📱🔍 Comportements numériques 2025 : dépendance, santé mentale et influenceurs, un trio explosif chez les jeunes. Des données clés pour agir sur le terrain.
Sommaire
🔴🔑AU COEUR DU SUJET : Résumé analytique, Points clés à retenir, Pistes d’action pour les acteurs, Références complémentaires
➕🛠️ RESSOURCES ADDITIONNELLES : Analyse transversale, Questions à choix multiples, Foire aux questions, Facile À Lire et à Comprendre
Source : Baromètre des comportements numériques 📜🔗LIEN
Au coeur du sujet
Résumé analytique
Contexte et enjeux : Une société hyperconnectée, mais à quel prix ?
La 5ᵉ édition du Baromètre des comportements numériques révèle une immersion quotidienne des Français dans le numérique : 66 % communiquent en ligne tous les jours, 54 % consomment des contenus sur les réseaux sociaux, et 21 % utilisent l’IA. Les jeunes (15-34 ans) et les personnes en détresse psychologique sont surreprésentés dans les pratiques intensives (plus de 3h/jour pour 56 % des 15-24 ans sur les réseaux sociaux). L’étude souligne aussi un lien entre sur-connexion et fragilité mentale, sans trancher sur la causalité. Les jeux d’argent, les achats en ligne et les contenus à risque (alcool, tabac) concernent une part non négligeable de la population, avec des comportements addictifs avérés (jusqu’à 27 % pour les contenus en ligne).
Apports opérationnels : Des leviers pour l’action préventive
Le document fournit des données segmentées par âge, sexe et état psychologique, essentielles pour cibler les actions. Il identifie des pratiques à risque (report des obligations, usage pendant les repas ou au coucher) et des populations vulnérables (jeunes, personnes en détresse). Les réseaux sociaux, utilisés par 64 % des Français, sont perçus comme nocifs (70 % d’impact négatif), mais restent un terrain d’influence majeur (41 % suivent des influenceurs). Les professionnels disposent ici de repères pour concevoir des campagnes de sensibilisation adaptées, notamment sur la gestion du temps d’écran et la littératie numérique.
Que retenir pour les jeuens de 10 à 25 ans
Pour les 10‑25 ans, cette vague 2025 confirme une hyper‑connexion quotidienne (surtout réseaux sociaux, streaming, jeux vidéo), des niveaux élevés de dépendance ressentie, et des liens clairs avec une détresse psychologique plus fréquente chez les plus jeunes, sans pouvoir trancher sur le sens de la causalité.
Hyper‑connexion et temps passé
Chez les 15‑24 ans (proches de votre cible 10‑25), la connexion quotidienne est la norme : 80 % communiquent en ligne tous les jours, 83 % regardent des contenus sur les réseaux sociaux et 62 % des contenus sur les plateformes de streaming, des niveaux supérieurs à la moyenne nationale. Plus de la moitié des 15‑24 ans passent au moins 3 heures par jour sur les réseaux sociaux, ce qui traduit des usages très intensifs par rapport aux autres classes d’âge.
Dépendance ressentie et contrôle difficile
Une courte majorité des Français qui regardent des contenus en ligne déclarent souvent y passer plus de temps que prévu (54 %), et environ 1 sur 2 pour s’informer (50 %) ou communiquer en ligne (48 %), avec des niveaux plus élevés encore chez les moins de 35 ans. Regarder des contenus en ligne, jouer et communiquer sont aussi les trois activités que les Français souhaitent le plus diminuer sans y parvenir, ce qui illustre un sentiment d’accoutumance forte chez les jeunes.
Impact sur le quotidien et les rythmes de vie
Plus de la moitié des personnes qui pratiquent ces activités numériques reportent au moins parfois des obligations personnelles ou professionnelles, notamment pour la consommation de contenus en ligne (60 %, dont 26 % souvent). Ces usages se poursuivent fréquemment pendant les repas et surtout au moment du coucher (jusqu’à 58 % continuent à regarder des contenus en ligne au moment de se coucher), avec des comportements encore plus marqués chez les jeunes et ceux en forte détresse psychologique.
