🔍💡 Prévention en santé : 7 leviers concrets pour outiller les maires face aux inégalités de santé, aux déserts médicaux et aux crises climatiques.🏛️🤝 Contrats locaux de santé, médiation, participation citoyenne : des clés opérationnelles pour faire de la commune un acteur central du « dernier kilomètre » de la santé.
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : 📒 Les 7 propositions concrètes et pragmatiques du Cercle Prévention & Santé 📜🔗LIEN
Consulter les autres propositions aux candidats et la synthèse réalisée par Pratiques en Santé - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/politiques-10/tour-dhorizon-des-propositions-aux-candidats-elections-municipales-2026-france-5589
Au coeur du sujet
1. Résumé analytique
Contexte municipal et enjeux de santé
Le document part du constat que la santé est désormais la première attente des Français vis‑à‑vis de leurs futurs maires, devant la sécurité des biens, dans un contexte de désertification médicale et de montée des maladies chroniques. Les communes et intercommunalités sont présentées comme des acteurs structurants du parcours de santé, du fait de leurs compétences en urbanisme, éducation, prévention des risques, restauration collective et action sociale. Face aux inégalités sociales de santé et aux défis environnementaux, les municipalités disposent de leviers immédiats sur les environnements de vie, mais peinent à inscrire la prévention comme axe transversal des politiques locales. Le Cercle Prévention & Santé, créé en 2018, propose ici un cadre d’action destiné aux équipes municipales à l’approche des élections de mars 2026, en s’appuyant sur ses travaux et ceux de partenaires professionnels et associatifs.
Contenu opérationnel des 7 propositions
Les sept propositions visent à intégrer la prévention dans les politiques d’urbanisme, les partenariats (CLS, CPAM–CCAS, Maisons Sport‑Santé), l’aller‑vers et la médiation, les interventions ciblées dans les établissements scolaires et sociaux, la participation citoyenne, le pilotage politique via un élu « référent prévention », et enfin la pluriannualité du financement des actions locales de santé. Chaque axe est illustré par des exemples concrets (PLU intégrant la santé, MSS de Mérignac, conférences publiques type « Lundis de la santé », partenariats dépistage cancer du sein, etc.) et articule systématiquement santé, social et environnement. Le document fournit un socle stratégique et pragmatique pour inscrire la prévention au cœur du mandat municipal, en ciblant particulièrement les publics vulnérables et les territoires en tension.
2. Points clés du document
Intégrer systématiquement la prévention en santé dans les politiques d’aménagement et d’urbanisme (PLU/PLUi, résilience climatique, plans communaux de sauvegarde) (p. 2).
Utiliser les contrats locaux de santé et les conventions (CPAM–CCAS, Maisons Sport‑Santé) pour déployer une approche « One Health » territorialisée (p. 2).
Structurer des actions d’aller‑vers et de médiation en santé en s’appuyant sur CCAS, CPTS, MSP et associations de patients pour toucher les publics qui en ont le plus besoin (p. 2–3).
Ouvrir les établissements recevant du public (écoles, structures extrascolaires, lieux pour seniors) aux professionnels de santé volontaires pour des actions de prévention ciblées (p. 3).
Créer un « référent prévention » au sein de chaque commune ou intercommunalité et promouvoir des financements pluriannuels des politiques locales de santé (p. 3–4).
3. Pistes d’action pour les acteurs locaux
Introduire un « volet santé » obligatoire dans l’élaboration ou la révision du PLU/PLUi, incluant mobilités actives, végétalisation, lutte contre les îlots de chaleur, préparation aux crises sanitaires (p. 2).
Négocier ou réviser un contrat local de santé avec l’ARS en y intégrant explicitement une approche « Une seule santé » et des objectifs de réduction des inégalités sociales de santé (p. 2).
Lancer un appel à manifestation d’intérêt local pour des actions d’aller‑vers (dépistage, vaccination, prévention chronique) en partenariat avec CPTS, MSP, MSS et associations de patients (p. 2–3).
Instituer un adjoint ou conseiller municipal « prévention en santé » chargé du suivi transversal des actions, ainsi qu’un plan pluriannuel de prévention articulé au CLS (p. 3–4).
4. Autres références
🔍➕ Consulter les autres propositions aux candidats et la synthèse réalisée par Pratiques en Santé - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/politiques-10/tour-dhorizon-des-propositions-aux-candidats-elections-municipales-2026-france-5589
RESSOURCES ADDITIONNELLES
5. Analyse transversale — Valeurs de Pratiques en Santé
Littératie : Le document utilise un langage accessible pour des élus, mais ne propose pas d’outils spécifiques d’adaptation aux différents niveaux de compréhension des habitants.
