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Comprendre des difficultés face à l'écrit plus fréquentes dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville

✍️ Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) / Agence Nationale de Cohésion des Territoires (ANCT) — Florian Simonnet — Septembre 2024
21 février 2026 par
Comprendre des difficultés face à l'écrit plus fréquentes dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🔍💡 Illettrisme en QPV : 13% des habitants concernés, 4 fois plus qu'ailleurs. L'enquête INSEE 2022 révèle des difficultés massives face à l'écrit impactant emploi, démarches administratives et inclusion numérique. Des solutions territoriales existent pour agir concrètement auprès des publics éloignés de l'autonomie.


Source :     📒 Comprendre des difficultés face à l'écrit plus fréquentes dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville 📜🔗LIEN 

Au coeur du sujet 

1. RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Des écarts massifs révélés par une enquête nationale inédite

En 2022-2023, l'enquête Formation tout au long de la vie (FLV) de l'INSEE, co-financée par l'ANCT, établit pour la première fois une comparaison précise entre habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et population générale. Les résultats montrent que 28% des résidents en QPV âgés de 18-64 ans sont en situation préoccupante face aux domaines fondamentaux de l'écrit (lecture, compréhension, production écrite), contre 6% hors QPV. Parmi eux, 13% sont en situation d'illettrisme après avoir été scolarisés en France, soit près de 4 fois plus qu'ailleurs (3,5%). Dans les DROM, la moitié des habitants de QPV présente des difficultés sévères. L'étude identifie les populations les plus touchées : personnes de plus de 55 ans, sans diplôme, au chômage, scolarisées à l'étranger, avec un écart femmes-hommes marqué en numératie (25% contre 19% en QPV).

Impact concret sur l'autonomie administrative et l'emploi

Les difficultés à l'écrit entraînent une vulnérabilité accrue face aux démarches numériques : 29% des personnes en situation préoccupante en QPV n'effectuent aucune démarche administrative par Internet, contre 8,5% pour celles sans difficulté. L'analyse multivariée confirme que résider en QPV double le risque d'illettrisme à profil socio-démographique comparable. Le document présente les actions menées par l'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (ANLCI) et les Centres de Ressources de la Politique de la Ville (CRPV), incluant sensibilisation, formation des professionnels, accompagnement territorial et programmes ciblés comme FAMILIRE dans les DROM.

2. POINTS CLÉS DU DOCUMENT

  • Mesurer précisément l'illettrisme en QPV grâce à l'enquête FLV 2022-2023 portant sur 16 000 personnes dont 2 500 résidents en QPV, avec des exercices évaluant lecture, compréhension, production écrite et numératie (p. 5)

  • Identifier les profils les plus vulnérables : 57% des résidents QPV scolarisés à l'étranger en difficulté, 18% des 55-64 ans illettrés en QPV, 35% des chômeurs en QPV en situation préoccupante (p. 7-8)

  • Démontrer l'effet territoire à profil égal : l'analyse de régression logistique établit que résider en QPV multiplie par 2 le risque d'illettrisme indépendamment de l'âge, du sexe, du diplôme ou de la situation d'emploi (p. 10-11)

  • Quantifier l'impact sur l'autonomie numérique : 29% des personnes en difficulté à l'écrit en QPV ne font aucune démarche administrative en ligne, entravant accès aux droits, emploi et services publics (p. 12-13)

  • Cartographier les réponses territoriales : mobilisation de l'ANLCI, du CNV et des CRPV avec actions de sensibilisation, formations, ingénierie territoriale et programme FAMILIRE dans les DROM (p. 14-15)

3. PISTES D'ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX

Repérer précocement les situations d'illettrisme en organisant des actions de sensibilisation auprès des professionnels de première ligne (travailleurs sociaux, médiateurs, agents d'accueil) pour identifier les personnes en difficulté dès les premiers contacts et les orienter vers des formations adaptées (p. 14-15).

Adapter l'accompagnement selon le profil linguistique en distinguant les besoins de formation : compétences de base lorsque le français est langue maternelle, Français Langue Étrangère (FLE) pour les personnes allophones, avec une attention particulière aux 57% de résidents QPV scolarisés à l'étranger (p. 7, 14).

