29e rapport sur l'état du mal-logement en France 2024

2 février 2024 par
29e rapport sur l'état du mal-logement en France 2024
Daniel Oberlé

EN SAVOIR PLUS / https://www.fondation-abbe-pierre.fr/sites/default/files/2024-01/REML2024.pdf


Rapport 2023 - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/bilan-13/28e-rapport-sur-l-etat-du-mal-logement-en-france-2023-fondation-abbe-pierre-1999

Rapport 2022 - https://pratiquesensante.odoo.com/blog/bilan-13/27e-rapport-sur-l-etat-du-mal-logement-en-france-2022-650


Cette crise prévisible s’impose par son ampleur et la gravité de ses conséquences économiques et sociales qui plongent les plus vulnérables dans une situation encore plus difficile qu’il y a un an. Faute d’une réponse suffisante, ce sont des milliers de personnes qui ne disposent toujours pas d’un hébergement et parmi elles toujours plus de femmes et d’enfants, des jeunes qui renoncent à leurs études faute de logement, des demandeurs de logement social en concurrence pour accéder à un logement quand la demande est quatre à cinq fois supérieure à l’offre disponible annuellement, des ménages confrontés au rétrécissement de l’offre locative privée compte tenu de l’emprise croissante des meublés touristiques. Mais aussi cinq millions d’habitants des passoire thermiques qui deviennent en été de véritables « bouilloires », des salariés qui éprouvent des difficultés pour poursuivre leur trajectoire professionnelle comme des entreprises bloquées dans leur recrutement faute de logement… L’année 2023 restera celle d’une aggravation alarmante de la crise du logement, qui était pourtant annoncée de toutes parts depuis deux ans, le précédent ministre du Logement Olivier Klein ayant même prédit en 2022 « la bombe sociale de demain ». Bref, les dysfonctionnements s’accumulent sans pour autant qu’à la fin de l’année 2023 se dessinent les prémices d’une politique du logement à la hauteur des difficultés sociales et économiques générées. Malgré quelques annonces gouvernementales depuis l’automne 2023, le compte n’y est toujours pas et certaines initiatives politiques marquent même un recul du principe pourtant constitutionnel de fraternité.