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Bilan d’activité des groupes d’entraide mutuelle (GEM) - 2022-2023

✍️ CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie) - Octobre 2025
30 octobre 2025 par
Bilan d’activité des groupes d’entraide mutuelle (GEM) - 2022-2023
Daniel Oberlé - Pratiques en santé Oberlé
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👥🔑 GEM : accélérateurs d’inclusion et de pouvoir d’agir pour les plus vulnérables. Avec +28 % de financements et 691 groupes actifs, les GEM renforcent l’inclusion des personnes en situation de handicap. Mais quels défis persistent pour une couverture territoriale équitable ?

Contexte et enjeux : Une dynamique de financement contrastée

Le rapport met en lumière la montée en puissance des financements publics alloués aux Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM) depuis 2005, avec une augmentation de 38,8 % entre 2022 et 2023, portée à 72,9 M€. Ces structures, créées pour favoriser l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap psychique, autisme ou traumatisme crânien, bénéficient d’un soutien accru de l’État, notamment via la CNSA et les ARS. Pourtant, malgré cette progression, des disparités régionales marquées subsistent, tant dans l’allocation des subventions que dans la répartition géographique des GEM. Par exemple, la Corse et les territoires d’outre-mer restent sous-dotés, tandis que l’Île-de-France et la Nouvelle-Aquitaine concentrent 26 % des financements.

Apports opérationnels : Des outils pour renforcer l’autonomie et les partenariats

Le rapport souligne l’importance des partenariats pour les GEM : 92 % d’entre eux collaborent avec le milieu associatif, et 88 % avec d’autres GEM, favorisant ainsi la mutualisation des ressources et des bonnes pratiques. Les GEM s’appuient également sur des animateurs salariés (60 % des structures en emploient entre 1 et 2 ETP) et bénévoles (57 % des GEM), renforçant leur ancrage local. Cependant, la baisse du nombre de nouveaux adhérents et la fréquentation en deçà des niveaux pré-COVID-19 soulignent la nécessité de repenser les modalités d’accueil et d’accompagnement, notamment pour les publics les plus vulnérables.

Source 

ℹ️➕ https://www.cnsa.fr/publications/bilan-dactivite-des-groupes-dentraide-mutuelle-gem-2022-2023 

Références complémentaires

Points clés du document

  • Financements en hausse : +28 % de subventions CNSA en 2023 (72,9 M€), avec une subvention moyenne par GEM de 95 993 €.
  • Couverture territoriale inégale : 691 GEM en 2023, mais des disparités régionales persistantes (ex. : 126 GEM en Nouvelle-Aquitaine vs 2 en Haute-Loire).
  • Public cible : 56 % des GEM accueillent des personnes avec des troubles psychiques, 13 % des personnes avec TSA, et 12 % des traumatisés crâniens.
  • Partenariats renforcés : 92 % des GEM collaborent avec le milieu associatif, et 88 % avec d’autres GEM.
  • Fréquentation en progression : 61 192 personnes accueillies en 2023 (moyenne de 90 personnes par GEM), mais un niveau encore inférieur à celui d’avant 2020.

Pistes d’action pour les acteurs locaux

  • Optimiser les partenariats : Utiliser les conventions formalisées avec les acteurs de l’insertion sociale et professionnelle (seulement 70 % des GEM en 2023) pour élargir l’accès aux publics vulnérables.
  • Renforcer l’animation : Développer des formations pour les animateurs bénévoles et salariés, en s’appuyant sur les têtes de réseau (ex. : fédérations de GEM).
  • Adapter l’offre territoriale : Cibler les départements sous-dotés (ex. : Hautes-Alpes, Territoire de Belfort) en mobilisant les appels à projets ARS et les levées de fonds locales.
  • Évaluer l’impact post-COVID : Mettre en place des indicateurs de suivi pour mesurer la reprise de la fréquentation et identifier les freins persistants.

Analyse transversale (Pratiques en Santé)

  • Littératie : Le rapport ne mentionne pas d’outils spécifiques adaptés aux niveaux de compréhension variés, mais souligne l’importance de la formation des animateurs pour renforcer l’autodétermination.
  • Empowerment : Les GEM s’appuient sur la pair-aidance et l’implication des adhérents dans la gestion, mais peu de données sur leur participation à l’évaluation des actions.
  • Participation : Les partenariats avec les acteurs locaux (associations, communes) sont formalisés, mais la co-construction avec les bénéficiaires reste peu documentée.
  • Santé communautaire : Les GEM favorisent les liens sociaux, mais leur intégration dans les réseaux de santé mentale pourrait être renforcée.
  • Éthique : Le cahier des charges des GEM inclut des principes d’inclusion, mais les biais culturels ou sociaux ne sont pas explicitement traités.
  • Droits humains : L’accès aux GEM n’est pas conditionné à une orientation CDAPH, respectant le principe d’équité.
  • Intersectorialité : Les partenariats avec les MDPH (34 % des GEM) et l’insertion professionnelle (70 %) restent limités, malgré leur importance pour une approche globale.

Synthèse : Le rapport met en avant une dynamique positive de financement et de partenariats, mais révèle des lacunes dans l’évaluation de l’impact social et l’inclusion des bénéficiaires dans la gouvernance.

  • Source officielle : Le rapport est produit par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie), une institution publique française, garantissant la crédibilité des données.
  • Données actualisées : Les chiffres et analyses couvrent les années 2022-2023, avec des données transmises en 2024, assurant une pertinence temporelle.
  • Méthodologie transparente : Les sources des données (GEM, ARS, INSEE) sont clairement indiquées, et les graphiques sont accompagnés de notes explicatives sur les limites et les marges d'interprétation.

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dans BILAN
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