Réseaux sociaux, influence et jeunes
L’usage intensif des réseaux sociaux est massif : 64 % des Français y passent au moins une heure par jour, mais cette proportion explose chez les 15‑24 ans, dont 56 % y consacrent 3 heures ou plus. Une part importante de jeunes adopte un usage « actif » avec objectif d’influence (partager des opinions, informer, donner des conseils ou gagner de l’argent), ce qui les expose particulièrement aux logiques d’influenceurs.
Détresse psychologique et ambivalence du regard
Les 15‑24 ans sont sur‑représentés dans la catégorie des personnes en grave détresse psychologique : 17 % d’entre eux appartiennent au groupe le plus fragile, contre 9 % en moyenne nationale. L’étude montre des liens nets entre jeunesse, sur‑connexion et détresse psychologique, sans toutefois pouvoir dire si les usages intensifs en sont la cause ou le symptôme, et souligne une forte ambivalence : les jeunes sont un peu moins sévères que la moyenne sur l’impact des réseaux sociaux, alors que l’ensemble de la population juge majoritairement cet impact négatif.
Points à retenir
- Dépendance numérique : 76 à 94 % des Français dépassent le temps prévu sur leurs activités en ligne, avec des pics chez les jeunes et les personnes en détresse (p. 3-5).
- Jeunes et santé mentale : 17 % des 15-24 ans sont en « grave détresse » psychologique, corrélée à une sur-connexion (p. 2-3).
- Réseaux sociaux omniprésents : 56 % des 15-24 ans y passent plus de 3h/jour, et 79 % des utilisateurs consultent des influenceurs (p. 6-7).
- Impact des influenceurs : 52 % des moins de 35 ans estiment que ces contenus affectent leur mode de vie (p. 7).
- Critique sociale : 70 % des Français jugent l’impact des réseaux sociaux négatif, et 90 % soutiennent leur interdiction pour les moins de 13 ans (p. 8).
- Critique sociale : 70 % des Français jugent l’impact des réseaux sociaux négatif, et 90 % soutiennent leur interdiction pour les moins de 13 ans (p. 8).
Pistes d'action
- Cibler les jeunes : Utiliser les données p. 2-3 pour créer des ateliers sur la gestion du temps d’écran, en partenariat avec les établissements scolaires.
- Former les professionnels : Intégrer les outils de détection de la détresse psychologique (p. 3) dans les dispositifs d’accompagnement.
- Lutter contre les contenus à risque : Collaborer avec les plateformes pour limiter l’exposition aux jeux d’argent et aux publicités pour l’alcool/tabac (p. 1-2).
- Promouvoir une utilisation critique : Développer des modules éducatifs sur l’influence des réseaux sociaux, en s’appuyant sur les résultats p. 7-8.
Autres références
🔍➕ Pour plus d'informations, voir les articles référencés par "Pratiques en Santé" sur le thème sur numérique et IA ➡️🔗 https://pratiquesensante.odoo.com/2-6-intelligence-artificielle-numerique
RESSOURCES ADDITIONNELLES
Analyse transversale
Les points de repères - 📜🔗LIEN
Analyse transversale selon les valeurs de Pratiques en Santé
- Littératie : Le document propose des données accessibles, mais manque d’outils concrets pour les publics à faible littératie.
- Empowerment : Les bénéficiaires ne sont pas impliqués dans la conception de l’étude, mais leurs comportements sont analysés.
- Participation : Aucune mention de co-construction avec les usagers.
- Santé communautaire : L’étude met en lumière des dynamiques collectives (réseaux sociaux), mais sans proposer de modèles d’alliances.
- Éthique : Les biais de genre et d’âge sont identifiés, mais peu traités.