Empowerment : Les bénéficiaires sont surtout envisagés comme publics cibles des politiques, l’implication directe des habitants dans la co‑conception des actions reste peu détaillée, excepté via les budgets participatifs ou réunions publiques.
Participation : Le texte valorise explicitement réunions publiques, référendums locaux et budgets participatifs santé, sans décrire de dispositifs structurés de co‑construction continue.
Santé communautaire : La dimension collective est présente via l’échelon communal, les villages santé, événements de dépistage et mobilisation des acteurs du territoire.
Éthique : Les inégalités sociales de santé et la vulnérabilité de certains publics sont mentionnées, mais les biais culturels ou sociaux ne sont pas analysés de façon systématique.
Droits humains : L’approche est compatible avec l’équité et l’inclusion, notamment via l’accès aux soins et la prévention pour les publics vulnérables, mais sans référence explicite aux droits humains.
Intersectorialité : Le document insiste sur les coopérations entre urbanisme, éducation, sport, social, santé et environnement, notamment via le CLS et l’approche One Health.
Partenariat : Des modèles de collaboration sont décrits (CPAM–CCAS, CPTS, MSP, MSS, ARS, associations de patients), mais sans formalisation détaillée des modes de gouvernance.
Lutte contre les discriminations : Les discriminations ne sont pas nommées explicitement, mais la prise en compte des publics vulnérables et des inégalités de santé va dans le sens du non‑jugement et de la diversité.
Synthèse finale : Le document répond globalement aux critères de participation, d’intersectorialité et d’équité, mais reste peu explicite sur les droits humains et la lutte contre les discriminations.
6. Évaluation de la fiabilité de la ressource
Pertinence scientifique : Le document s’appuie sur un sondage CSA–France Assos Santé récent sur les attentes vis‑à‑vis des maires, cohérent avec les données disponibles, et sur des dispositifs reconnus (CLS, MSS, CPTS, CPAM–CCAS), mais ne détaille pas de méthodologie d’évaluation d’impact des propositions.
Pertinence opérationnelle : La ressource est fortement orientée vers l’action, avec des leviers précis (urbanisme, partenariats, référent prévention, pluriannualité des financements), directement mobilisables par des élus locaux.
7. QCM — 5 questions
Partie 1 — Questions (sans les réponses)
Question 1 (p. 1–2)
Quelle est aujourd’hui, selon l’enquête CSA–France Assos Santé, la première attente des Français vis‑à‑vis de leurs futurs maires ?
a) La sécurité des biens et des personnes
b) La santé
c) La gestion des finances locales
d) Le développement économique
Question 2 (p. 2)
Quel outil est porté conjointement par l’ARS et une collectivité territoriale pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé ?
a) Le plan communal de sauvegarde
b) Le contrat local de santé
c) Le schéma régional d’aménagement
d) Le plan local d’urbanisme
Question 3 (p. 2–3)
Quelle structure municipale est explicitement citée comme appui possible pour les actions d’aller‑vers et de médiation en santé ?
a) Le service voirie
b) Le centre communal d’action sociale (CCAS)
c) Le service des sports
d) La police municipale
Question 4 (p. 3)
Quel type d’établissement recevant du public est mentionné comme lieu privilégié pour des actions de prévention menées par des professionnels de santé volontaires ?
a) Les bureaux de vote
b) Les centres commerciaux
c) Les établissements scolaires
d) Les gares routières
Question 5 (p. 3–4)
Quelle mesure symbolique est proposée après les élections pour affirmer la place de la prévention en santé dans la municipalité ?
a) Créer une nouvelle taxe santé locale
b) Nommer un « référent prévention » au sein de la commune ou intercommunalité
c) Fermer les structures de soins privées
d) Supprimer le contrat local de santé
Ordre des bonnes réponses choisi : b / b / b / c / b.
Partie 2 — Correction commentée
Question 1 (p. 1–2)
Quelle est aujourd’hui, selon l’enquête CSA–France Assos Santé, la première attente des Français vis‑à‑vis de leurs futurs maires ?
✅ Réponse correcte : b) La santé
📝 Explication : Le document indique que la santé est devenue la première attente des Français vis‑à‑vis de leurs futurs maires, devant la sécurité des biens, en s’appuyant sur une enquête CSA pour France Assos Santé de novembre 2025.
Question 2 (p. 2)
Quel outil est porté conjointement par l’ARS et une collectivité territoriale pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé ?
✅ Réponse correcte : b) Le contrat local de santé
📝 Explication : Le contrat local de santé est défini comme un outil partagé entre l’ARS et une collectivité, visant à réduire les inégalités territoriales et sociales de santé et à articuler projet régional de santé et projets locaux.
Question 3 (p. 2–3)
Quelle structure municipale est explicitement citée comme appui possible pour les actions d’aller‑vers et de médiation en santé ?
