🏛️💡 La santé, levier d’action clé pour les maires en 2026 : 17 propositions concrètes pour transformer l’accès aux soins, la prévention et les environnements locaux. Un guide indispensable pour les élus et acteurs de terrain.
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : Manifeste de France Assos Santé – janvier 2026 📜🔗LIEN
Au coeur du sujet
Résumé analytique
Contexte et enjeux : La santé, une compétence municipale stratégique
Les communes sont en première ligne pour agir sur les déterminants de santé : cadre de vie, alimentation, mobilité, accès aux soins. Le manifeste de France Assos Santé souligne l’urgence d’une action locale renforcée, face à la dégradation de l’accès aux soins, aux inégalités territoriales et aux défis de prévention (alcool, alimentation, environnement). Il met en lumière le rôle unique des maires, notamment dans les petites et moyennes villes, pour répondre aux attentes des habitants et réduire les fractures sanitaires. Le document s’appuie sur des données récentes (Insee, Cour des comptes, études épidémiologiques) pour alerter sur les risques de renoncement aux soins, de déserts médicaux et d’exposition aux risques évitables (alcool, malbouffe, pollution).
Apports opérationnels : Des outils pour agir dès maintenant
Le manifeste propose des mesures immédiates et structurantes : diagnostics territoriaux de santé, création de maisons de santé pluriprofessionnelles, encadrement de la publicité pour l’alcool et les produits alimentaires peu sains, développement de la télémédecine inclusive, et intégration de la santé dans l’urbanisme. Il insiste sur la nécessité de co-construire des solutions avec les acteurs locaux (CPTS, associations, habitants) et de mobiliser des leviers juridiques (règlements locaux de publicité, droit de préemption). Les exemples concrets (ex : partenariat avec le Défi de janvier, médiation numérique) et les retours d’expérience (ex : succès des centres de santé coordonnés) en font un guide pratique pour les élus et les professionnels de terrain.
Améliorer l’accès aux soins
- Réaliser des diagnostics territoriaux de santé en partenariat avec l’ARS et l’Insee pour identifier les manques et adapter les solutions.
- Attirer les étudiants en médecine en formant des maîtres de stage universitaires et en offrant des logements aux internes.
- Soutenir les maisons de santé pluriprofessionnelles et les centres de santé pour favoriser l’exercice coordonné et attirer des médecins.
- Structurer la permanence des soins ambulatoires en partenariat avec les CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé).
- Intégrer les publics fragiles (handicap, précarité, illectronisme) dans les contrats locaux de santé.
- Développer la télémédecine inclusive, ancrée dans une logique territoriale et coordonnée avec les acteurs locaux.
- Garantir l’accès aux services numériques de santé en maintenant des guichets physiques et en formant des médiateurs numériques.
- Faciliter la compréhension de l’offre de soins via des points d’accueil, des ateliers et des guides locaux.
- Accompagner les personnes en fin de vie en formant les agents municipaux et en organisant des campagnes d’information.
Promouvoir la prévention et des environnements favorables à la santé
- Encadrer strictement la publicité pour l’alcool autour des lieux fréquentés par les jeunes (écoles, parcs, centres sportifs).
- Devenir partenaire du Défi de janvier pour sensibiliser à la réduction de la consommation d’alcool.
- Renforcer les contrôles de vente d’alcool aux mineurs et sanctionner les établissements en infraction.
- Limiter la publicité pour les produits alimentaires peu sains (Nutri-Score D/E) près des écoles et des lieux fréquentés par les enfants.
- Utiliser le droit de préemption pour éviter l’implantation de fast-foods près des écoles.
- Orienter la restauration collective vers des produits locaux, durables et sans additifs, en visant 100% de bio.
- Protéger les enfants des perturbateurs endocriniens dans les crèches, cantines et lieux d’accueil.
