🥘📉2/3 des étudiant·es aidé·es sautent des repas chaque semaine, faute d’un système d’aides adapté. 60 % sont exclu·es des logements CROUS, creusant la précarité.
Situation : Précarité étudiante et insuffisance des filets sociaux
Les étudiant·es bénéficiaires des AGORAé, majoritairement précaires, cumulent exclusion des bourses (63 %), absence de logement CROUS (60 %) et besoins alimentaires non couverts. Le budget contraint pousse à des arbitrages délétères : 66 % sautent des repas, 40 % renoncent aux soins et 88 % des salarié·es travaillent par nécessité, ce qui détériore leur parcours académique.
Impacts et leviers d’action sur le terrain
Cette précarité chronique impacte la santé mentale et physique (anxiété à 6,7/10 ; santé globale 6,8/10) et révèle l’échec d’un système familialiste et sous-doté. La FAGE propose des mesures structurelles : réforme des bourses, gel des loyers, extension des droits à tous les étudiant·es, développement des repas CROUS à 1€ et territorialisation des aides, avec l’objectif d’atteindre 1 million de boursier·es.
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Informations complémentaires
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Points clés
- 66 % des bénéficiaires AGORAé sautent des repas chaque semaine, 71 % recourent à d’autres distributions alimentaires.
- 63 % ne reçoivent aucune bourse ; 60 % n’ont pas de logement CROUS ; 88 % réduisent dépenses alimentaires/hygiène.
- 40 % renoncent à des soins, la moitié pour raisons financières ; santé mentale et anxiété dégradées.
- Inflation et hausse du coût de la vie dégradent sévèrement la situation ; 88 % des étudiant·es salarié·es n’ont pas le choix du salariat.
Axes de progrès
- Rationaliser et simplifier l’accès à l’ensemble des aides (guichet unique, meilleure communication sur les aides d’urgence, suppression des droits différenciés pour internationaux·ales…).
- Territorialiser les aides selon le coût de la vie local, prévoir un forfait complémentaire pour les zones tendues.
- Généraliser l’accès aux repas CROUS à 1 € et augmenter le parc de logements sociaux étudiants par investissement public.
- Adapter les dispositifs d’aide à la mobilité et à la diversification des profils (étudiant·es extra-communautaires, doctorant·es non financé·es…).
- Accroître la prévention santé, le nombre de professionnels en santé mentale et l’accès aux soins gratuits.
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