont les pièges à éviter ? Les biais culturels, le jargon technique, et l’absence de feedback des communautés (p. 14).
Facile à lire et à comprendre
Cadre de compétences en communication santé publique
(Version Facile À Lire et À Comprendre - FALC)
1. À quoi sert ce document ?
Ce document explique 18 compétences pour bien communiquer en santé publique. Il est fait pour :
- Les professionnels de santé.
- Les bénévoles.
- Toutes les personnes qui veulent aider à partager des infos santé claires et justes.
Avec ces compétences, on peut : ✅ Mieux expliquer la santé à tout le monde. ✅ Lutter contre les fausses infos. ✅ Travailler avec les gens, pas pour eux.
2. Pourquoi c’est important ?
Aujourd’hui, beaucoup de gens :
- Croient des fausses infos sur la santé.
- Ne font pas confiance aux messages officiels.
- Ont du mal à comprendre les infos santé.
Ce cadre aide à : 🔹 Donner des infos fiables. 🔹 Écouter les gens et répondre à leurs questions. 🔹 Travailler ensemble pour une santé meilleure.
3. Les 4 grandes parties des compétences
A. Les bases à connaître
Ces compétences sont essentielles pour tout le monde.
Utiliser des infos scientifiques et des outils simples → Chercher des infos vrai et les expliquer clairement. → Exemple : Utiliser des images ou des vidéos courtes.
Respecter tout le monde → Parler à chacun sans jugement. → Adapter les messages aux différentes cultures et langues.
Être juste et équitable → Donner les mêmes chances à tous d’avoir des infos santé. → Exemple : Faire des documents en gros caractères ou en langue des signes.
Mettre les gens au centre → Écouter ce qu’ils disent. → Demander leur avis avant de faire des messages.
B. Comment bien communiquer ?
Des outils concrets pour agir.
Faire des recherches → Trouver des infos fiables avant de parler. → Exemple : Lire des études ou demander à des experts.
Rendre les infos faciles à comprendre → Utiliser des mots simples. → Éviter le jargon (les mots compliqués).
Créer des messages clairs → Écrire ou dessiner des infos faciles à lire. → Exemple : Utiliser des pictogrammes (petits dessins).
Utiliser tous les outils → Parler en personne, sur les réseaux sociaux, à la radio… → Répondre aux questions des gens.
Surveiller les fausses infos → Vérifier ce qui circule sur Internet. → Corriger les erreurs rapidement.
C. Comment organiser le travail ?
Des étapes pour bien faire.
Préparer un plan → Se fixer des objectifs clairs. → Exemple : "Expliquer la vaccination à 100 personnes".
Vérifier si ça marche → Demander aux gens : "Avez-vous compris ?" → Changer les messages si besoin.
Faire attention aux problèmes → Certains messages peuvent faire peur ou blesser. → Exemple : Ne pas montrer que des images tristes.
D. À quoi ça sert ?
Les résultats qu’on veut obtenir.
Donner du pouvoir aux gens → Les aider à prendre soin de leur santé. → Exemple : Leur apprendre à trouver des infos fiables.
Défendre les droits en santé → Dire aux dirigeants : "Il faut agir !" → Exemple : Réclamer plus de médecins dans un quartier.
Travailler avec d’autres → S’allier avec des associations, des écoles, des médias. → Partager les idées et les ressources.
Utiliser ce qu’on sait pour changer les choses → Montrer aux décideurs : "Voici ce qu’il faut faire !"
4. Exemples concrets
Pour les professionnels :
- Former les équipes à parler simplement.
- Créer des groupes de discussion avec les habitants.
Pour les bénévoles :
- Aider à traduire des documents.
- Organiser des ateliers pour expliquer la santé.
5. Comment faire en pratique ?
| Problème | Solution | Outil |
|---|---|---|
| Les gens ne comprennent pas. | Utiliser des mots simples et des images. | Fiches FALC, vidéos courtes. |
| Les fausses infos circulent. | Vérifier les infos et partager les bonnes. | Sites officiels, experts. |
| Les gens ne font pas confiance. | Les écouter et répondre à leurs questions. | Réunions, boîtes à idées. |
6. Résumé en 3 points
- Écouter et respecter les gens.
- Donner des infos claires et vraies.
- Travailler ensemble pour une meilleure santé.
💡 Le saviez-vous ? Ce cadre a été fait avec des professionnels et des bénévoles. Il est testé et approuvé par 96 % des experts !
Vous voulez en savoir plus ? → Parlez-en à votre équipe ou votre association. → Cherchez des formations près de chez vous.
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1. Fondations
Les bases pour toutes les actions de communication.
Théorie et preuve Utiliser des théories, des outils et des bonnes pratiques scientifiques pour créer des messages.
Valeurs Baser la communication sur des valeurs comme la justice, l’équité et l’éthique.
Équité Inclure l’équité et l’inclusion dans tous les messages et actions.
Culture Communiquer en tenant compte de la culture, de la langue et des expériences des gens.
Centré sur la communauté Impliquer les communautés dans la création des messages (écouter, co-construire).
2. Savoir-faire
Les compétences pratiques pour communiquer efficacement.
Recherche Utiliser des recherches et des données pour préparer les messages.
Littératie en santé Adapter les infos pour qu’elles soient faciles à comprendre et à utiliser.
Confiance Créer des messages clairs, honnêtes et adaptés aux différents publics.
Design Concevoir des supports (textes, images, vidéos) accessibles et attrayants.
Communication bidirectionnelle Utiliser des outils (réseaux sociaux, réunions) pour échanger avec le public.
Environnement informationnel Surveiller les infos qui circulent et répondre aux fausses nouvelles.
3. Processus
Les étapes pour organiser la communication.
Planifier et mettre en œuvre Préparer des actions avec des objectifs clairs, des partenaires et un calendrier.
Évaluer Vérifier si les messages sont compris et utiles, et les améliorer si nécessaire.
Limites et risques Identifier les problèmes possibles (ex. : messages mal compris, exclusion) et les éviter.
4. Résultats
Les impacts recherchés par la communication.
Autonomisation Aider les gens à comprendre et agir pour leur santé.
Plaidoyer Utiliser la communication pour influencer les décisions (ex. : politiques publiques).
Partenariats Travailler avec d’autres acteurs (associations, médias, décideurs).
Mobilisation Partager des preuves et des savoirs pour améliorer les programmes de santé.