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Le développement du discernement de la véracité des informations et de la détection des fake news est lié au développement du raisonnement à l’adolescence

✍️ The development of media truth discernment and fake news detection is related to the development of reasoning during adolescence - Marine Lemaire, Steeven Ye, Lorna Le Stanc, Grégoire Borst, Mathieu Cassotti - Scientific Reports (Nature Portfolio) - Février 2025
5 avril 2026 par
Le développement du discernement de la véracité des informations et de la détection des fake news est lié au développement du raisonnement à l’adolescence
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🔍💡 Fake news et collégiens : à 11 ans, les jeunes ne distinguent presque pas le vrai du faux, et le raisonnement analytique est la clé pour progresser. #FakeNews #Jeunes
🧠📱 Esprit critique des ados : cette étude montre comment le raisonnement se développe de 11 ans à l’âge adulte et ce que cela change dans la détection des infox. #EMI


📚📚 Ce travail donne des repères précis aux enseignant·es, médiateur·rices jeunesse, professionnel·les de la PJJ, animateur·rices et psychologues pour comprendre à quel âge les jeunes commencent réellement à distinguer info vraie et fake news, et ce que le développement du raisonnement change concrètement.
Il permet de cibler les interventions d’éducation aux médias et à l’information (EMI) dès 11–12 ans avec des objectifs réalistes de progression.

  1. L'article présente des résultats de recherches récentes (dont l’étude sur le développement du discernement médiatique de 11 ans à l’âge adulte) montrant que la résistance aux biais et l’usage du raisonnement analytique améliorent la détection des fake news.

  2. L'article insiste sur l’importance de former les adolescents à repérer leurs propres biais (intuition trop rapide, effet de répétition, influence du groupe) pour renforcer leur esprit critique.

  3. Il conclut sur la nécessité de dispositifs éducatifs de long terme (à l’école, dans les structures jeunesse, en ligne) pour entraîner ces compétences, en travaillant à la fois le cerveau « qui réfléchit » et les pratiques concrètes de vérification de l’information.



Source :     📒 The development of media truth discernment and fake news detection is related to the development of reasoning during adolescence 
  📜🔗LIEN 

Nombre de pages :  10 

1. RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Contexte, publics et enjeux

L’article part du constat que les fake news en ligne représentent une menace majeure pour la démocratie (élections, COVID-19, climat, guerre en Ukraine), alors que l’essentiel des travaux porte sur les adultes et très peu sur les adolescents. Les auteurs rappellent que près de 95% des adolescents américains possèdent un smartphone à 13 ans, passent plus d’une heure par jour sur les réseaux sociaux, et s’informent davantage via les plateformes que par les médias d’information classiques. Dans ce contexte, l’étude pose la question du développement, de 11 ans à l’âge adulte, de la capacité à distinguer vraies et fausses informations, et du rôle du raisonnement analytique (théories du double processus, System 1 / System 2) dans cette évolution. Elle examine aussi l’« illusory truth effect », c’est‑à‑dire la tendance à juger plus vraies des informations répétées, quel que soit leur contenu factuel. [23:24 in article]

Apports opérationnels pour le terrain

L’étude fournit des données développementales fines sur 564 participant·es (432 collégiens de 11 à 14 ans, 132 jeunes adultes) ayant jugé la véracité de 56 titres de presse vrais ou faux et réalisé un test de réflexion cognitive (CRT). Elle montre que le discernement entre vrai et faux augmente linéairement avec l’âge, que la capacité à juger le vrai et le faux apparaît dès 12 ans, et que le raisonnement analytique médie une part importante de cette progression, en particulier pour la détection des fake news. En parallèle, l’effet de répétition (illusory truth) est déjà présent à 11 ans, stable jusqu’à l’âge adulte, et plus fort pour les fake news que pour les vraies, mais indépendant des capacités de raisonnement. Pour les acteurs de terrain, ces résultats orientent la conception d’actions d’EMI : interventions précoces dès l’entrée au collège, travail explicite sur le raisonnement analytique, et dispositifs pour réduire les effets de répétition et de familiarité.