- Planifier un urbanisme favorable à la santé
Voir le détail dans l'article de France Asso - lien ci-dessus
Points à retenir
- Améliorer l’accès aux soins : Structurer l’offre ambulatoire de garde, attirer les médecins via des maisons de santé pluriprofessionnelles, et intégrer les publics fragiles (handicap, précarité) dans les contrats locaux de santé (p. 1-4).
- Lutter contre les déserts médicaux : Favoriser l’installation des étudiants en médecine via des stages accompagnés et des logements, et conditionner les aides à des projets collectifs plutôt qu’individuels (p. 2-3).
- Encadrer le marketing de l’alcool et de la malbouffe : Instaurer des périmètres d’interdiction de publicité autour des écoles et lieux fréquentés par les jeunes, et renforcer les contrôles de vente aux mineurs (p. 6-8).
- Promouvoir des environnements favorables à la santé : Végétaliser la ville, créer des zones à faibles émissions, et développer des cantines scolaires 100% durables (p. 9-10).
- Renforcer la prévention et l’éducation à la santé : Organiser des ateliers d’éducation à la santé, former les agents municipaux à la fin de vie, et soutenir des campagnes comme le Défi de janvier (p. 5-9).
Pistes d'action
- Utiliser le contrat local de santé pour identifier les manques et cofinancer des diagnostics territoriaux, en partenariat avec l’ARS et l’Insee (p. 2).
- Créer des maisons de santé pluriprofessionnelles et des centres de soins non programmés, en mobilisant les CPTS et les intercommunalités (p. 3).
- Mettre en place un règlement local de publicité restrictif pour limiter l’exposition des jeunes à l’alcool et aux produits Nutri-Score D/E (p. 7-8).
- Développer la télémédecine assistée dans des lieux équipés, avec un accompagnement humain pour les publics éloignés du numérique (p. 4).
Autres références
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur ➡️🔗
Enquête CSA pour France Assos Santé : Attentes des Français vis-à-vis de leur maire (2025) – Données sur l’adhésion citoyenne aux mesures de santé.
Attentes prioritaires : Les Français placent la santé en tête des priorités pour leurs maires (70 %), devant la sécurité et la lutte contre les incivilités, avec un accent particulier sur l’accès aux soins, surtout pour les plus de 50 ans et les personnes en situation de vulnérabilité.
Connaissance des compétences : Bien que les Français connaissent globalement les compétences des maires en santé (hygiène, prévention, accès aux soins), 55 % estiment manquer d’information sur les actions menées localement.
Mesures plébiscitées : Les actions les plus soutenues incluent la protection de la qualité de l’eau, la création de centres de santé, et la promotion de repas sains dans les cantines, ainsi que des mesures de régulation (publicités, fast-foods près des écoles).
Engagement citoyen : 92 % jugent utile d’associer les habitants aux décisions en santé, et 65 % sont prêts à s’investir pour représenter les patients, notamment les jeunes et les résidents des quartiers prioritaires.
Bilan : La santé municipale est perçue comme un enjeu central, mais les attentes en transparence et en participation citoyenne restent fortes.
RESSOURCES ADDITIONNELLES
Analyse transversale
Les points de repères - 📜🔗LIEN
Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé
- Littératie : Le manifeste recommande des documents en FALC et des ateliers de médiation numérique pour les publics éloignés (p. 4).
- Empowerment : Implication des habitants via des débats, ateliers et co-construction des projets (ex : Défi de janvier, p. 6).
- Participation : Mécanismes de co-construction avec les CPTS, associations et citoyens (p. 3, 9).
- Santé communautaire : Alliances locales (réseaux santé précarité, CPTS) et actions collectives (ex : zones sans tabac, p. 10).
- Éthique : Identification des biais d’accès aux soins (déserts médicaux, illectronisme) et propositions pour les réduire (p. 2-4).
- Droits humains : Respect de l’équité via l’accessibilité des lieux de soins et la lutte contre les discriminations (p. 4).
