Activité physique et sédentarité des enfants - Mieux comprendre pour mieux agir

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La santé, dont les conceptions ont beaucoup évolué, est aujourd’hui définie par l’OMS comme un « état de complet bien-être qui ne consiste pas uniquement en l’absence de maladie ou d’infirmité » (OMS, 1946). Considérée comme une ressource, la santé est dynamique et évolue au gré de facteurs qui l’influencent plus ou moins positivement ou négativement, que l’on appelle « déterminants de la santé ». L’identification et l’analyse de ces derniers ont rapidement permis de déduire que nous ne sommes pas tous égaux vis-à-vis de la santé et que de nombreuses inégalités, socialement produites, inéquitables et évitables sévissent encore aujourd’hui et ceux, même dans les pays à revenus élevés comme la France (Centers for Disease Control and Prevention, 2022; Dahlgren & Whitehead, 2006; InteractionS Pays de la Loire, 2019). Ces inégalités sont d’autant plus problématiques que dès la petite enfance, on note la présence d’un gradient social, c’est-à-dire des différences d’état de santé entre les individus selon leur position sociale, notamment la position sociale des parents lorsqu’il s’agit des enfants (Huchet, 2014; Lopez et al., 2011; Wilkinson & Marmot, 2004).  La construction précoce des inégalités de santé pousse à considérer la période de l’enfance comme décisive, d’autant plus que c’est lors de celle-ci que les bases de la santé, du bien-être, de l’apprentissage et de la productivité sont posées, pour toute la vie (Beauregard et al., 2010; OMS, 2019). Lors de cette période charnière, la réponse aux besoins fondamentaux des enfants leur permet de se développer de manière optimale. A l’inverse, l’absence ou le manque de satisfaction de ces derniers peut induire un préjudice développemental (Martin-Blachais, 2017). C’est pourquoi la qualité de la réponse aux besoins fondamentaux des enfants est à questionner, si tôt que des inégalités de santé apparaissent précocement. D’ailleurs, la réponse adaptée à ces derniers est aujourd’hui reconnue comme une condition de succès des actions de promotion de la santé et de lutte contre les inégalités sociales de santé (Poissant et al., 2014; The Lancet, 2016).  


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