2. POINTS CLÉS DU DOCUMENT 

  1. Les fake news comme menace structurelle et sous‑exploration des ados (p.1–2)

    L’article replace les fake news dans un contexte global (élections américaines et brésiliennes, COVID-19, climat, guerre en Ukraine) et rappelle que la plupart des recherches portent sur les adultes, alors même que les adolescents sont massivement connectés et exposés aux contenus d’actualité via les réseaux sociaux. Il souligne le paradoxe entre la confiance déclarée des jeunes dans leur capacité à évaluer la crédibilité des informations et leurs difficultés à détecter les conflits d’intérêts ou les contenus sponsorisés.

  2. Conception expérimentale robuste avec 56 titres de presse et manipulation de la répétition (p.2, p.6–7)

    Les auteurs utilisent 28 titres vrais issus de médias « mainstream » et 28 titres faux issus de sites de fact‑checking, tous dépourvus de biais de longueur de texte et séparés de leur source initiale pour neutraliser l’effet de la marque du média. Les participant·es évaluent l’intérêt de la moitié des titres (exposition), puis la véracité de l’ensemble des 56 titres, ce qui permet de calculer un score de discernement (vrai – faux) et un score d’illusion de vérité (répété – nouveau).

  3. Progression linéaire du discernement et émergence du vrai/faux dès 12 ans (p.2–3)

    Les analyses (ANOVA, tendances polynomiales) montrent une augmentation linéaire du score de discernement entre 11 ans et l’âge adulte, avec deux paliers significatifs : entre 12 et 13 ans, puis entre 14 ans et les adultes. À 11 ans, les jeunes ne distinguent pas significativement vraies et fausses nouvelles, alors que toutes les autres tranches d’âge — dès 12 ans — jugent les vraies informations plus exactes que les fausses.

  4. Rôle spécifique du raisonnement analytique dans la détection des fake news (p.3–4)

    Les performances au CRT sont corrélées au discernement global et, spécifiquement, à la capacité à réduire les notes d’exactitude accordées aux fake news, avec un effet médiateur important de ces scores entre l’âge et le discernement. La médiation par le CRT est forte pour les fake news et inexistante pour les vraies nouvelles, suggérant que la détection du faux dépend davantage du raisonnement analytique, tandis que la reconnaissance du vrai mobilise aussi d’autres processus (connaissances, littératie médiatique).

  5. Illusory truth effect présent à tous les âges, plus fort pour les fake news et indépendant du CRT (p.4–5)

    L’effet de répétition est observé de 11 ans à l’âge adulte : dans tous les groupes, les titres déjà vus sont jugés plus exacts que les titres nouveaux, avec une taille d’effet importante. Cet effet est légèrement plus marqué pour les fake news que pour les vraies et ne montre aucune association significative avec le CRT ni avec le score de discernement, ce qui plaide pour un mécanisme de fluidité perceptive plutôt que pour un déficit de raisonnement.

3. PISTES D’ACTION POUR LES ACTEURS LOCAUX 

  1. Installer des modules EMI ciblés dès la 6e sur le vrai/faux (p.2–3, p.6–7)

    Les données montrant qu’à 11 ans les collégiens ne distinguent pas encore les vraies des fausses informations, mais le peuvent dès 12 ans, plaident pour des séquences pédagogiques systématiques en début de collège sur l’identification des fake news et la distinction contenu/source. Les équipes éducatives peuvent s’appuyer sur des séances de jugement de titres (réels vs factices) construites sur le modèle de la tâche expérimentale.

  2. Intégrer des exercices de raisonnement analytique dans les ateliers médias (p.3–4, p.7–8)

    Comme le CRT médiatise une part importante de la progression du discernement, surtout pour la détection du faux, il est pertinent d’intégrer des tâches de type CRT simplifiées (problèmes courts, réponses intuitives trompeuses) dans les ateliers d’EMI ou de débat. L’objectif est d’apprendre aux jeunes à « se méfier » de leur première intuition et à prendre quelques secondes pour vérifier la cohérence d’une information avant de la croire ou de la partager.

  3. Travailler explicitement sur l’effet de répétition et la familiarité (p.4–5)

    Étant donné que la répétition rend les informations plus crédibles à tous les âges, et surtout pour les fake news, il est essentiel de proposer des séquences où les jeunes expérimentent eux‑mêmes cet effet : exposition répétée à des affirmations, puis discussion sur la façon dont la familiarité altère le jugement. [ in article] Des outils pédagogiques existants sur les « infox » et les théories complotistes peuvent être mobilisés (escape game, expositions interactives, plateformes dédiées).