- Droits humains : L’approche est inclusive, mais les discriminations ne sont pas abordées.
- Intersectorialité : Partenariats recommandés avec l’éducation et le social (p. 8).
- Lutte contre les discriminations : Absence de focus sur les inégalités d’accès ou de traitement.
Synthèse : Le document est utile pour diagnostiquer les enjeux, mais limite sur les solutions participatives et éthiques.
Évaluation de la fiabilité
Méthodologie rigoureuse (échantillon représentatif, quotas), sources citées, actualité des données (2025). Les limites concernent l’absence de causalité claire entre détresse et sur-connexion.
Questions à choix multiples
Partie 1 : Questions
Question 1 : Quelle proportion de Français de 15-24 ans passent plus de 3h/jour sur les réseaux sociaux ? a) 21 % b) 37 % c) 56 % d) 79 %
Question 2 : Quel est le principal domaine d’influence suivi par les Français sur les réseaux sociaux ? a) Santé b) Humour/divertissement c) Politique d) Éducation
Question 3 : Quel pourcentage de Français estiment que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur la société ? a) 30 % b) 43 % c) 60 % d) 70 %
Question 4 : Parmi les activités numériques, laquelle est la plus souvent jugée « trop fréquente » par les Français ? a) Jeux d’argent b) Consommation de contenus en ligne c) Achats en ligne d) Communication en ligne
Question 5 : Quelle tranche d’âge est la plus favorable à une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 13 ans ? a) 15-24 ans b) 25-34 ans c) 35-49 ans d) 50 ans et plus
Partie 2 : Correction commentée
Question 1 : ✅ c) 56 % – Les jeunes sont les plus exposés (p. 6).
Question 2 : ✅ b) Humour/divertissement – Domaine le plus cité (p. 7).
Question 3 : ✅ d) 70 % – Perception majoritairement négative (p. 8).
Question 4 : ✅ b) Consommation de contenus en ligne – 49 % la jugent excessive (p. 4).
Question 5 : ✅ d) 50 ans et plus – Les plus critiques envers les réseaux (p. 8).
Foire aux questions
Quels sont les signes d’une dépendance numérique ? Passer plus de temps que prévu en ligne, reporter ses obligations, ou poursuivre l’activité pendant les repas (p. 4-5).
Comment aborder le sujet avec les jeunes ? Utiliser des exemples concrets (influenceurs, jeux vidéo) et des données chiffrées pour illustrer les risques (p. 2-3).
Quels outils pour limiter l’exposition aux contenus à risque ? Collaborer avec les plateformes pour filtrer les publicités et promouvoir des alternatives éducatives (p. 1-2).
Comment impliquer les parents ? Organiser des ateliers sur la parentalité numérique, en s’appuyant sur les données p. 6-7.
Quels partenariats privilégier ? Écoles, associations de santé mentale, et acteurs du numérique (p. 8).
Comment adapter les messages aux personnes en détresse ? Privilégier un ton non culpabilisant et des ressources d’accompagnement (p. 3).
Où trouver des supports pédagogiques ? Voir les références complémentaires (Santé Publique France, INSERM).
Facile à lire et à comprendre
Les Français et les écrans en 2025
(Une étude sur comment les gens utilisent internet et les réseaux sociaux)
1. Introduction
Chaque année, une étude regarde comment les Français utilisent internet. En 2025, cette étude parle surtout :
- Des réseaux sociaux (comme Instagram, TikTok, YouTube).
- Des influenceurs (personnes qui postent des vidéos ou des photos pour donner des conseils ou faire rire).
- Du lien entre les écrans et le mal-être (quand on ne se sent pas bien).
2. Que fait-on sur internet tous les jours ?
Beaucoup de Français utilisent internet tous les jours pour :
- Parler à des amis ou à la famille : 66 personnes sur 100 le font.
- Regarder des vidéos ou des photos sur les réseaux sociaux : 54 personnes sur 100.