Déployer des dispositifs d'accompagnement numérique ciblés en soutenant les actions de cybers écrivains publics recommandées par le CNV (2018) pour pallier les difficultés liées à l'illectronisme, sachant que 29% des personnes en difficulté à l'écrit en QPV ne font pas de démarches administratives en ligne (p. 12-13, 14).

Mobiliser les Centres de Ressources Politique de la Ville (CRPV) pour bénéficier d'ingénierie territoriale, d'animation d'échanges de pratiques entre acteurs et de formation professionnelle (exemples : webinaires IREV Hauts-de-France, cycles de qualification ORIV Grand-Est, actions RésO Villes Bretagne Pays de Loire) (p. 15).


4. Autres références


RESSOURCES ADDITIONNELLES

5. ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS DE PRATIQUES EN SANTÉ

Littératie : Le document propose un cadre de mesure objectif des compétences en lecture, compréhension et production écrite via des exercices standardisés, mais ne fournit pas d'outils pédagogiques adaptés aux différents niveaux de littératie (p. 5-6).

Empowerment : Les bénéficiaires sont uniquement enquêtés pour mesurer leurs compétences, sans participation à la conception de l'étude ni aux plans d'action qui en découlent.

Participation : Aucun mécanisme de co-construction n'est décrit — l'étude reste descendante, pilotée par l'INSEE et l'ANCT sans consultation des habitants concernés.

Santé communautaire : La dimension collective est absente du document qui traite l'illettrisme comme problème individuel, sans aborder les dynamiques collectives de quartier ou d'entraide.

Éthique : L'étude identifie des biais liés au pays de naissance et de scolarisation mais n'interroge pas les facteurs systémiques (discriminations, ségrégation territoriale, inégalités scolaires précoces) expliquant ces écarts (p. 7).

Droits humains : Le document reconnaît implicitement les inégalités d'accès aux droits administratifs liées à l'illettrisme mais ne pose pas explicitement la maîtrise de l'écrit comme droit fondamental (p. 12).

Intersectorialité : Des partenariats entre INSEE, ANCT, ANLCI et CRPV sont mentionnés mais restent techniques, sans ouverture vers santé, emploi, logement ou éducation (p. 14-15).

Partenariat : La coordination entre ANLCI et CRPV est structurée avec actions régionales documentées, mais aucun modèle formalisé de collaboration multi-acteurs n'est présenté (p. 14-15).

Lutte contre les discriminations : Les données sont désagrégées par sexe, âge, diplôme, situation d'emploi et pays de scolarisation permettant d'objectiver les inégalités, mais le non-jugement des personnes concernées et la valorisation de la diversité linguistique ne sont pas évoqués (p. 6-8).

Synthèse : Document statistique rigoureux quantifiant les écarts mais limité sur les dimensions participatives, éthiques et intersectorielles d'une approche globale de santé communautaire.

6. ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE

Pertinence scientifique : Très élevée. L'étude s'appuie sur l'enquête Formation tout au long de la vie (FLV) 2022-2023 de l'INSEE, échantillon robuste de 16 000 personnes dont 2 500 résidant en QPV. Méthodologie rigoureuse avec exercices standardisés issus de l'enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ), analyse multivariée par régression logistique contrôlant les variables confondantes (âge, sexe, diplôme, emploi, pays de scolarisation). Les définitions sont précises (illettrisme, numératie, littératie) et alignées sur celles de l'ANLCI. Les résultats sont contextualisés statistiquement avec intervalles de confiance. Les données datent de 2022-2023, garantissant l'actualité.

Pertinence opérationnelle : Moyenne. Le document fournit un diagnostic territorial précis et identifie les publics prioritaires, permettant le ciblage des actions. Il cartographie les ressources existantes (ANLCI, CRPV) et documente des actions régionales concrètes. Cependant, il n'offre pas d'outils d'intervention directement utilisables sur le terrain (pas de grilles d'évaluation, pas de supports pédagogiques, pas de protocoles d'accompagnement). Les acteurs doivent se tourner vers d'autres ressources pour la mise en œuvre opérationnelle.