✅ Réponse correcte : b) Le centre communal d’action sociale (CCAS)
📝 Explication : Le texte précise que les maires peuvent s’appuyer sur les CCAS pour renforcer l’impact des actions de prévention et de médiation en santé, notamment auprès des publics les plus vulnérables.
Question 4 (p. 3)
Quel type d’établissement recevant du public est mentionné comme lieu privilégié pour des actions de prévention menées par des professionnels de santé volontaires ?
✅ Réponse correcte : c) Les établissements scolaires
📝 Explication : Le document insiste sur l’intérêt de permettre l’entrée de professionnels de santé dans les établissements scolaires et cadres extrascolaires pour promouvoir dès le plus jeune âge des habitudes favorables à la santé.
Question 5 (p. 3–4)
Quelle mesure symbolique est proposée après les élections pour affirmer la place de la prévention en santé dans la municipalité ?
✅ Réponse correcte : b) Nommer un « référent prévention » au sein de la commune ou intercommunalité
📝 Explication : L’auteur propose qu’après les élections, la municipalité nomme un adjoint ou conseiller « prévention en santé » chargé de suivre et de promouvoir l’intégration de la prévention dans l’ensemble des politiques locales, éventuellement doublé d’un référent à l’échelon intercommunal.
8. Foire aux questions (FAQ)
Pourquoi les maires sont‑ils considérés comme des acteurs du « dernier kilomètre » de la santé ?
Les maires disposent de compétences directes sur les environnements de vie (urbanisme, écoles, restauration, action sociale) et sont l’échelon le plus proche des préoccupations quotidiennes des citoyens, ce qui leur permet d’agir concrètement sur la prévention et l’accès aux soins. (p. 1–2)
Comment intégrer la prévention en santé dans un PLU ou PLUi ?
Il est proposé d’inclure un échange spécifique lors de l’élaboration du PLU/PLUi sur les conséquences du projet pour la prévention et d’y prévoir des mesures telles que mobilités actives, végétalisation, lutte contre les îlots de chaleur et urbanisme favorable à la santé. (p. 2)
À quoi sert un contrat local de santé pour une commune ?
Le CLS permet de lier le projet régional de santé aux priorités locales, de coordonner les acteurs et de développer des actions de promotion de la santé et de prévention adaptées aux besoins du territoire, en particulier pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. (p. 2)
Comment renforcer l’atteinte des publics éloignés des dispositifs de prévention ?
Le document recommande des actions d’aller‑vers et de médiation en santé, en s’appuyant sur les CCAS, les professionnels libéraux (via CPTS et MSP) et les associations de patients, avec des appels à manifestation d’intérêt et des partenariats formalisés. (p. 2–3)
Quel rôle les établissements scolaires peuvent‑ils jouer en prévention ?
Les écoles et structures extrascolaires sont identifiées comme des lieux clés pour transmettre précocement des habitudes favorables (nutrition, activité physique, usage des écrans) via des interventions de professionnels de santé volontaires et des échanges avec les enseignants. (p. 3)
Comment associer les citoyens aux décisions locales en santé ?
Le document propose des réunions publiques sur les enjeux de santé, des budgets participatifs orientés prévention, des référendums locaux sur des questions de santé et des événements dédiés lors de journées ou mois de sensibilisation. (p. 3)
Pourquoi la pluriannualité des financements est‑elle jugée indispensable ?
Les effets des politiques de prévention se mesurent sur plusieurs années et nécessitent une visibilité budgétaire, alors que certains financements liés aux CLS restent annualisés, ce qui freine la planification et la cohérence des projets locaux. (p. 4)
9. Réécriture en FALC (
Titre FALC
Prévenir la maladie dans la ville
Contexte FALC
Les habitants attendent surtout de leur maire qu’il s’occupe de leur santé.
Beaucoup de personnes ont du mal à voir un médecin ou un soignant.
La mairie peut agir sur les écoles, les rues, les repas et l’aide sociale.
Ces actions peuvent éviter des maladies et améliorer la vie de tous.
Le document donne 7 idées simples pour mieux faire de la prévention.
Apports FALC
Les élus ont des exemples concrets pour agir dans leur commune.
Ils peuvent travailler avec l’hôpital, les médecins, les associations et la CPAM.
Ils peuvent mieux toucher les personnes qui ne vont pas vers les soins.
Ils peuvent décider d’un responsable « prévention » dans la mairie.
Ils peuvent prévoir l’argent sur plusieurs années pour la santé.
Points clés FALC
Penser à la santé quand on construit la ville : rues, parcs, écoles.
Signer un contrat local de santé avec l’ARS et les partenaires.
Aller vers les personnes fragiles grâce au CCAS et aux soignants.
Ouvrir les écoles et lieux publics aux soignants qui font de la prévention.
Nommer un élu « prévention » et sécuriser l’argent dans le temps.