- Chercher des informations pour le travail ou les loisirs : 54 personnes sur 100.
- Jouer à des jeux vidéo : 36 personnes sur 100.
- Acheter des choses en ligne : 94 personnes sur 100, mais seulement 4 sur 100 le font tous les jours.
Certaines personnes passent beaucoup de temps sur les écrans :
- 28 personnes sur 100 qui achètent en ligne y passent plus de 3 heures par jour.
- 19 personnes sur 100 qui jouent à des jeux d’argent y passent plus de 3 heures par jour.
3. Les jeunes sont plus connectés
Les jeunes (entre 15 et 34 ans) utilisent plus internet que les autres :
- 80 jeunes sur 100 parlent à leurs amis tous les jours sur internet.
- 83 jeunes sur 100 regardent des vidéos sur les réseaux sociaux tous les jours.
- 51 jeunes sur 100 jouent à des jeux vidéo tous les jours.
Les garçons jouent plus aux jeux vidéo que les filles. Les filles regardent plus de vidéos sur les réseaux sociaux que les garçons.
4. Les écrans et le mal-être
Quand on se sent triste ou anxieux, on utilise souvent plus les écrans.
- 17 jeunes sur 100 (entre 15 et 24 ans) se sentent très mal.
- Ces jeunes passent plus de temps sur les écrans que les autres.
Attention : L’étude ne dit pas si les écrans rendent triste, ou si les gens tristes utilisent plus les écrans.
5. La dépendance aux écrans
Beaucoup de gens trouvent qu’ils passent trop de temps sur les écrans :
- 76 personnes sur 100 disent rester plus longtemps que prévu sur internet.
- 54 personnes sur 100 veulent arrêter de regarder des vidéos, mais n’y arrivent pas.
- 60 personnes sur 100 veulent arrêter de jouer, mais n’y arrivent pas.
Certaines personnes continuent d’utiliser les écrans :
- Pendant les repas.
- Avant de dormir.
6. Les réseaux sociaux
- 64 personnes sur 100 utilisent les réseaux sociaux tous les jours.
- 56 jeunes sur 100 (entre 15 et 24 ans) y passent plus de 3 heures par jour.
- 79 personnes sur 100 qui utilisent les réseaux sociaux regardent des influenceurs.
Les influenceurs parlent de :
- L’humour et le divertissement.
- Le sport.
- La cuisine.
Les garçons regardent plus de vidéos sur le sport et les jeux vidéo. Les filles regardent plus de vidéos sur la cuisine et la santé.
7. Les réseaux sociaux, c’est bien ou pas ?
- 70 personnes sur 100 pensent que les réseaux sociaux ont un mauvais impact sur la société.
- 9 personnes sur 10 veulent interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 13 ans.
8. Que faire pour moins utiliser les écrans ?
Voici quelques idées :
- Fixer des limites : Par exemple, ne pas utiliser les écrans pendant les repas.
- Parler avec ses proches : Dire quand on se sent dépendant.
- Trouver d’autres activités : Faire du sport, lire, ou voir des amis sans écran.
9. Résumé en 3 points
- Beaucoup de Français utilisent internet tous les jours.
- Les jeunes et les personnes qui ne se sentent pas bien passent plus de temps sur les écrans.
- Les réseaux sociaux peuvent rendre dépendant, mais on peut apprendre à mieux les utiliser.
10. Où trouver de l’aide ?
Si tu veux en savoir plus ou si tu as besoin d’aide :
- Parle à un adulte de confiance (tes parents, un professeur, un médecin).
- Va sur des sites comme Santé Publique France ou Drogues Info Service.
Mots difficiles :
- Détresse psychologique : Quand on se sent très triste ou anxieux pendant longtemps.
- Dépendance : Quand on a du mal à arrêter de faire quelque chose, même si ce n’est pas bon pour nous.
- Influenceurs : Personnes qui postent des vidéos ou des photos pour donner des conseils ou faire rire.
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