Transparence : Auteurs et structures clairement identifiés (ONPV, ANCT, Florian Simonnet rédacteur). Sources de données explicites (INSEE-ANLCI). Aucune mention de conflits d'intérêts. Cependant, les limites méthodologiques sont peu discutées (notamment la simplification du module Compétences rendant les comparaisons avec enquêtes IVQ antérieures délicates, mentionnée p. 5).

Recommandation : Ressource fiable à utiliser comme référence pour le diagnostic territorial et le plaidoyer, mais à compléter par des guides méthodologiques et outils pédagogiques concrets pour l'intervention de terrain (voir références complémentaires).

7. QCM — 5 QUESTIONS POUR PROFESSIONNELS ET BÉNÉVOLES

PARTIE 1 — Présentation du QCM

Question 1 : Quel pourcentage d'habitants des QPV âgés de 18-64 ans sont en situation d'illettrisme selon l'enquête FLV 2022-2023 ?

a) 3,5%

b) 8%

c) 13%

d) 28%

Question 2 : Dans les domaines fondamentaux de l'écrit (lecture, compréhension, production), quel exercice pose le plus de difficultés aux habitants des QPV ?

a) La lecture

b) La production de mots écrits

c) La compréhension d'un texte

d) Les difficultés sont identiques pour les trois domaines

Question 3 : Parmi les résidents en QPV ayant débuté leur scolarité à l'étranger, quelle proportion se trouve en situation préoccupante dans au moins un domaine fondamental de l'écrit ?

a) 13%

b) 28%

c) 43%

d) 57%

Question 4 : À profil socio-démographique comparable, quel est le facteur multiplicateur du risque d'illettrisme pour une personne résidant en QPV par rapport à une personne hors QPV ?

a) 1,5

b) 2

c) 3

d) 4

Question 5 : Parmi les personnes en situation préoccupante à l'écrit en QPV, quel pourcentage n'effectue aucune démarche administrative par Internet ?

a) 8,5%

b) 12%

c) 19%

d) 29%

PARTIE 2 — Correction commentée

Question 1 : Quel pourcentage d'habitants des QPV âgés de 18-64 ans sont en situation d'illettrisme selon l'enquête FLV 2022-2023 ?

✅ Réponse correcte : c) 13%

📝 Explication : L'enquête établit que 13% des habitants des QPV sont en situation d'illettrisme (ayant débuté leur scolarité en France), soit près de 4 fois plus que les 3,5% observés hors QPV. Ce chiffre ne concerne que les personnes scolarisées en France — il est distinct des 28% en situation préoccupante globale incluant les personnes scolarisées à l'étranger. — Source : p. 9

Question 2 : Dans les domaines fondamentaux de l'écrit (lecture, compréhension, production), quel exercice pose le plus de difficultés aux habitants des QPV ?

✅ Réponse correcte : c) La compréhension d'un texte

📝 Explication : L'exercice de lecture pose le moins de difficultés (16% en situation préoccupante en QPV). La production de mots écrits et la compréhension d'un texte atteignent des niveaux similaires autour de 24% en situation préoccupante, avec une légère prévalence pour la compréhension. L'écart avec la population hors QPV est particulièrement marqué pour ces deux domaines. — Source : p. 6

Question 3 : Parmi les résidents en QPV ayant débuté leur scolarité à l'étranger, quelle proportion se trouve en situation préoccupante dans au moins un domaine fondamental de l'écrit ?

✅ Réponse correcte : d) 57%

📝 Explication : Cette proportion est massive : 57% des résidents en QPV scolarisés à l'étranger présentent des difficultés préoccupantes, contre 13% pour ceux ayant débuté leur scolarité en France. Hors QPV, ces chiffres sont respectivement de 43% (scolarisés à l'étranger) et 3,5% (scolarisés en France), confirmant un effet cumulatif entre territoire et parcours migratoire. — Source : p. 7

Question 4 : À profil socio-démographique comparable, quel est le facteur multiplicateur du risque d'illettrisme pour une personne résidant en QPV par rapport à une personne hors QPV ?