- Intersectorialité : Partenariats santé-social-urbanisme (ex : urbanisme favorable à la santé, p. 9-10).
- Lutte contre les discriminations : Prise en compte des publics vulnérables (handicap, précarité) dans les politiques locales (p. 4).
Synthèse : Le document répond aux critères de Pratiques en Santé, avec une approche inclusive, evidence-based et participative, mais pourrait approfondir les modèles économiques pour les petites communes.
Évaluation de la fiabilité de la ressource
Le manifeste s’appuie sur des sources officielles (Insee, Cour des comptes, études épidémiologiques), des données récentes (2024-2026), et des retours d’expérience concrets. Les propositions sont opérationnelles, adaptées aux réalités territoriales, et alignées sur les priorités de santé publique.
Questions à choix multiples
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quel est le principal levier proposé pour attirer les médecins dans les déserts médicaux ? a) Augmenter les aides financières individuelles b) Créer des maisons de santé pluriprofessionnelles et former des maîtres de stage universitaires c) Obliger les médecins à s’installer en zone rurale d) Supprimer les permanences des soins ambulatoires
Question 2 : Comment les communes peuvent-elles limiter l’exposition des jeunes à l’alcool ? a) En interdisant la vente d’alcool dans toute la ville b) En instaurant un règlement local de publicité restrictif autour des écoles c) En fermant tous les bars et restaurants d) En augmentant les taxes sur l’alcool
Question 3 : Quelle action est recommandée pour améliorer l’accès aux soins des publics précaires ? a) Installer des cabines de téléconsultation isolées b) Organiser des permanences de soins gratuites et des dispositifs mobiles de santé c) Supprimer les aides sociales d) Centraliser tous les soins à l’hôpital
Question 4 : Quel outil est suggéré pour faciliter la compréhension de l’offre de soins par les habitants ? a) Un numéro vert national b) Un guide local de la santé et des ateliers d’éducation à la santé c) Une application payante d) Un site internet en anglais
Question 5 : Pourquoi la télémédecine doit-elle être ancrée dans une logique territoriale ? a) Pour réduire les coûts b) Pour garantir un suivi médical continu et une orientation adaptée c) Pour remplacer les médecins d) Pour limiter l’accès aux soins
Partie 2 : Correction commentée
Question 1 : ✅ Réponse correcte : b) Créer des maisons de santé pluriprofessionnelles et former des maîtres de stage universitaires 📝 Explication : Ces structures favorisent l’exercice coordonné et attirent durablement les médecins, contrairement aux aides individuelles (p. 2-3).
Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) En instaurant un règlement local de publicité restrictif autour des écoles 📝 Explication : Cette mesure est plébiscitée par 80% de la population et permet de réduire l’influence du marketing de l’alcool sur les jeunes (p. 7).
Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) Organiser des permanences de soins gratuites et des dispositifs mobiles de santé 📝 Explication : Ces actions ciblent les publics éloignés du système de santé, en partenariat avec les associations (p. 4).
Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) Un guide local de la santé et des ateliers d’éducation à la santé 📝 Explication : Ces outils rendent l’offre de soins plus lisible et accessibles à tous (p. 5).
Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) Pour garantir un suivi médical continu et une orientation adaptée 📝 Explication : La télémédecine doit être intégrée aux réseaux locaux (CPTS, maisons de santé) pour éviter l’isolement des patients (p. 4).
Foire aux questions
Comment les petites communes peuvent-elles financer des maisons de santé pluriprofessionnelles ? Réponse : En mutualisant les ressources via les intercommunalités et en sollicitant des cofinancements (ARS, État). Des exemples de contrats locaux de santé sont détaillés p. 2-3.
Quels sont les risques si une commune n’agit pas contre la vente d’alcool aux mineurs ? Réponse : Hausse des comportements à risque (binge drinking) et sanctions pour les établissements (fermeture temporaire, retrait de licence), comme le montrent les données d’Addictions France (p. 7).
