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Charte d’engagement pour la santé mentale au travail

✍️ Alliance pour la Santé Mentale, avec le soutien du Ministère du Travail et de l’Emploi - août 2025
30 août 2025 par
Charte d’engagement pour la santé mentale au travail
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🛠️🤝 Passez de l’intention à l’action: 4 axes concrets pour prévenir, former et soutenir vos équipes en 3 ans.

Saviez-vous qu’1 salarié sur 4 déclare être en mauvaise santé mentale ? Pourtant, le travail peut être un levier puissant de bien-être… à condition d’agir. Découvrez comment notre entreprise s’engage concrètement pour transformer cette réalité !

Cadre stratégique et engagement triennal

La charte propose un cadre d’engagement de trois ans pour intégrer la santé mentale au cœur de la stratégie sociale et managériale. Elle s’inscrit dans la Grande Cause nationale 2025 et vise des bénéfices convergents: qualité de vie au travail, attractivité, fidélisation, et performance durable. Les signataires s’engagent à planifier, suivre et évaluer des actions de prévention, à partager les retours d’expérience, et à renforcer un réseau d’entreprises engagées. Le texte articule obligations légales (DUERP, prévention des RPS) et amélioration continue, en reconnaissant le rôle-clé des managers et RH pour diffuser une culture commune.

Axes d’action opérationnels pour le terrain

Quatre axes structurent la mise en œuvre: sensibiliser et démystifier (y compris formations type secourisme en santé mentale), installer un cadre de dialogue social et professionnel sur l’organisation et les conditions de travail, améliorer en continu l’environnement et les pratiques (QVCT, attention aux publics spécifiques), et accompagner les situations individuelles (activité physique, sommeil, prévention des violences/discriminations, aménagements raisonnables, maintien en emploi). Le dispositif valorise les outils ANACT/INRS et les ressources externes (CSSCT, SPST), avec des indicateurs de suivi réguliers pour objectiver les progrès.

Source ➡️
Références complémentaires

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème - santé et travail ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/4-3-sante-et-travail et sur santé mentale et sur la santé mentale -  https://pratiquesensante.odoo.com/4-2-sante-mentale-et-psychique   ➡️🔗

dont 2 articles récemment référencés

📒 Santé mentale et travail | Boîte à outils - ✍️ Ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités - Juillet 2025 - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/outils-6/sante-mentale-et-travail-boite-a-outils-5114 

📒 Orientations relatives aux lieux de travail visant à soutenir les personnes souffrant de problèmes de santé mentale - ✍️ European Agency for Safety and Health at Work – EU-OSHA - mai 2024 - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/pratiques-15/orientations-relatives-aux-lieux-de-travail-visant-a-soutenir-les-personnes-souffrant-de-problemes-de-sante-mentale-5115 

Voir synthèse au bas de cet article  👇

Points clés du document
  • Gouvernance et cap à 3 ans: engagement écrit, pilotage, suivi-évaluation, partage de bonnes pratiques entre signataires .
  • 4 axes intégrés:
    • Sensibilisation et formation (dont secourisme en santé mentale) pour lever tabous et créer un langage commun .
    • Dialogue structuré sur prévention/QVCT/organisation avec toutes les parties prenantes (employeur, RH, managers, salariés) .
    • Amélioration continue des conditions de travail: vigilance managériale, QVCT orientée performance sociale/économique, focus publics spécifiques (aidants, handicap, seniors, jeunes, primo-entrants, femmes) .
    • Accompagnement individuel: déterminants de santé (activité, sommeil), prévention violences/discriminations, aménagements raisonnables, maintien en emploi et prévention de la désinsertion .
  • Adossement réglementaire: articulation avec DUERP, prévention des RPS, accords QVCT; mise à jour régulière et co-construction via dialogue social .
  • Alignement politique: initiative soutenue par le gouvernement, ancrée Grande Cause 2025, avec perspective de réseau d’entreprises engagées et événements de mobilisation.
Des pistes d'action pour aller plus loin
  • Pilotage et preuves:
    • Définir un plan de charge triennal avec jalons trimestriels, indicateurs de résultats (arrêts longs, absentéisme, turn-over, déclarations RPS) et indicateurs de processus (taux de formation, couverture des entretiens, nombre d’aménagements).
    • Mettre en place un tableau de bord QVCT-Santé mentale et un rituel de revue (CSSCT/comité de pilotage).
  • Diagnostic et ciblage:
    • Croiser données DUERP, baromètres internes, enquêtes flash et incidents RPS pour prioriser unités et métiers à risque.
    • Mener des analyses de tâches et régulations de travail pour relier charge, marges de manœuvre, et exposition aux risques.
  • Professionnalisation:
    • Former managers de proximité à la détection précoce, à la conduite d’entretiens sensibles et à l’orientation (fiches réflexes, arbres décisionnels).
    • Déployer secourisme en santé mentale à des relais identifiés et à des référents RPS; prévoir supervision et mises à jour.
  • Organisation et travail réel:
    • Expérimenter des micro-aménagements (ajustement rotations, cadences, priorisation des tâches, temps de régulation d’équipe).
    • Intégrer santé mentale dans projets de transformation (changement SI, réorg), via analyses d’impact et mesures compensatoires.
  • Accès et recours:
    • Clarifier les circuits d’alerte et d’orientation (RH, managers, SPST, assistante sociale, référents), avec communications répétées.
    • Conclure des conventions avec SPST pour bilans renforcés et cellules de maintien en emploi.
  • Limites du document:
    • Peu de métriques détaillées ou d’outillage clé en main; nécessite une déclinaison interne outillée (check-lists, procédures, modèles).
    • Réussite conditionnée par l’allocation de moyens (temps managers, budget formation, appui SPST) et par l’implication de la gouvernance.

#️⃣ #Prévention #QVCT #SantéMentale #Management #Terrain #pratiquesensanté

Synthèse des 3 articles

Les trois articles convergent sur l’importance d’une politique de santé mentale au travail nourrie à la fois par la gouvernance, la prévention, et l’inclusion. Tous insistent sur la nécessité pour les organisations d’élaborer un engagement visible et formalisé, articulé aux obligations légales et piloté par des indicateurs précis. Il s’agit de placer la santé mentale au cœur de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), en intégrant la prévention primaire des risques psychosociaux (RPS) et l’amélioration continue des conditions réelles de travail. Un autre point commun réside dans la formation systématique des managers et équipes, afin de repérer les signaux faibles, d’agir précocement, de conduire des entretiens appropriés, et d’orienter les personnes concernées, notamment via des outils éprouvés (guides, secourisme, dispositifs d’écoute, SPST, etc.). La mise en place de procédures concrètes (diagnostic RPS, plans de retour ou de maintien en emploi, aménagements adaptés, confidentialité) démontre la volonté d’agir de façon structurée tout en impliquant l’encadrement de proximité et le dialogue social. Enfin, l’évaluation régulière des actions, l’inclusion non-discriminatoire, la lutte contre la stigmatisation et la co-construction avec les parties prenantes sont au cœur des dynamiques proposées, garantissant le caractère inclusif, mesurable et évolutif de la démarche.

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