✅ Réponse correcte : b) 2

📝 Explication : L'analyse de régression logistique, qui contrôle l'effet du sexe, de l'âge, du niveau de diplôme, de la situation d'emploi et du pays de naissance, établit un odds ratio proche de 2 pour les résidents en QPV. Cela signifie qu'à caractéristiques socio-démographiques identiques, le simple fait de résider en QPV double le risque d'illettrisme, révélant un effet territoire spécifique. — Source : p. 10-11

Question 5 : Parmi les personnes en situation préoccupante à l'écrit en QPV, quel pourcentage n'effectue aucune démarche administrative par Internet ?

✅ Réponse correcte : d) 29%

📝 Explication : Cette corrélation forte entre difficulté à l'écrit et non-recours au numérique administratif (29% contre 8,5% chez les personnes sans difficulté à l'écrit en QPV) illustre l'impact concret de l'illettrisme sur l'autonomie administrative et l'accès aux droits. La régression logistique confirme que les difficultés à l'écrit complexifient fortement la réalisation autonome de démarches en ligne. — Source : p. 12-13

8. FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ) — 7 QUESTIONS

1. Quelle est la différence entre "situation préoccupante à l'écrit" et "illettrisme" dans cette étude ?

Une personne est en "situation préoccupante" lorsqu'elle obtient moins de 60% de réussite aux exercices de lecture, compréhension ou production écrite, quelle que soit son origine scolaire. L'illettrisme concerne uniquement les personnes en situation préoccupante ayant débuté leur scolarité en France. Ainsi, 28% des habitants en QPV sont en situation préoccupante, dont 13% en situation d'illettrisme (les autres 15% ont été scolarisés à l'étranger).

Source : p. 4-5, 9

2. Pourquoi les femmes réussissent-elles mieux à l'écrit mais moins bien en numératie ?

Dans les QPV, 13% des femmes sont en incapacité de faire les exercices d'écrit contre 11% des hommes. Les femmes réussissent mieux dans l'exercice de production de mots écrits mais présentent un décrochage significatif en numératie : 25% sont en situation préoccupante contre 19% des hommes. Ce décalage genré en mathématiques se retrouve également hors QPV et reflète des inégalités éducatives persistantes.

Source : p. 7

3. Existe-t-il des différences d'illettrisme entre les tranches d'âge en QPV ?

Oui, les plus âgés sont davantage touchés : 18% des 55-64 ans en QPV sont illettrés contre 10% des 18-24 ans. Cependant, l'analyse multivariée révèle un effet paradoxal : à niveau de diplôme et situation d'emploi égaux, les 25-54 ans sont moins illettrés que les 18-24 ans, car ces derniers sont surreprésentés en situation d'études, masquant leurs difficultés réelles.

Source : p. 9-10

4. Les difficultés à l'écrit empêchent-elles vraiment de faire des démarches administratives en ligne ?

Oui, la corrélation est forte : 29% des personnes en difficulté à l'écrit en QPV n'effectuent aucune démarche administrative par Internet (demande de prestation sociale, inscription France Travail, documents administratifs), contre 8,5% des personnes sans difficulté à l'écrit. La régression logistique confirme que les difficultés à l'écrit complexifient fortement l'autonomie administrative numérique, cumulant illettrisme et illectronisme.

Source : p. 12-13

5. Quelle est la situation dans les DROM par rapport à la métropole ?

Les DROM connaissent des difficultés plus marquées : 1 habitant sur 5 est en situation préoccupante (contre 8% en France entière), 1 sur 4 éprouve des difficultés modérées. Parmi les résidents en QPV des DROM, 1 personne sur 2 est en situation préoccupante et plus d'un quart sont en situation d'illettrisme. Les profils touchés (âge, diplôme, scolarisation) sont similaires à la métropole mais l'ampleur est supérieure.

Source : p. 11

6. À qui s'adresser pour mettre en place des actions de lutte contre l'illettrisme dans mon territoire ?

