🚨💙 Violences sexistes et sexuelles en milieu soignant : 49 % des infirmiers déclarent en être victimes. L’Ordre national des infirmiers lance une campagne pour briser le silence et renforcer la protection des professionnels.
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : 📒 Campagne nationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux infirmiers
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Au coeur du sujet
Résumé analytique
Contexte et enjeux
La campagne nationale de l’Ordre national des infirmiers (ONI) s’inscrit dans un contexte alarmant : près de la moitié des infirmiers et infirmières déclarent avoir subi des violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le cadre de leur exercice professionnel. Ces violences, souvent minimisées ou passées sous silence, touchent aussi bien les professionnels en exercice que les étudiants en formation. Les résultats d’une consultation menée en septembre 2024 révèlent que 49 % des répondants ont déjà été victimes de VSS, avec des auteurs identifiés principalement parmi les patients (60 %) et les autres professionnels de santé (57 %). La culture du silence, les rapports hiérarchiques déséquilibrés et la persistance de stéréotypes sexistes aggravent cette situation, rendant indispensable une mobilisation collective pour protéger les soignants.
Apports opérationnels
L’Ordre national des infirmiers propose des outils concrets pour lutter contre ces violences : une plateforme de signalement (Observatoire de la sécurité des infirmiers), des référents formés dans chaque conseil départemental, et une convention avec la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof). La campagne de sensibilisation lancée en janvier 2026 vise à informer, accompagner et former les professionnels, tout en promouvant une culture du respect et de la sécurité. Elle s’appuie sur des données chiffrées et des retours terrain pour adapter les réponses et renforcer la coopération entre les acteurs institutionnels et associatifs.
Points à retenir
- 49 % des infirmiers victimes de VSS : Un chiffre révélateur de l’ampleur du phénomène, issu d’une consultation nationale menée en 2024 (p. Synthèse consultation VSS).
- Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI) : Outil de recueil des signalements, avec 2 301 cas traités entre 2023 et 2025, permettant une analyse fine des situations et une alerte des pouvoirs publics (p. MARS 2023).
- Convention ONI-Miprof : Partenariat pour valoriser les bonnes pratiques, former les référents et partager des données anonymisées sur les signalements (p. 27 MARS 2025).
- Campagne de sensibilisation : Utilisation de visuels illustrant le quotidien des infirmiers pour inciter au signalement et mobiliser contre les VSS (p. JANVIER 2026).
- Dispositifs de soutien : Référents violences, associations locales et numéros d’urgence pour accompagner les victimes (p. DISPOSITIFS DE SOUTIEN).
Pistes d'action
- Utiliser l’OSI : Signalement des violences via l’espace membre ordinal pour alimenter les données et adapter les réponses (p. MARS 2023).
- Former les équipes : Organiser des sessions annuelles de formation pour les référents violences, en s’appuyant sur les fiches pratiques de l’ONI (p. 27 MARS 2025).
- Sensibiliser les étudiants : Intégrer des modules sur les VSS dans les formations initiales, en collaboration avec les établissements (p. SEPTEMBRE 2024).
- Promouvoir les numéros d’urgence : Diffuser largement les contacts (01 71 93 84 50, contact@ordre-infirmiers.fr) et les associations locales (p. DISPOSITIFS DE SOUTIEN).
Autres références
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur lutte contre les violences ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/2-2-lutte-contre-les-violences
- Violences sexistes et sexuelles en santé (VSS) : plan d’actions - https://www.anfh.fr/actualites/violences-sexistes-et-sexuelles-en-sante-vss-plan-d-actions
- Ressources et outils pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles - https://www.jeunes.gouv.fr/ressources-et-outils-pour-lutter-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-2296
RESSOURCES ADDITIONNELLES
Analyse transversale
Les points de repères - 📜🔗LIEN
Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé
- Littératie : Le document propose des outils accessibles (fiches pratiques, plateforme OSI) adaptés aux besoins des professionnels.
- Empowerment : Les victimes sont encouragées à signaler et à se faire accompagner, avec un rôle actif des référents violences.
- Participation : La consultation nationale de 2024 a impliqué 21 870 infirmiers dans l’identification des besoins.
- Santé communautaire : La campagne favorise la mobilisation collective et le partage d’expériences entre professionnels.
- Éthique : L’accent est mis sur la responsabilité de l’agresseur et le respect des droits des victimes.
- Droits humains : L’approche respecte les principes d’équité et d’inclusion, avec une attention particulière aux publics vulnérables.
- Intersectorialité : Partenariats renforcés entre l’ONI, la Miprof et les associations locales.
- Lutte contre les discriminations : Le document aborde explicitement les biais culturels et sociaux, et promeut une culture du non-jugement.
Synthèse : Cette ressource répond aux critères de Pratiques en Santé en combinant outils opérationnels, participation des acteurs et approche éthique.
Évaluation de la fiabilité
Les données proviennent d’une consultation nationale, les sources sont citées (ONVS, Miprof), et la méthodologie est transparente. Les propositions sont étayées par des chiffres et des partenariats institutionnels.
