📈🚑 Les violences envers les soignants s’intensifient. Des réponses concrètes pour sécuriser les pratiques et l’accompagnement des victimes. - Violences en santé : progression +6%. Pour agir, l’ONVS 2025 détaille constats, pratiques et leviers d’action concrets
Cartographie et constats prioritaires
Le rapport expose l’augmentation de plus de 6% des signalements d’actes violents en santé entre 2023 et 2024, dessinant une géographie contrastée selon les régions et types de structures. Les violences envers les personnes, souvent associées à des troubles psychiques ou neurocognitifs, dominent. Les victimes sont principalement des infirmiers et aides-soignants, mais la sous-déclaration en ville et le manque d’accompagnement des victimes déforment encore l’ampleur réelle du problème.
Recommandations stratégiques terrain
L’ONVS recommande de systématiser le signalement, renforcer l’efficience des dispositifs d’appui, développer des partenariats institutionnels et multiplier les formations à la gestion des situations complexes. L’accent est mis sur la nécessité d’un changement organisationnel transversal pour une vraie culture de prévention, le soutien psychologique, et une articulation optimisée des réponses locales. Les limites du rapport résident dans le déficit de données et l’hétérogénéité des pratiques, appelant à poursuivre la structuration nationale et la sensibilisation.
Source
ℹ️➕ https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/onvs_edition_2025_vcom.pdf
Références complémentaires
- Haute Autorité de Santé, « Bientraitance et gestion des signaux de maltraitance en établissement », octobre 2024 : synthèse actualisée sur la prévention active, le signalement et la gestion du risque de maltraitance et des violences - https://www.has-sante.fr/jcms/p_3549483/fr/bientraitance-et-gestion-des-signaux-de-maltraitance-en-etablissement-mise-en-oeuvre-en-milieu-sanitaire-medico-social-et-social-personnes-majeures
- Ministère de la Santé, « Documentation pratique sur la prévention et la lutte contre les violences envers les professionnels de santé », février 2025 : outils et protocoles pour le signalement, l’accompagnement des victimes et la coordination institutionnelle - https://sante.gouv.fr/professionnels/ameliorer-les-conditions-d-exercice/observatoire-national-des-violences-en-sante/dgos-onvs-documentation-pratique
Points clés du document
- Augmentation constante et territorialement inégale des violences en santé, impactant prioritairement les soignants.
- Sous-déclaration chronique, en particulier en ville, biaisant la réalité statistique.
- Prédominance des violences verbales/physiques, souvent en lien avec troubles psychiques des auteurs.
- Faiblesse de l’accompagnement juridique et psychologique des victimes, malgré les dispositifs existants.
- Nécessité d’une coordination nationale et locale pour structurer la gestion et la prévention.
Pistes d’actions pour aller plus loin
- Améliorer l’accessibilité et la centralisation des plateformes de signalement pour tous les professionnels, y compris libéraux.
- Déployer des formations systématisées à la gestion des comportements violents, associées à une évaluation régulière de l’impact.
- Instaurer des dispositifs d’accompagnement psychologique et juridique post-incident, avec garantie de confidentialité.
- Renforcer le dialogue intersectoriel (ARS, ordres, usagers) pour mutualiser les pratiques et outiller chaque structure avec des protocoles adaptés.
Analyse transversale selon les piliers de Pratiques en Santé
- Littératie : Données accessibles mais information active pour les professionnels à renforcer.
- Empowerment : Rapport encourage l’autonomisation mais suppose l’initiative individuelle au signalement.
- Participation : Structures sollicitées, implication des usagers peu développée dans la prévention.
- Santé communautaire : Analyse systémique, mais peu d'éclairage sur l’action communautaire hors institution.
- Éthique : Principes rappelés, réflexion sur la déclaration et le respect du droit des victimes.
- Droits humains : Le rapport met l’accent sur la protection, pas sur l’approche droits humains.
- Intersectorialité : Bonne coordination institutionnelle, articulation avec d’autres secteurs en amélioration.
- Partenariat : Coopérations élargies à développer, notamment avec les structures de terrain.
Synthèse : Le rapport s’aligne avec plusieurs piliers, mais demeure très institutionnel, d’où l’importance d’ouvrir l’analyse à davantage d’acteurs et de terrains.
#️⃣ #ViolencesSanté #ONVS #PréventionSanté #AccompagnementSoignants #DGOS #pratiquesensanté