L'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (ANLCI) coordonne les actions nationales et anime l'Observatoire national de l'illettrisme et de l'illectronisme (www.anlci.gouv.fr). Les Centres de Ressources de la Politique de la Ville (CRPV) régionaux offrent sensibilisation, formation des professionnels, ingénierie territoriale et animation d'échanges de pratiques. Des actions spécifiques existent dans chaque région (ORIV Grand-Est, IREV Hauts-de-France, RésO Villes Bretagne, etc.).

Source : p. 14-15

7. Quelles actions concrètes ont fait leurs preuves sur le terrain ?

Les CRPV ont développé plusieurs modalités efficaces : actions de sensibilisation pour repérer les personnes en difficulté dès le premier contact ; formations de professionnalisation des acteurs de terrain ; accompagnement de dynamiques territoriales par l'ingénierie ; cybers écrivains publics pour pallier l'illectronisme (recommandation CNV 2018) ; programme FAMILIRE dans les DROM combinant ateliers savoirs de base, soutien à la parentalité et activités socio-culturelles. Des webinaires et ressources documentaires sont disponibles sur les sites des CRPV.

Source : p. 14-15

9. RÉÉCRITURE EN FALC

Qu'est-ce que l'illettrisme ?

L'illettrisme, c'est avoir du mal à lire, écrire et compter.

Cela concerne des personnes qui sont allées à l'école en France.

Elles ont appris à lire et écrire quand elles étaient enfants.

Mais arrivées adultes, c'est devenu difficile.

Les chiffres dans les quartiers prioritaires

Une enquête a été faite en 2022 et 2023.

Elle a posé des questions à 16 000 personnes en France.

Parmi elles, 2 500 habitent dans des quartiers prioritaires.

Ces quartiers s'appellent QPV.

Voici ce que l'enquête a trouvé :

  • Dans les QPV, 13 personnes sur 100 ont des difficultés importantes pour lire et écrire.

  • Hors des QPV, seulement 3 ou 4 personnes sur 100 ont ces difficultés.

  • C'est 4 fois plus dans les QPV.

  • Dans les QPV, 28 personnes sur 100 ont du mal avec l'écrit.

  • Parmi elles, certaines n'ont pas été à l'école en France.

Qui est touché ?

Les personnes les plus touchées sont :

  • Les personnes de plus de 55 ans.

  • Les personnes sans diplôme.

  • Les personnes qui cherchent du travail.

  • Les personnes qui ont été à l'école dans un autre pays.

Les femmes ont plus de difficultés avec les chiffres.

25 femmes sur 100 en QPV ont du mal avec les mathématiques.

Chez les hommes, c'est 19 sur 100.

Les conséquences dans la vie quotidienne

Avoir du mal avec l'écrit, ça complique la vie.

  • C'est difficile de faire des papiers administratifs sur Internet.

  • 29 personnes sur 100 en difficulté avec l'écrit ne font aucune démarche en ligne.

  • Elles ne peuvent pas demander une aide sociale.

  • Elles ne peuvent pas s'inscrire à Pôle Emploi.

  • Elles ne peuvent pas demander un logement social.

C'est plus difficile de trouver un travail.

C'est plus difficile de faire valoir ses droits.

Les solutions qui existent

Il y a des organismes qui aident :

  • L'ANLCI aide à lutter contre l'illettrisme en France.

  • Les Centres de Ressources aident dans chaque région.

Ils font plusieurs choses :

  • Repérer les personnes en difficulté.

  • Orienter vers des formations.

  • Former les professionnels qui accompagnent.

  • Aider les personnes avec un ordinateur.

Dans les DOM-TOM, il y a le programme FAMILIRE.

Il aide les parents et les enfants ensemble.

Ce qu'il faut retenir

L'illettrisme touche beaucoup de personnes dans les QPV.

C'est 4 fois plus que dans les autres quartiers.

Cela empêche de faire des choses simples du quotidien.

Mais des solutions existent pour aider les personnes.

Il faut en parler et orienter vers les bons services.

10. HASHTAGS STRATÉGIQUES

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