  4. Articuler EMI, connaissances disciplinaires et culture générale (p.5–6)

    Les auteurs reconnaissent que la progression du discernement ne s’explique pas uniquement par le raisonnement et que la connaissance des sujets abordés peut aussi jouer un rôle. Cela soutient des approches inter‑disciplinaires croisant EMI, sciences, histoire-géographie ou SES pour renforcer les connaissances de fond qui aident à reconnaître le plausible et l’implausible.

  5. Adapter les dispositifs aux limites de l’étude (âge, matériel, familiarité) (p.5–7)

    L’échantillon couvre surtout 11–14 ans et de jeunes adultes, et les mêmes titres ont été utilisés pour tous, ce qui peut avantager les plus âgés sur le plan des connaissances. Les acteurs locaux gagneront à adapter les contenus (thèmes, formats, plateformes) aux usages concrets des jeunes accompagnés, à vérifier la familiarité des informations utilisées, et à combiner mesure du raisonnement et repérage de la culture numérique.

4. RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème   du numérique ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/2-6-intelligence-artificielle-numerique et sur le thème de la littératie ➡️🔗  https://pratiquesensante.odoo.com/1-4-litteratie-en-sante-falc

5. ANALYSE TRANSVERSALE — VALEURS PRATIQUES EN SANTÉ

  • Littératie : Le document utilise un langage scientifique mais propose des tâches simples (notation de titres sur échelle 1–4) qui peuvent inspirer des outils accessibles à différents niveaux de compréhension.

  • Empowerment : L’étude ne décrit pas de co‑conception avec les jeunes, mais ses résultats soutiennent des programmes visant à renforcer leur capacité active de jugement critique.

  • Participation : Les adolescents sont ici sujets d’étude, pas co‑acteurs de la construction des dispositifs, et aucune démarche participative structurée n’est décrite.

  • Santé communautaire : La dimension collective est abordée de façon implicite via les enjeux démocratiques et les risques de désinformation de masse, mais sans cadre d’intervention communautaire détaillé.

  • Éthique : Le protocole respecte les standards éthiques (IRB, consentement parental), mais les biais culturels et sociaux dans l’exposition aux fake news ne sont qu’évoqués en arrière‑plan.

  • Droits humains : Le texte souligne les risques pour la démocratie et la nécessité de renforcer la capacité des jeunes à se protéger face à la désinformation, ce qui rejoint les principes d’équité d’accès à une information fiable.

  • Intersectorialité : L’article mentionne les médias, les plateformes numériques et l’école comme contextes, sans détailler de partenariats formalisés entre secteurs.

  • Partenariat : Aucun modèle structuré de collaboration (école–médias–santé–justice) n’est développé, le texte restant centré sur l’expérimentation psychologique.

  • Lutte contre les discriminations : Le document ne traite pas directement des discriminations ou de la diversité, mais ses enjeux sur les fake news politiques et sanitaires peuvent être reliés aux inégalités d’accès à une information fiable.

6. ÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DE LA RESSOURCE

  • Pertinence scientifique

    • Article publié dans Scientific Reports, revue internationale en open access avec comité de lecture, indexée et liée à Nature Portfolio.

    • Méthodologie claire : échantillon large (N=564), description détaillée des tâches, analyses statistiques (ANOVAs, corrélations partielles, médiations avec bootstrap), indication des tailles d’effet.

    • Références actualisées sur les fake news, l’illusory truth effect et le CRT, incluant des revues récentes (Brashier & Marsh 2020, Pennycook & Rand 2021).

    • Données et matériel disponibles en open science sur OSF.

      → Pertinence scientifique élevée.

  • Pertinence opérationnelle

    • La ressource reste un article de psychologie expérimentale : pas de kit prêt à l’emploi, mais des résultats directement transposables en objectifs pédagogiques (âge cible, rôle du raisonnement, effets de répétition).

    • Elle est particulièrement utile pour argumenter des programmes d’EMI et des interventions visant le développement de la pensée analytique chez les 11–15 ans.

      → Pertinence opérationnelle bonne, à condition d’un travail d’appropriation par les équipes de terrain.

