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Enquête : Les nouvelles sexualités des jeunes

✍️ Magazine de l'Inserm N°66 - Septembre 2025
4 octobre 2025 par
Enquête : Les nouvelles sexualités des jeunes
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🚦📱 Multiplicité des parcours, nouveaux risques : agir vite pour une prévention adaptée et inclusive ! Diversité, consentement, mais vulnérabilités accrues : priorité à l’efficacité de terrain.🔑💬

Mutation des normes et diversification des pratiques

La sexualité des jeunes se distancie du modèle hétérosexuel monogame : entrée dans la vie sexuelle plus tardive, expérimentation de nouveaux liens (sexfriends, relations numériques), élargissement des identités de genre et orientation. Les réseaux sociaux étendent le champ des possibles relationnels, tout en favorisant de nouvelles formes de violences et de cyberharcèlement. Le rapport au consentement se renforce, tandis que l’information provient désormais majoritairement des pairs et professionnels, reléguant la famille et le médical.

Risques, violences et limites de la prévention

Une part préoccupante des jeunes subit des violences sexuelles ou psychologiques, avec un âge moyen de la première violence autour de 13 ans. L’accès précoce à la pornographie modèle les scripts sexuels, souvent au détriment de la réciprocité du désir et du respect. Malgré la multiplication des partenaires potentiels, la sous-utilisation des protections et des outils de prévention accroît l’exposition aux IST/VIH et grossesses non désirées. Les programmes scolaires peinent à couvrir l’intégralité des besoins, d’où un appel à renforcer la formation, l’application et l’adaptation des interventions à l’hétérogénéité des jeunesses.


5 points clés du document
  • Recul de l’âge médian au premier rapport sexuel depuis 2016, avec hausse des violences subies (notamment chez les jeunes filles).
  • Diversification des orientations et identités : émergence de la pansexualité, fluidité de genre, réduction relative du poids des normes cis/hétérosexuelles.
  • Exposition accrue à la sexualité numérique : “nudes”, cyberviolences, accès précoce à la pornographie, banalisation de scripts sexués violents.
  • Prévention inégale : programmes scolaires rarement appliqués (moins de 15 % des établissements), manque de formation des intervenants.
  • Importance première des pairs/professionnels et nécessité de co-concevoir les outils pédagogiques et d’adaptation territoriale.
Pistes d’action/marges d’amélioration pour acteurs locaux
  • Renforcer la formation des intervenants à la gestion des questions spontanées, des risques numériques, et à l’adaptation des outils au contexte local.
  • Déployer des méthodes participatives : coproduction des dispositifs par les jeunes eux-mêmes (“focus groupes”, ateliers créatifs).
  • Multiplier les checklists outillées pour l’identification des violences subtiles (controle coercitif, emprise), orientation vers dispositifs d’aide.
  • Développer des campagnes universelles sur la santé sexuelle, insistant sur l’importance du consentement réciproque, la diversité des vécus, et l’accès réel à la prévention gratuite (préservatifs, dépistage, vaccination HPV).
Source 

ℹ️➕ https://www.inserm.fr/magazine/inserm-magazine-n66/ 

Références complémentaires
Analyse transversale selon les piliers de Pratiques en Santé

Littératie : Valorise l’accès à une information plurielle, encourage la réflexivité sur les sources et la vérification des contenus.

Empowerment : Appuie la capacité d’agir des jeunes, sans les stigmatiser comme problème mais comme acteurs de solutions.

Participation : Recommande l'implication directe des jeunes dans la construction des programmes.

Santé communautaire : Favorise une approche globale, mobilisant pairs, institutions scolaires et médicales.

Éthique : Insiste sur le respect du consentement, la diversité des parcours, et la lutte contre la normalisation des violences.

Droits humains : Relie sexualité, égalité, respect de la personne et accès à des outils de protection.

Intersectorialité : Prône la coopération entre éducation, santé, social, justice et associations pour une réponse cohérente.

Partenariat : Valorise l’action concertée entre adultes (pro, bénévoles), jeunes et structures spécialisées.

Synthèse transversale :

Le document répond à la majorité des piliers en favorisant empowerment, participation, et droit à une sexualité épanouie ; il insiste sur l’indispensable collaboration intersectorielle pour une prévention ajustée.

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