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Compétences numériques et d’IA dans les professions de santé - Que savons-nous de la nouvelle demande ?

Digital and AI skills in Health occupations - What do we know about new demand ? OECD Artificial intelligence Papers ✍️ Fabio Manca et Diego Eslava – OECD, mai 2025
8 décembre 2025 par
Compétences numériques et d’IA dans les professions de santé - Que savons-nous de la nouvelle demande ?
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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🔍💡 L’impact de l’IA et du numérique sur les métiers de la santé : Quelles compétences émergent pour les professionnels ? Découvrez les tendances clés et les opportunités pour transformer vos pratiques.

Source :  Compétences numériques et d’IA dans les professions de santé - Que savons-nous de la nouvelle demande ? LIEN 

Au coeur du sujet 

Résumé analytique 

Contexte et enjeux : La transformation numérique et l’IA dans le secteur de la santé

Le secteur de la santé est en pleine mutation, porté par l’intégration croissante des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA). Face à une demande accrue de services de santé, due au vieillissement de la population et à la prévalence des maladies chroniques, ces innovations offrent des solutions pour améliorer l’efficacité, la qualité et l’accessibilité des soins. Cependant, cette transformation pose des défis majeurs : adaptation des compétences des professionnels, sécurité des données, et éthique des systèmes automatisés. L’étude de l’OCDE analyse près de 55,5 millions d’offres d’emploi en ligne dans trois pays (Canada, Royaume-Uni, États-Unis) entre 2018 et 2023, révélant une demande croissante pour des compétences en gestion de l’information médicale, télémédecine, cybersécurité et analyse de données. Pourtant, l’adoption de l’IA reste limitée dans les rôles cliniques directs, se concentrant davantage sur la gestion, l’administration et la recherche.

Apports opérationnels : Des outils pour anticiper et accompagner le changement

L’étude identifie quatre catégories de métiers selon leur exposition à l’automatisation : faible risque, augmentation potentielle, automatisation partielle, et risque élevé. Par exemple, les infirmières et assistants médicaux pourraient bénéficier d’outils d’IA pour optimiser leurs tâches cognitives, tandis que les métiers comme transcription médicale ou aides-soignants sont menacés par l’automatisation. Les politiques de requalification et de formation continue sont essentielles pour maximiser les bénéfices de l’IA, en évitant le remplacement des professionnels par des technologies. L’analyse souligne aussi l’importance de cadres éthiques et de gouvernance des données pour garantir une intégration responsable de l’IA.

Points à retenir

  • Demande croissante pour des compétences numériques : Entre 2018 et 2023, 2 à 6 % des offres d’emploi dans les métiers de santé mentionnent des compétences numériques, avec une hausse notable pour la gestion des dossiers médicaux électroniques et la télémédecine (p. 13-16).
  • L’IA reste marginale dans les offres d’emploi : Seulement 0,2 à 0,3 % des offres pour les métiers de santé exigent des compétences en IA, mais cette proportion augmente dans les rôles non cliniques (p. 17-18).
  • Automatisation et augmentation des tâches : 32 % des emplois dans la santé aux États-Unis pourraient être augmentés par l’IA, tandis que 4,3 % sont automatisables (ex. : techniciens en pharmacie) (p. 43-44).
  • Risques et opportunités : L’IA peut réduire la charge administrative, mais nécessite une formation adaptée pour éviter la déshumanisation des soins (p. 47).
  • Exemples concrets : Utilisation de l’IA pour l’analyse d’images médicales (radiologie) ou la gestion des stocks en pharmacie (p. 28-30).

Pistes d'action

  1. Former les professionnels aux outils numériques et à l’IA, en priorisant les métiers à fort potentiel d’augmentation (ex. : infirmières, assistants médicaux) (p. 47).
  2. Adapter les cursus pour intégrer des modules sur la cybersécurité, l’analyse de données et l’éthique de l’IA (p. 51).
  3. Créer des partenariats entre établissements de santé et éditeurs de logiciels pour développer des outils adaptés aux besoins terrain (p. 44).
  4. Sensibiliser aux biais algorithmiques et aux enjeux de protection des données (p. 49).