7. QCM — 5 QUESTIONS

PARTIE 1 — Questions (sans les réponses)

Question 1 (p.1–2)

Quel était l’un des objectifs principaux de cette étude ?

a) Mesurer le temps passé sur les réseaux sociaux par les adolescents

b) Étudier le développement du discernement entre vraies et fausses nouvelles de l’adolescence à l’âge adulte

c) Évaluer l’impact des parents sur les opinions politiques des adolescents

d) Tester l’effet de campagnes de fact-checking sur le vote des adultes

Question 2 (p.2–3)

À quel âge les auteurs observent-ils pour la première fois une distinction significative entre vraies et fausses nouvelles dans les jugements des participant·es ?

a) 11 ans

b) 12 ans

c) 15 ans

d) 18 ans

Question 3 (p.3–4)

Quel rôle joue le Cognitive Reflection Test (CRT) dans cette étude ?

a) Il mesure le temps de réaction face aux titres d’actualité

b) Il évalue la mémoire à long terme des informations lues

c) Il sert d’indicateur du raisonnement analytique médiant le lien entre l’âge et le discernement médiatique

d) Il mesure uniquement les connaissances politiques des participants

Question 4 (p.4–5)

Qu’est-ce que l’« illusory truth effect » tel que décrit dans l’article ?

a) La tendance à rejeter automatiquement toute information déjà vue

b) La tendance à juger plus exactes les informations déjà rencontrées auparavant

c) La capacité à se souvenir d’informations vraies plutôt que fausses

d) Le fait que seuls les adultes sont sensibles aux fake news

Question 5 (p.5–7)

Quelle est l’une des limites reconnues par les auteurs ?

a) L’échantillon ne comprend aucun adulte

b) Les participants avaient un accès illimité à Internet pendant la tâche

c) Les mêmes titres d’actualité ont été présentés aux adolescents et aux adultes, ce qui peut faire intervenir les différences de connaissances générales

d) Les titres de fake news provenaient des réseaux sociaux des participants

PARTIE 2 — Correction commentée

Question 1 (p.1–2)

✅ Réponse correcte : b) Étudier le développement du discernement entre vraies et fausses nouvelles de l’adolescence à l’âge adulte.

📝 Explication : Les auteurs indiquent explicitement qu’ils cherchent à comprendre comment se développe la capacité à distinguer vraies et fausses informations de 11 ans à l’âge adulte, et comment cette évolution se relie au raisonnement.

Question 2 (p.2–3)

✅ Réponse correcte : b) 12 ans.

📝 Explication : Les analyses montrent qu’à 11 ans les participant·es ne différencient pas significativement les titres vrais et faux, tandis que cette distinction apparaît dès 12 ans, puis s’améliore de manière linéaire avec l’âge.

Question 3 (p.3–4)

✅ Réponse correcte : c) Il sert d’indicateur du raisonnement analytique médiant le lien entre l’âge et le discernement médiatique.

📝 Explication : Le CRT est utilisé pour operationaliser le raisonnement analytique (passage du système 1 au système 2), et les analyses de médiation montrent qu’il explique une partie du lien entre l’âge et le score de discernement, surtout pour la détection des fake news.

Question 4 (p.4–5)

✅ Réponse correcte : b) La tendance à juger plus exactes les informations déjà rencontrées auparavant.

📝 Explication : L’illusory truth effect est défini comme une augmentation de la perception de véracité pour des informations répétées, quel que soit leur statut réel, et l’étude montre cet effet chez les 11–14 ans comme chez les adultes.

Question 5 (p.5–7)

✅ Réponse correcte : c) Les mêmes titres d’actualité ont été présentés aux adolescents et aux adultes, ce qui peut faire intervenir les différences de connaissances générales.

📝 Explication : Les auteurs reconnaissent que l’utilisation du même matériel pour tous les âges peut favoriser les adultes, qui disposent d’un bagage de connaissances plus large, même s’ils ont sélectionné des sujets supposés familiers aux adolescents.

8. FOIRE AUX QUESTIONS 

  1. Pourquoi cette étude s’intéresse-t-elle spécifiquement aux adolescents ? (p.1–2)

    Les auteurs soulignent que les adolescents sont fortement équipés en smartphones, très présents sur les réseaux sociaux et exposés aux informations d’actualité via ces plateformes, alors que la plupart des travaux sur les fake news portent sur des adultes.

