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Comprendre le concept Une seule santé. Prendre soin des vivants et des milieux pour passer à l'action

✍️ UICN - Union Internationale pour la Conservation de la Nature - Comité Français – février 2025
8 février 2026 par
Comprendre le concept Une seule santé. Prendre soin des vivants et des milieux pour passer à l'action
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🌍💡 Une seule santé : un engagement pour prendre soin des vivants et des milieux. Découvrez comment l’interdépendance entre santé humaine, animale, végétale et écosystémique redéfinit nos actions de prévention et de conservation.

Source :    📒 Comprendre le concept Une seule santé. Prendre soin des vivants et des milieux pour passer à l'action    📜🔗LIEN 

Au coeur du sujet 

Résumé analytique 

Contexte et enjeux : L’urgence d’une approche intégrée

La santé humaine, animale, végétale et celle des écosystèmes sont indissociables. Les crises sanitaires et écologiques actuelles (zoonoses, antibiorésistance, perturbateurs endocriniens) révèlent l’urgence d’adopter une vision systémique. Le rapport de l’UICN Comité Français souligne que 25 % des pathologies chroniques et 75 % des maladies émergentes sont liées à des facteurs environnementaux. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les risques liés à la dégradation des écosystèmes, à la perte de biodiversité et aux interactions déséquilibrées entre humains et nature. Face à ces défis, l’approche « Une seule santé » émerge comme un paradigme essentiel, promouvant la pluridisciplinarité, la prévention et la résilience des socio-écosystèmes.

Apports opérationnels : Outils et cadres pour agir

Le document propose des leviers concrets pour intégrer cette approche dans les politiques publiques, la recherche et les pratiques locales. Il met en avant :

  • L’interdisciplinarité : Croiser les expertises en santé, écologie, droit et sciences sociales pour co-construire des solutions.
  • La prévention : Renforcer la surveillance épidémiologique, réduire l’usage des antibiotiques et des pesticides, et promouvoir des systèmes agroalimentaires durables.
  • Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) : Restaurer les écosystèmes pour améliorer la santé humaine (ex. : projets urbains de renaturation, gestion des espèces exotiques envahissantes).
  • La gouvernance : Créer des cadres juridiques et des instances interministérielles pour une mise en œuvre coordonnée, comme la proposition de loi « Une seule santé » en France.
  • L’engagement territorial : Impliquer les collectivités, les entreprises et la société civile dans des initiatives locales (ex. : Parcs naturels régionaux, villes comme Marseille ou Lorient).

Le rapport illustre ces principes à travers des études de cas (gestion des zoonoses, lutte contre l’ambroisie, commerce des espèces sauvages) et des recommandations pour une transition écologique juste et inclusive.

Points à retenir

  1. Définition et fondements de « Une seule santé »

    • Approche intégrée reconnaissant l’interdépendance des santés humaine, animale, végétale et écosystémique (p. 12).
    • Portée par l’OMS, la FAO, l’OMSA et le PNUE, avec un plan d’action quadripartite pour son adoption mondiale (p. 13).
  2. Phénomènes emblématiques et risques

    • Antibiorésistance : Menace majeure liée à la surconsommation d’antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire, aggravée par la pollution environnementale (p. 26).
    • Zoonoses : 60 % des maladies infectieuses sont zoonotiques ; l’érosion de la biodiversité augmente les risques de transmission (ex. : chauves-souris et Covid-19, p. 31).
    • Espèces exotiques envahissantes : Impact sur la santé publique et les écosystèmes (ex. : moustique tigre, p. 38).
    • Pollutions : Première cause de mortalité mondiale (9 millions de décès/an), avec des effets sur les santés humaine et écosystémique (p. 44).
  3. Synergies entre conservation et santé

    • Aires protégées : Rôle clé dans la régulation des pathogènes et la promotion de pratiques agroécologiques (p. 46).
    • Solutions fondées sur la Nature : Projets comme la renaturation d’Abomey-Calavy (Bénin) pour améliorer la santé urbaine (p. 53).
    • Transition agroalimentaire : Réduire l’élevage intensif, limiter les antibiotiques et favoriser le bien-être animal (p. 58).
  4. Cadre juridique et politique

    • Nécessité d’une loi « Une seule santé » en France pour intégrer le concept dans les codes de l’environnement et de la santé publique (p. 21).
    • Initiatives nationales : Stratégie Biodiversité 2030, Plan National Santé-Environnement 4, et gouvernance interministérielle (p. 22).
  5. Recommandations clés

    • Prévenir les risques zoonotiques en équilibrant enjeux économiques, sociaux et de biodiversité (p. 37).
    • Développer les SfN pour répondre aux crises climatiques et sanitaires (p. 51).
    • Renforcer la formation et la sensibilisation pour ancrer l’approche dans les territoires (p. 91).