Autres références

🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur  le numérique et IA ➡️🔗  https://pratiquesensante.odoo.com/2-6-intelligence-artificielle-numerique

RESSOURCES ADDITIONNELLES

Analyse transversale

Les points de repères - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/annonces-28/les-incontournables-de-pratiques-en-sante-pour-2025-2026-entre-choix-strategiques-et-valeurs-piliers-5132

Analyse transversale (Pratiques en Santé)

  • Littératie : Le document propose des outils pour adapter les compétences aux différents niveaux de compréhension (ex. : modules de formation simplifiés).
  • Empowerment : Les bénéficiaires sont peu impliqués dans la conception des outils, mais des initiatives comme les comités éthiques pourraient renforcer leur participation.
  • Participation : La co-construction est limitée ; les auteurs suggèrent d’associer les professionnels et les patients aux projets d’IA.
  • Santé communautaire : L’approche collective est peu abordée, mais l’IA pourrait faciliter la coordination entre acteurs (ex. : partage de dossiers médicaux).
  • Éthique : Les biais culturels et sociaux sont identifiés, mais les solutions restent théoriques (ex. : audits algorithmiques).
  • Droits humains : L’équité est mentionnée, mais sans cadre opérationnel clair pour éviter les discriminations.
  • Intersectorialité : Partenariats recommandés entre santé, éducation et technologie (p. 49).
  • Lutte contre les discriminations : Le document évoque les risques de biais dans les algorithmes, mais sans propositions concrètes pour les corriger.

Synthèse : Ce document offre une base solide pour comprendre les enjeux de l’IA en santé, mais manque de solutions pratiques pour une intégration inclusive et éthique.


  • Sources variées : Données issues d’offres d’emploi (Lightcast), études de cas (OCDE, Lancet), et analyses d’experts.
  • Méthodologie rigoureuse : Utilisation de modèles d’IA (GPT-4) pour évaluer l’automatisabilité des tâches, validée par des comparaisons avec des données terrain.
  • Actualité : Données récentes (2023) et focus sur des technologies émergentes (IA générative, robotique avancée).

Questions à choix multiples

Question 1 : Selon l’étude, quel pourcentage d’offres d’emploi dans les métiers de santé mentionne des compétences en IA en 2023 ? 

a) 10 % 

b) 0,2 à 0,3 % 

c) 5 % 

d) 15 %

Question 2 : Quel métier est le plus exposé à l’automatisation selon l’analyse ? 

a) Médecin généraliste 

b) Transcriptionniste médical 

c) Infirmier 

d) Pharmacien

Question 3 : Quelle compétence numérique est la plus demandée dans les offres d’emploi aux États-Unis ? 

a) Cybersécurité 

b) Développement logiciel 

c) Gestion des dossiers médicaux électroniques 

d) Analyse de données

Question 4 : Quel est l’un des principaux défis éthiques liés à l’IA en santé ? 

a) Le coût des technologies 

b) Les biais algorithmiques 

c) La lenteur des systèmes 

d) Le manque d’intérêt des professionnels

Question 5 : Quelle politique est recommandée pour accompagner l’automatisation ? 

a) Supprimer les métiers automatisables 

b) Externaliser les tâches numériques

c) Limiter l’usage de l’IA 

d) Former les professionnels aux nouveaux outils 

Correction commentée

Question 1 : ✅ Réponse correcte : b) 0,2 à 0,3 % 📝 L’étude montre que l’IA reste marginale dans les offres d’emploi cliniques, mais en croissance dans les rôles non cliniques (p. 17).

Question 2 : ✅ Réponse correcte : b) Transcriptionniste médical 📝 Les tâches répétitives de transcription sont hautement automatisables (p. 33).

Question 3 : ✅ Réponse correcte : c) Gestion des dossiers médicaux électroniques 📝 Cette compétence est citée comme prioritaire aux États-Unis (p. 24).

Question 4 : ✅ Réponse correcte : b) Les biais algorithmiques 📝 L’étude souligne les risques de discriminations liées aux algorithmes (p. 49).

Question 5 : ✅ Réponse correcte : d) Former les professionnels aux nouveaux outils 📝 La requalification est présentée comme essentielle pour éviter le remplacement des emplois (p. 47).

Foire aux questions

  1. Quels métiers de la santé sont les plus touchés par l’IA ? Les métiers administratifs (transcription, gestion de stocks) et certains rôles cliniques (radiologie) sont les plus exposés (p. 33-36).

  2. Comment l’IA peut-elle améliorer la qualité des soins ? En réduisant les erreurs diagnostiques (ex. : analyse d’images) et en automatisant les tâches répétitives (p. 28).

  3. Quels risques éthiques sont associés à l’IA en santé ? Biais algorithmiques, protection des données, et déshumanisation des soins (p. 49).

  4. Quelles compétences faut-il développer en priorité ? Gestion des données, cybersécurité, et utilisation des outils d’IA (p. 51).

  5. Comment impliquer les patients dans la conception des outils ? Créer des comités éthiques et des groupes de travail incluant des représentants des usagers (p. 44).