Comment impliquer les habitants dans les projets de santé ? Réponse : Organiser des débats, ateliers et campagnes (ex : Défi de janvier), et former les agents municipaux à la médiation (p. 6, 9).
Quels critères doivent respecter les projets de télémédecine soutenus par les maires ? Réponse : Accessibilité, continuité des soins, formation des professionnels, et inclusion numérique (p. 4).
Comment lutter contre la malbouffe dans les cantines scolaires ? Réponse : Orienter la commande publique vers des produits locaux et bio, et supprimer les additifs (p. 9).
Quels sont les bénéfices d’un urbanisme favorable à la santé ? Réponse : Réduction des maladies liées à la pollution, amélioration du bien-être (aires de jeu, mobilités douces), et économies sur les dépenses de santé (p. 9-10).
Comment évaluer l’impact des actions mises en place ? Réponse : Via des indicateurs de santé territoriale (ARS, Insee) et des enquêtes de satisfaction auprès des habitants (p. 2).
Facile à lire et à comprendre
La santé : une priorité pour les maires en 2026
(Manifeste de France Assos Santé – Janvier 2026)
Pourquoi la santé est importante pour les communes ?
Les maires peuvent agir pour la santé des habitants. Ils ont le pouvoir d’améliorer :
- L’accès aux médecins.
- Les écoles et les lieux de vie.
- L’environnement (air, eau, espaces verts).
- L’alimentation (cantines, magasins).
Les petites villes sont proches des habitants. Elles peuvent mieux comprendre leurs besoins.
Problèmes actuels :
- Il y a moins de médecins dans certaines zones.
- Certains habitants ne peuvent pas payer les soins.
- Les jeunes voient trop de publicités pour l’alcool et la malbouffe.
- Les personnes âgées ou précaires ont du mal à utiliser internet pour la santé.
Que propose le manifeste pour améliorer la santé ?
1. Faciliter l’accès aux médecins
- Créer des maisons de santé où plusieurs médecins travaillent ensemble. → Cela attire plus de médecins et améliore le suivi des patients.
- Aider les étudiants en médecine à s’installer dans les petites villes. → Leur offrir un logement et des stages accompagnés.
- Organiser des permanences de soins le soir et le week-end. → Pour que tout le monde puisse voir un médecin en urgence.
2. Protéger les jeunes de l’alcool et de la malbouffe
- Interdire les publicités pour l’alcool près des écoles et des parcs. → Les jeunes boivent moins quand ils voient moins de pubs.
- Contrôler la vente d’alcool aux mineurs. → Les commerçants doivent vérifier l’âge.
- Limiter les publicités pour les aliments trop gras ou sucrés près des écoles. → Pour éviter l’obésité et le diabète chez les enfants.
3. Aider les personnes en difficulté
- Organiser des permanences gratuites pour les personnes précaires.
- Proposer un accompagnement pour utiliser internet (prise de rendez-vous, dossier médical).
- Adapter les lieux de soins pour les personnes handicapées ou âgées.
4. Rendre la ville plus saine
- Créer des espaces verts et des pistes cyclables.
- Végétaliser les rues pour améliorer l’air.
- Interdire de fumer dans certains lieux publics.
- Servir des repas bio et locaux dans les cantines.
5. Impliquer les habitants
- Organiser des réunions pour parler des projets de santé.
- Former les agents de la mairie à la santé et à la fin de vie.
- Créer des guides simples pour expliquer où trouver des soins.
Exemples concrets
- Défi de janvier : Encourager les habitants à arrêter l’alcool pendant un mois.
- Ateliers santé : Apprendre à bien manger ou à utiliser les outils numériques.
- Médiation numérique : Aider les personnes à prendre des rendez-vous en ligne.
Pourquoi ce manifeste est utile ?
- Il donne des idées claires pour agir vite.
- Il s’appuie sur des données réelles (études, enquêtes).
- Il propose des solutions adaptées aux petites et grandes villes.