Questions à choix multiples
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quel est le pourcentage d’infirmiers victimes de VSS selon la consultation de 2024 ? a) 30 % b) 49 % c) 60 % d) 75 %
Question 2 : Quel outil permet aux infirmiers de signaler une violence subie ? a) Le numéro vert national b) L’Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI) c) Le site de l’ARS d) La plateforme Ameli
Question 3 : Quels sont les trois facteurs explicatifs des VSS identifiés dans la consultation ? a) Manque de temps, surcharge de travail, stress b) Culture “carabine”, rapports hiérarchiques déséquilibrés, culture du silence c) Absence de formation, manque de moyens, isolement d) Manque de reconnaissance, salaires bas, précarité
Question 4 : Quel partenariat a été signé par l’ONI en mars 2025 ? a) Avec l’OMS b) Avec la Miprof et la DGOS c) Avec la Croix-Rouge d) Avec l’Assurance Maladie
Question 5 : Que faire en cas de VSS subie par un étudiant en soins infirmiers ? a) Attendre la fin de la formation pour agir b) Contacter le référent violence via le numéro 01 71 93 84 50 c) Déposer plainte directement au tribunal d) En parler uniquement à son tuteur
Partie 2 : Correction commentée
Question 1 : ✅ Réponse correcte : b) 49 % 📝 Explication : Ce chiffre est issu de la consultation nationale de septembre 2024 (p. SEPTEMBRE 2024).
Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) L’Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI) 📝 Explication : L’OSI est la plateforme dédiée aux signalements, accessible via l’espace ordinal (p. MARS 2023).
Question 3 : ✅ Réponse correcte : b) Culture “carabine”, rapports hiérarchiques déséquilibrés, culture du silence 📝 Explication : Ces trois facteurs sont explicitement cités dans les résultats de la consultation (p. SEPTEMBRE 2024).
Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) Avec la Miprof et la DGOS 📝 Explication : La convention vise à renforcer la protection des victimes et la formation des référents (p. 27 MARS 2025).
Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) Contacter le référent violence via le numéro 01 71 93 84 50 📝 Explication : Les étudiants peuvent solliciter le référent violence par téléphone ou email (p. DISPOSITIFS DE SOUTIEN).
Foire aux questions
Qu’est-ce qu’une violence sexiste ou sexuelle (VSS) ? Réponse : Tout comportement ou propos à caractère sexiste ou sexuel imposé sans consentement (p. VSS, de quoi parle-t-on ?).
Comment signaler une VSS en tant qu’infirmier ? Réponse : Via l’espace membre ordinal ou en contactant le référent violence (p. DISPOSITIFS DE SOUTIEN).
Quels sont les droits des victimes de VSS ? Réponse : Dépôt de plainte, accompagnement par l’ONI, protection juridique (p. Vous n’êtes jamais responsable).
Qui sont les principaux auteurs de VSS selon la consultation ? Réponse : Les patients (60 %) et les autres professionnels de santé (57 %) (p. SEPTEMBRE 2024).
Quelle est la rôle de l’OSI ? Réponse : Recueillir les signalements et alerter les pouvoirs publics (p. MARS 2023).
Quelles actions concrètes propose la campagne de 2026 ? Réponse : Sensibilisation, signalement, mobilisation collective (p. JANVIER 2026).
Où trouver des associations d’aide aux victimes ? Réponse : Sur le site arretonslesviolences.gouv.fr (p. DISPOSITIFS DE SOUTIEN).
Facile à lire et à comprendre
Pourquoi cette campagne existe ?
Beaucoup d’infirmiers et d’infirmières subissent des violences sexistes ou sexuelles au travail. Cela veut dire :
- On leur dit ou on leur fait des choses qu’ils ne veulent pas.
- Cela peut venir des patients ou d’autres soignants.
Presque 1 infirmier sur 2 dit avoir vécu cela. C’est grave, car ces violences font peur et rendent le travail difficile.
Que fait l’Ordre des infirmiers pour aider ?
L’Ordre des infirmiers a créé des outils pour :
- Écouter les infirmiers qui ont vécu des violences. Ils peuvent parler sur un site spécial : l’Observatoire de la sécurité des infirmiers.
- Protéger les victimes. Des personnes formées (les « référents ») les aident à porter plainte ou à trouver du soutien.
- Informer tout le monde. Une campagne explique que ces violences sont interdites par la loi. Elle montre aussi comment réagir si on en est témoin ou victime.
L’Ordre travaille avec le gouvernement et des associations. Ensemble, ils veulent que les infirmiers se sentent en sécurité au travail.
Points clés en FALC
Presque 1 infirmier sur 2 a déjà subi une violence sexiste ou sexuelle. → C’est le résultat d’une grande enquête en 2024.
Un site pour signaler les violences Il s’appelle Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI). Les infirmiers peuvent y raconter ce qu’ils ont vécu. Cela aide à comprendre le problème et à trouver des solutions.
Des personnes pour aider Dans chaque département, il y a un référent violence. Son travail :
- Écouter les victimes.
- Les aider à porter plainte si elles le veulent.
- Leur expliquer leurs droits.
Une campagne pour dire « STOP » Des affiches et des vidéos montrent que :
- Les violences, c’est interdit.
- Tout le monde doit respecter les soignants.
- Il faut en parler pour que cela s’arrête.
Des numéros utiles Si un infirmier (ou un étudiant) a un problème, il peut appeler :
- Le 01 71 93 84 50 (référent violence).
- Le 3919 (numéro pour les femmes victimes de violences).
Un partenariat avec le gouvernement L’Ordre des infirmiers et la Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes) travaillent ensemble. Ils veulent :
- Mieux former les soignants.
- Partager des informations pour protéger tout le monde.
Explications des mots difficiles
- Violences sexistes ou sexuelles (VSS) : Paroles ou actes qui attaquent une personne à cause de son sexe ou qui la forcent à faire des choses sexuelles contre son gré.
- Porter plainte : Dire à la police ou à la justice ce qui s’est passé pour que l’agresseur soit puni.
- Référent violence : Une personne formée pour aider les victimes et les conseiller.
- Campagne : Une action pour informer et sensibiliser le plus de monde possible.