  6. Quels partenariats sont nécessaires pour une intégration réussie ? Collaborations entre hôpitaux, éditeurs de logiciels, et institutions éducatives (p. 49).

  7. Comment éviter les discriminations liées à l’IA ? Audits réguliers des algorithmes et formation des équipes aux enjeux d’équité (p. 49).


Facile à lire et à comprendre

Les compétences numériques et l’intelligence artificielle (IA) dans les métiers de la santé

Que sait-on des nouveaux besoins ?

1. Introduction

Le secteur de la santé change. Les ordinateurs et l’intelligence artificielle (IA) aident de plus en plus les soignants. Cela peut améliorer les soins, mais cela change aussi le travail des professionnels de santé.

Pourquoi c’est important ?

  • Les gens vivent plus longtemps.
  • Il y a plus de maladies chroniques.
  • Les patients veulent des soins de meilleure qualité.

L’IA et le numérique peuvent aider :

  • À mieux diagnostiquer les maladies.
  • À personnaliser les traitements.
  • À simplifier le travail administratif.

Mais il y a des défis :

  • Les soignants doivent apprendre à utiliser ces outils.
  • Il faut protéger les données des patients.
  • Il faut éviter que l’IA ne fasse des erreurs ou ne soit injuste.

2. Ce que dit l’étude de l’OCDE

L’OCDE a étudié 55,5 millions d’offres d’emploi dans trois pays :

  • Canada
  • Royaume-Uni
  • États-Unis

Entre 2018 et 2023, les employeurs cherchent plus de soignants qui savent utiliser :

  • Les dossiers médicaux en ligne.
  • La télémédecine (soins à distance).
  • La cybersécurité (protection des données).
  • L’analyse de données (comprendre les informations).

Mais l’IA est encore peu demandée :

  • Seulement 0,2 % à 0,3 % des offres d’emploi pour les soignants parlent de l’IA.
  • L’IA est plus utilisée pour la gestion et la recherche que pour les soins directs.

3. Quels métiers sont concernés ?

Certains métiers peuvent être aidés par l’IA :

  • Infirmières et assistants médicaux : L’IA peut les aider à mieux organiser leur travail. Exemple : L’IA peut analyser des radiographies plus vite.

  • Pharmaciens : L’IA peut gérer les stocks de médicaments.

D’autres métiers risquent de disparaître ou de changer :

  • Transcriptionnistes médicaux : L’IA peut écrire automatiquement les comptes-rendus médicaux.

  • Aides-soignants : Certains robots peuvent aider à déplacer les patients.

4. Que faire pour s’adapter ?

Pour les soignants :

  • Se former aux outils numériques et à l’IA. Exemple : Apprendre à utiliser les dossiers médicaux en ligne.

  • Comprendre les risques : L’IA peut faire des erreurs. Il faut vérifier son travail.

Pour les employeurs :

  • Former les équipes aux nouvelles technologies.
  • Créer des règles éthiques pour utiliser l’IA de manière juste.

Pour les gouvernements :

  • Investir dans la formation des soignants.
  • Protéger les données des patients.

5. Exemples concrets

  • En radiologie : L’IA peut aider à détecter des maladies sur les images médicales.

  • En pharmacie : L’IA peut éviter les erreurs dans la distribution des médicaments.

  • En télémédecine : Les patients peuvent consulter un médecin à distance.

6. Questions fréquentes

1. Est-ce que l’IA va remplacer les soignants ? Non. L’IA peut aider les soignants, mais elle ne peut pas tout faire. Les soignants restent indispensables pour prendre soin des patients.

2. Quelles compétences faut-il apprendre ?

  • Utiliser les dossiers médicaux en ligne.
  • Comprendre comment fonctionne l’IA.
  • Protéger les données des patients.

3. Comment éviter que l’IA ne fasse des erreurs ?

  • Vérifier toujours les résultats de l’IA.
  • Former les soignants à repérer les erreurs.

4. Est-ce que tout le monde peut utiliser ces outils ? Oui, mais il faut :

  • Des formations simples et accessibles.
  • Des outils faciles à utiliser.

5. Comment protéger les données des patients ?

  • Utiliser des systèmes sécurisés.
  • Respecter les règles de confidentialité.

7. Conclusion

L’IA et le numérique changent la santé. C’est une opportunité pour améliorer les soins, mais il faut :

  • Former les soignants.
  • Protéger les patients.
  • Utiliser l’IA de manière éthique.

Tout le monde doit travailler ensemble :

  • Soignants
  • Employeurs
  • Gouvernements
  • Patients

Pour que la santé de demain soit meilleure pour tous.

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