  2. Comment les fake news ont-elles été sélectionnées pour l’étude ? (p.6–7)

    Les 28 titres de fake news proviennent de sites de fact-checking (par exemple factuel.afp.com) et ont été vérifiés comme faux, puis présentés sans leur source d’origine pour neutraliser l’impact de la marque du média sur les jugements.

  3. Qu’est-ce que le score de « media truth discernment » mesure exactement ? (p.2–3, p.7)

    Il s’agit de la différence entre la note moyenne d’exactitude donnée aux titres vrais et celle donnée aux titres faux, normalisée ; un score proche de 1 indique une bonne capacité à distinguer vrai et faux, un score proche de 0 une faible capacité.

  4. Tous les groupes d’âge sont-ils sensibles à l’illusory truth effect ? (p.4–5)

    Oui, l’étude montre que les 11 ans, 12 ans, 13 ans, 14 ans et les adultes jugent systématiquement plus exacts les titres déjà vus que les titres nouveaux, avec une taille d’effet importante pour tous les groupes.

  5. Le raisonnement analytique protège-t-il aussi contre l’illusory truth effect ? (p.4–5)

    Non, les scores au CRT ne sont pas significativement corrélés à l’illusory truth effect, ce qui suggère que cet effet dépend davantage de la familiarité et de la fluidité de traitement que des capacités de raisonnement analytique.

  6. Les résultats signifient-ils que les adolescents partagent plus de fake news que les adultes ? (p.5–6)

    Pas nécessairement : les auteurs rappellent que juger une information comme vraie ou fausse n’est pas directement lié aux intentions de partage et citent des travaux montrant que les personnes âgées partagent proportionnellement plus de fake news que les jeunes adultes.

  7. Comment ces résultats peuvent-ils guider un programme local d’EMI ? (p.5–7)

    L’étude invite à cibler les interventions sur l’entrée au collège pour installer des compétences de discernement, à intégrer des activités de raisonnement analytique, et à expliciter l’effet de répétition sur la crédulité dans des ateliers pratiques ou des jeux pédagogiques.

9. RÉÉCRITURE EN FALC

Titre FALC

Comprendre les infos vraies et fausses chez les jeunes

Résumé analytique FALC

  • Les jeunes voient beaucoup d’infos sur Internet et les réseaux sociaux.

  • Parfois, ces infos sont fausses et peuvent faire du mal à la société.

  • Les chercheur·es ont voulu voir à partir de quel âge les jeunes différencient le vrai du faux.

  • Ils ont aussi regardé comment le raisonnement des jeunes aide à repérer les fausses infos.

  • 564 personnes ont participé, dont beaucoup de collégiens.

  • Chaque personne a lu des titres d’articles vrais et des titres faux.

  • Elle devait dire si chaque titre lui semblait exact ou non, sur une échelle simple.

  • Ensuite, elle a répondu à de petits problèmes de logique.

Points clés FALC

1. À 11 ans, le vrai et le faux se mélangent encore

  • Les jeunes de 11 ans ne voient pas bien la différence entre titres vrais et titres faux.

  • Les jeunes de 12 ans et plus arrivent mieux à faire cette différence.

2. Plus on grandit, mieux on repère le faux

  • La capacité à repérer le faux progresse avec l’âge.

  • Les adultes sont meilleurs que les ados pour distinguer vrai et faux.

3. Le raisonnement aide surtout à repérer le faux

  • Quand les jeunes prennent le temps de réfléchir, ils repèrent mieux les fausses infos.

  • Les petits tests de logique montrent qui utilise plus la réflexion.

  • Cette réflexion explique une partie de la progression avec l’âge.

4. Répéter une info la rend plus crédible pour tout le monde

  • Quand un titre est déjà vu, les personnes le trouvent plus vrai.

  • Cela arrive même si le titre est faux.

  • Cet effet est présent chez les jeunes et chez les adultes.

5. Répéter n’a rien à voir avec le niveau de logique

  • Être bon en logique ne supprime pas l’effet de répétition.

  • Le cerveau aime ce qui lui est familier et le juge plus vrai.

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