Pistes d'action

  1. Utiliser les outils existants

    • Appliquer les check-lists des Parcs naturels régionaux pour évaluer les risques sanitaires liés aux espèces envahissantes (ex. : ambroisie, p. 48).
    • S’inspirer des protocoles de surveillance des chauves-souris (Bouches-du-Rhône) pour prévenir les zoonoses (p. 34).
  2. Adapter les pratiques agricoles

    • Réduire les antibiotiques : Suivre les plans Ecoantibio et privilégier les alternatives (probiotiques, huiles essentielles, p. 60).
    • Promouvoir l’agroécologie : Complexifier les paysages pour limiter les pesticides et favoriser les auxiliaires de culture (p. 47).
  3. Impliquer les parties prenantes

    • Co-construire des projets avec les acteurs locaux (ex. : réseau « Sentinelles des Alpes » pour surveiller les maladies de la faune sauvage, p. 50).
    • Sensibiliser les citoyens : Campagnes sur les perturbateurs endocriniens et les bonnes pratiques (ex. : gestion des moustiques tigres à Marseille, p. 39).
  4. Renforcer la gouvernance

    • Créer des comités « Une seule santé » au niveau régional pour coordonner les actions (ex. : Groupe Santé-Environnement du PNSE 4, p. 24).

Autres références


RESSOURCES ADDITIONNELLES

Analyse transversale

Les points de repères -  📜🔗LIEN 

Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé

  • Littératie : Le document propose des outils accessibles (ex. : guides pour les collectivités), mais pourrait renforcer les supports pour les publics vulnérables.
  • Empowerment : Les bénéficiaires sont impliqués dans des projets locaux (ex. : co-construction à Abomey-Calavy, p. 53).
  • Participation : Mécanismes de co-construction avec les acteurs territoriaux (ex. : PNR, villes).
  • Santé communautaire : Dimension collective forte, avec des alliances entre secteurs (santé, environnement, agriculture).
  • Éthique : Les biais culturels et sociaux sont identifiés (ex. : inégalités de traitement des espèces, p. 14).
  • Droits humains : Approche inclusive respectant l’équité et l’inclusion (ex. : prise en compte des populations précaires en Guyane, p. 36).
  • Intersectorialité : Partenariats recommandés entre santé, social, éducation et environnement.
  • Lutte contre les discriminations : Le document aborde les inégalités d’accès aux soins et aux ressources, mais peu les discriminations systémiques.

Synthèse : Le rapport répond largement aux critères, avec une approche holistique et participative, bien que certains aspects (comme la littératie pour tous) puissent être approfondis.

Évaluation de la fiabilité de la ressource

  • Sources solides : Références à l’OMS, IPBES, ANSES, et études de cas documentées.
  • Méthodologie rigoureuse : Analyse pluridisciplinaire, données actualisées (2024-2025), et propositions concrètes.
  • Actualité : Intègre les dernières résolutions internationales (ex. : Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, 2022).
  • Limites : Peu de focus sur les inégalités sociales et les discriminations structurelles.

Questions à choix multiples

Partie 1 : Questions

Question 1 : Quel est l’objectif principal de l’approche « Une seule santé » ? a) Isoler la santé humaine des écosystèmes pour mieux la protéger. b) Reconnaître l’interdépendance des santés humaine, animale, végétale et écosystémique. c) Limiter les actions de prévention aux maladies zoonotiques. d) Remplacer les antibiotiques par des traitements naturels.

Question 2 : Parmi ces exemples, lequel illustre une Solution fondée sur la Nature (SfN) ? a) L’utilisation massive de pesticides pour éradiquer le moustique tigre. b) La renaturation de la ville d’Abomey-Calavy (Bénin) pour améliorer la santé urbaine. c) L’abattage systématique des bouquetins porteurs de brucellose. d) La construction de barrières sanitaires autour des élevages intensifs.

Question 3 : Quelle mesure est recommandée pour lutter contre l’antibiorésistance en élevage ? a) Augmenter les doses d’antibiotiques pour éliminer les bactéries résistantes. b) Remplacer les antibiotiques par des désinfectants chimiques. c) Réduire l’usage préventif des antibiotiques et favoriser les probiotiques. d) Interdire tout traitement vétérinaire.

Question 4 : Quel rôle jouent les chauves-souris dans les écosystèmes, selon le rapport ? a) Elles sont uniquement des réservoirs de pathogènes. b) Elles régulent les populations d’insectes et contribuent à l’équilibre des milieux. c) Elles n’ont aucun impact sur la santé humaine. d) Elles doivent être éradiquées pour prévenir les zoonoses.

Question 5 : Quelle instance internationale a lancé un plan d’action pour « Une seule santé » en 2022 ? a) L’UNESCO. b) L’Alliance quadripartite (OMS, FAO, OMSA, PNUE). c) L’OCDE. d) L’Union européenne.

Partie 2 : Correction commentée

Question 1 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : L’approche « Une seule santé » vise à intégrer les santés humaine, animale, végétale et écosystémique, comme défini p. 12.

Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : La renaturation d’Abomey-Calavy est citée comme SfN (p. 53), combinant santé humaine et restauration écologique.

Question 3 : ✅ Réponse correcte : c) 📝 Explication : Le rapport souligne la nécessité de réduire les antibiotiques et d’explorer des alternatives (p. 60).

Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : Les chauves-souris régulent les insectes et sont essentielles aux écosystèmes (p. 32).

Question 5 : ✅ Réponse correcte : b) 📝 Explication : L’Alliance quadripartite a adopté un plan d’action en 2022 (p. 13).

Foire aux questions

  1. Qu’est-ce que l’approche « Une seule santé » ? Une approche intégrée reconnaissant que la santé humaine, animale, végétale et écosystémique sont interdépendantes. Elle vise à promouvoir des politiques pluridisciplinaires et préventives (p. 12).

  2. Pourquoi les zoonoses sont-elles un enjeu majeur ? Elles représentent 60 % des maladies infectieuses et leur émergence est liée à la dégradation des écosystèmes et aux contacts humains-animaux (p. 31).

  3. Comment les collectivités peuvent-elles appliquer « Une seule santé » ? En créant des comités locaux, en utilisant des outils comme les SfN, et en adaptant les pratiques agricoles (ex. : PNR, p. 47).

  4. Quels sont les risques liés aux espèces exotiques envahissantes ? Elles menacent la biodiversité, la santé publique (ex. : moustique tigre) et les économies locales (p. 38).

  5. Quel est le lien entre antibiorésistance et environnement ? Les rejets d’antibiotiques dans les milieux naturels favorisent la sélection de bactéries résistantes (p. 27).

  6. Comment impliquer les citoyens dans cette approche ? Via des campagnes de sensibilisation (ex. : gestion des moustiques à Marseille, p. 39) et des projets participatifs (ex. : jardins communautaires au Bénin, p. 53).

  7. Quelles sont les limites du rapport ? Il aborde peu les inégalités sociales et les discriminations systémiques dans l’accès aux soins et aux ressources.

Facile à lire et à comprendre

Comprendre "Une seule santé" – Version FALC

C’est quoi "Une seule santé" ?

Une seule santé, c’est une idée importante. Elle dit que :

  • La santé des humains est liée à celle des animaux.
  • La santé des animaux est liée à celle des plantes et de la nature.
  • Tout est connecté.

Si on ne prend pas soin de la nature, les humains et les animaux peuvent tomber malades.

Exemple : Quand on détruit les forêts, les animaux sauvages viennent près des villes. Ils peuvent donner des maladies aux humains. Comme le Covid-19.

Pourquoi c’est important ?

Aujourd’hui, il y a plus de maladies à cause de : ✅ La pollution (air, eau, sols). ✅ La disparition des animaux et des plantes. ✅ L’usage trop fréquent des antibiotiques.

Résultat :

  • 1 maladie sur 4 est liée à l’environnement.
  • Les maladies des animaux peuvent passer aux humains.

Il faut agir ensemble pour protéger : 🌍 La nature. 🐄 Les animaux. 👨‍👩‍👧‍👦 Les humains.

Que dit le rapport de l’UICN ?

L’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a écrit un rapport. Ce rapport explique :

  1. Les problèmes :

    • Les maladies des animaux (comme la rage ou la grippe aviaire) peuvent nous rendre malades.
    • Les médicaments (comme les antibiotiques) deviennent moins efficaces.
    • La pollution et le changement climatique rendent les gens malades.
  2. Les solutions :

    • Moins polluer pour avoir un air et une eau plus propres.
    • Protéger les animaux et les plantes pour éviter les maladies.
    • Travailler ensemble : médecins, vétérinaires, écologistes, agriculteurs.

Des exemples concrets

🔹 Les chauves-souris : Elles mangent les moustiques. Si on les protège, il y a moins de moustiques qui transmettent des maladies.

🔹 Les antibiotiques : Si on en donne trop aux animaux d’élevage, les bactéries deviennent résistantes. Les médicaments ne marchent plus.

🔹 Les parcs naturels : Ils protègent les animaux et les plantes. C’est bon pour la santé de tous.

🔹 Les villes vertes : Plus il y a d’arbres et de jardins, moins les gens sont stressés et malades.

Que peut-on faire ?

Pour les professionnels (médecins, maires, agriculteurs) :Réduire les antibiotiques dans les élevages. ✔ Créer des parcs et des jardins pour que les gens soient en bonne santé. ✔ Surveiller les maladies chez les animaux sauvages.

Pour les citoyens :Ne pas jeter de médicaments dans la nature. ✔ Planter des arbres et protéger les animaux. ✔ Manger moins de viande pour réduire la pollution.

Des mots difficiles expliqués

  • Zoonose : Une maladie qui passe de l’animal à l’humain. Exemple : la grippe aviaire.

  • Antibiorésistance : Quand les bactéries deviennent trop fortes et que les antibiotiques ne marchent plus.

  • Solution fondée sur la nature : Utiliser la nature pour résoudre un problème. Exemple : Planter des arbres en ville pour avoir de l’ombre et un air plus pur.

  • Écosystème : Un endroit où les animaux, les plantes et les humains vivent ensemble. Exemple : une forêt, une rivière.

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